Perciô traggo dal fianco alti sospiri
E mandan gli occhi miei fonti di pianto… Treni di Geremia, chap. I, xvi, (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 211 verso).
7. — In me stessa il mio cor naufraga e pere : Che d’amarezza son ripiena. Treni di Geremia, chap. I, xx, (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., fo 212 recto). Gli occhi miei stanchi son mancati al pianto Si conturbô l’interno, il cuor si sparse.. Treni di Geremiu. chap. II, xr, (Op. var. autogr., Marciana, ibid, fo 213 recto).
jesté de l'Univers » !, et aux Vénitiens quand « ceints autrefois d’or », il les dépeint allant désormais « méprisés comme de fragiles simulacres d'argile qu’accable le vil vasselage » ?.
II. — Il est un autre fait d'ordre général que l’on peut observer dans les Lamentatÿons : une sorte de prescience de la ruine politique complète de la République.
Esprit pondéré, réfléchi, on comprend qu’en 1751, trois ans après le traité d’Aix-la-Chapelle qui avait sonné le glas de la puissance vénitienne, Ortes envisageât avec inquiétude l’avenir de la Dominante. Et l’on ne peut nier que par la bouche de Jérémie, il annonce les événements qui, près d’un demi-siècle plus tard, marqueront l’écroulement définitif de la Sérénissime,
Il est question, en effet, de 14 prise de la Ville, de < l’armée avide de proie » qui l’accable, de l’usurpateur < fastueux, chargé de ses dépouilles » 5. IL parle même du «< temple ruiné » et privé « de tout ce qu’il contenait de sacré >», comme s’il prévoyait l'enlèvement, par Bonaparte, du Quadrige de Saint-Marc. Est également soulignée l'indifférence totale des voisins à l’abaissement de
Len... Forse sarà codesta Quella Città sede del vero onore, Letizia e maestà dell’orbe intero ? Treni di Geremia, chap. II, xv, (Op. var. autogr., Marciana, ibid., fo 213 verso).