Arse le mura e diroccô le torri
Stan fitte al suol l’imposte : strittolati E perduti i sostegni : essa in balia Di nazioni plebee. Treni di Geremia, chap. II, 1x, (Op. var. autogr., Marciana, ibid., fo 213 recto).
4. — Giacquero à terra ammutoliti i vecchi Figliuoli di Sion. Treni di Geremia, chap. II, x, (Op. var. autogr., Marciana, ibid., f° 213 recto).
5. — Quindi lenta tristezza il cor siede.… Treni di Geremia, chap. V, 1x, (Op. var. autogr., Marciana, ibid., fo 219 verso).
en Dieu et son espoir dans les destins meilleurs de la Patrie !,
Dans ses vers, on sent sourdre une ferveur contenue. Parfois elle transparaît avec force, mais aussitôt elle se voile d’humilité voulue. Ce n’est pas seulement le Prophète qui s'exprime, c’est aussi Ortes dont l’âme généreuse, sous l'apparence d’une transposition littéraire, s’'épanche librement. C’est cette âme qui crie sa désespérance. C’est Ortes, en réalité, 2t non Jérémie, qui Aéplore l'abandon de tout courage? ; rappelle la gloire et l’opulence antiques, avec lesquelles contrastent la misère et l'opprobre présents *, se désole de la faillite de l’amitié *; et, avec art, exalte sa douleur sur ces malheurs accumulés 5.
Devant de telles manifestations de la colère divine, rien de plus naturel que la créature se soumette humblement à la Loi cruelle. Et par touches successives, autre aspect du poème, Ortes nous dépeint l’humilité du Prophète, qui correspond du reste parfaitement à son propre caractère, qui fut toujours profondément religieux. Et cette soumission craintive s'affirme soit que Jérusalem