‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 85 sur 197 · Voir Supra, chap. I, p. 34, n · texte numérisé non relu

Voir Supra, chap. I, p. 34, n

2. — Saggio della Filos. degli Antichi., Avvertim., partie manuscrite, p. 8.

3. — C’est le sentiment de Malebranche : « Au temps où nous vivons, le monde est plus âgé de deux mille ans, il a plus d’expérience, doit être plus éclairé ; c’est la vieillesse et l'expérience du monde qui font découvrir la vérité. » Recherche de la Vérité, II: livre. Arnauld de son côté réfute avec vigueur la thèse du progrès de la corruption et de l’aveuglement qu’un théologien anticartésien opposait à la philosophie nouvelle. Voir FRANCISQUE BOUILLIER, OUv. Cité, t. I, p. 494, 495.

4, — Sur la querelle des Anciens et des Modernes en Italie aux xvIIe et xviri siècles, voir G. MAUGAIN, Etude sur l’Evolut. intellect. de l'Italie, notamment, part. I, chap. III, IV, V, p. 33 à 84.

sommes au moins égaux aux Anciens dans la connaissance de l’inexistence de leurs Dieux’. Dans la seconde il justifie qu’en ce qui concerne les lois physiques de l'Univers, nous en savons beaucoup plus qu’ilè n’en surent jamais, parce que nous bénéficions d’une expérience plus grande et de moyens d'investigation plus perfectionnés ?. Enfin dans la troisième, où il aborde des questions de métaphysique pure, — durée du Monde, immortalité de l’âme.…., — il soutient, avec toute sa foi, que les Modernes sont les seuls à connaître, à cet égard, la vérité vers laquelle les à acheminés la Religion catholique.

Pour toutes ces raisons lui apparaît évidente notre supériorité sur les Anciens :.

Les diverses propositions de l’Essai ne sont pas exposées dans cette forme grave et méthodique qu’Ortes affectionne pour ses démonstrations ‘. Elies sont au contraire développées sous des formes littéraires les plus variées : chœurs *, récitatifs, semonces”, invocations ®, préludes ?, hymnes !°, airs !, prières 2, répons !*, cantiques :#, couron-

1. — Il explique dans l’Avertissement que le peu de respect dont il fait montre en parlant des Religions antiques se justifie par l'indifférence réelle — sinon extérieurement manifestée — que les Anciens eux-mêmes en avaient. Saggioi della Filos. degli Antichi, Avvertim., partie manuscrite, p. 8.

2. — Il rend cependant un équitable hommage aux connaissances des Anciens (pluralité des mondes, gravitation universelle, etc.….). 1bid., Avvertim., partie manuscrite, p. 4

3. — Rappelons qu’il écrivit un Sonnet où ses préférences ne vont pas aux temps anciens. Alcuni Sonetti, Son. XLVI (Opere varie autografe, Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f° 257 recto).

4. — LAMPERTICO prétend que l’'Essai rappelle les « Gargarismes de Farinello et de Pacchierotti ». Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, p. 37.

5. — Chaque partie débute par un chœur : part. I, p. 9; part. II, p. 25; part. III, p. 42.

6. — Chacune des trois parties est divisée en trois récitatifs.

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