XXV (tbid., p
5. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. X, $ xxv (CusToDt, tbid., p. 249).
6. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XII, $ 1x (Cusropr, ibid., p. 296); $ x (2bid. p. 297). 78
7. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XIII, $ 1 (CUSTODI, ibid., p. 303). Voir encore $ x1 (#bid., p. 312); $ xr1t (1bid., p. 314).
8. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XV, $ xx (Cusropt, p.m. t. VIT, p. 34). C’est ce que disait Ortes dans une de ses lettres à Marco Lastri : cf. LAMPERTICO, op. cit., Append. IT, Lett. ined. dell'Ortes, p. 310; (part. IT, chap. III, sect. I, $ 11, 2, 2nfra, p. 221, note 1).
comme le capital de toute la nation, de toutes les familles aa prohibition des accaparements de toutes sortes, car Genovesi considère comme un principe impérieux de l'Économie qu’il n’y ait rien hors de la circulation *. ÿ
Filangieri admet aussi la grande utilité de l’industrie ? ‘qui est le second stade du progrès humain. Comme Genovesi ? il recommande surtout l’utilisation de la matière première nationale #, réclame la libre concurrence, d’où abolition nécessaire des maîtrises et des privilèges. Galiani, pour sa part, apprécie toute l'importance de l’industrie : « De l’industrie des manufactures, dit-il dans ses Dialogues, vous devez attendre la guérison des deux grands maux de l'humanité, la superstition et l'esclavage. »
III. L'Agriculture. — L'agriculture avait à Naples des partisans convaincus. Genovesi même, bien que ses prélérences marquées allassent au commerce et à l'industrie, en fait les plus grands éloges f. I1 s'élève avec force contre la
1 «Non vi debb’esser niente in una culta nazione che non sia soggetto al giro del commercio.» Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XIII, $ xx1 (CUSTODI, P. M, tom. VII, p. 322). — Voir supra, p.14 et note 4.
>. Delle leggi polit. ed econ., chap. XVI (CusToDI, p. m.,, t. XXXII, p. 206 et suiv.).
3. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. X, $ xxiv (CUSTORI, p. m,, tom. VII, p. 247 et 248). Cf. encore part. I, chap. XV, $ xvirt (CUSropt, p. m., tom. VIII, p. 31): $ XIX (ibid., p. 32).
4. ps leggi polit. ed econ., chap. XVI (Cusropi, p. m.,, t. XXXII, p. 209).
5. Dialogues sur le comm. des grains, dialog: V (CUSTOPI, p. m., tom. V, p. 199). :
6. Cf., par exemple, Lez, di Econ..civ., part. Ï, chap. XIV, $ 1 (Cusropt, p. m., tom. VII, p. 323); chap. XVIII, $ xix (CUSTODI, P. m., tom. VIII, p. 94); Ragionamento intorno all'agricoltura (CUSTODI p- m., tom IX, p. 305); Altro Ragion. (Cusropt, tbid., p. 326). Il rattache d’ailleurs à l’agriculture quatre des cinq arts fondamentaux de l'alimentation (chasse, pêche, élevage, agriculture proprement dite) : Lez. di Econ. civ., part. I, chap. VII (Cusropi, p. m,, t. VII, p. 170 et suiv.).
concentration des terres dans les mêmes mains 1, ce qui cons- . titue, à son avis, le plus grave obstacle à la prospérité nationale. Aussi, prend-il courageusement le contre-pied des théories justificatives des immunités, des biens de mainmorte ou des fidéicommis, condamne ces latifondi si préjudiciables à l'Italie, et proclame catégoriquement le droit absolu de tous au sol nourricier.
Galiani déclare à son tour que la vraie richesse est l’homme ?. Or, «c’est un animal qui se nourrit de la terre»: voilà pourquoi, d’après lui, l’agriculture doit l’emporter sur l’industrie elle-même 3; elle est «à la base de tout »{ et il signale à ce
sujet la gêne qui résulte pour son développement — aussi bien que pour celui de l’industrie — du cours défectueux de la monnaie ÿ, et la quasi-inutilité du commerce des grains, surtout comme le concevait l'Édit de 1764, qui favorisait le commerce extérieur au détriment du commerce intérieur ”.
Ce fut Filangieri cependant qui, de beaucoup, se montra
1. Lez. di Econ. civ., part. I, chap. XIII, $ xx (Cusropr, 1b14., p. 321). Voir supra, p. 20°et note 1.
2. Della moneta, Liv. II, chap. IV (Cusropr, p. m., tom. IT, p. 220).
3. Dans ses Dialogues, il fait le tableau d’un peuple agricole et ne
paraît pas très enthousiaste des avantages de l’industrie (dialog. V) (Cusropt, p. m., tom. V, p. 184 à 190). Nous savons cependant qu'il appréciait toute l'utilité de l'industrie, et il disait même volontiers : « J'estime le cœur de Sully et la tête de Colbert» (dialog. VI) (Cus- TODI, bid., P. 210).
4. Dialog. sur le comm. des grains, dialog. VIT (CUSTODI, p. m. tom. VI, p. 41). Il va jusqu’à recommander de développer l'industrie, parce que cette mesure aura une influence heureuse sur l’agriculture (dialog. V) (Cusropt, p. m., tom. V, p. 201, 204).
5. Della moneta, liv. IV, chap. I (Cusropr, p. m., tom. VSD 145 et suiv.).
6. Dialog. sur le comm. des grains, dialog. VII (Cusront, D: tom. V, p. 277 et suiv., et tom. VI, p. 8, 9 et 14); dialog.VIIT (Cus- TODI, p. m., tom. VI, p. 98). - ,
7. Dialog. VIII (Cusropt, p.m., tom. VI, p. 99, TITI à TI6, 117, 130 et suiv.).
22 GIAMMARIA ORTES
le plus favorable à l’agriculture en tant que source de richesse nationale : «Toute prospérité qui n’est pas fondée sur l’agriculture est précaire, toute richesse qui ne vient pas de la terre est incertaine.» Les efforts et les soins du Principat doivent tendre à son développement en supprimant les obstacles qui proviennent de son fait?, de la loi #, ou de causes diverses 4. Il faudrait notamment, recommande-t-il, — et en cela il se rapproche de l’esprit libéral de Genovesi, — provoquer la dispersion des terres; abolir les substitutions qui pendant des siècles immobilisent des «continents entiers» dansles mêmes mains: empêcher le clergé d’accaparer, — ingorare — les territoires nationaux ; prohiber les abus de la féodalité;
libérer le paysan; abolir les taxes exorbitantes, injustes, mal
réparties ®, toutes choses incompatibles avec le respect sacré de la propriété * qui doit être observé dans une bonne répartition de richesses salutaire à la nation, c’est-à-dire une répartition équitable, mais non pas égale *.
1. Delle leggi polit. ed econ.. chap. X (CuSTODI, p. m., tom. XXXII,
2. Par exemple, aliénation des taxes sur les terrains; altération des rentes du fisc; nature de çertaines douanes, manière de les percevoir: multiplicité des fraudeurs; svstème militaire en vigueur (chap. XI) (Cusïropi, tbid., p. 155, 156).
3. Chap. XII (Cusrtont, ibid, p. 164, 167); chap. XIII (2b14., p. 172vet Suiv.)
4. Chap. XIV (Cusrtopi, ibid., p.178 et suiv.); chap. XXXVI (sbid., p. 400). :
5. Cf. le chap. XXXVI précité (ibid., p. 395 et suiv.) sur les substi-
tutions et les majorats. Voir également swpra, p. 15, note I.,
6. Chap. XV (CusrTopi, ibid, p. 202). — Supra, p. 15; note 3.