‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 109 sur 155 · Du commerce extérieur · texte numérisé non relu

Du commerce extérieur

D'après Ortes, le commerce extérieur — et nous le voyons prendre ainsi le contre-pied des théories de Beccaria * pour se

Il le répète d’ailleurs (1b2d., p. 33; 34).

Ibid., p. 36.

Part. I, chap. I, $ I, 2, supra, p. 29 et note 2. . Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. TT, précit. (CUSToDr, p. m., tom. XXIII, p. 48). | 5. Supra, p. 32 et note I.

‘rapprocher de Filangieri ! et de Galiani? — ne saurait

être sérieusement préconisé ni encouragé.

L’exportation, en effet, échange de biens contre de l'argent, de richesses réelles contre des richesses imaginaires, serait, à l’en croire, incapable de provoquer pour le pays exportateur une rupture favorable d'équilibre, ni d'assurer aucune suprématie économique quelconque ?. AE

Pourquoi? Parce que les nations seraient aussi riches les unes que les autres 4 — en biens autant qu’en numéraire ?. L'opulence d’un État, dit-il, doit s’inférer uniquement des richesses possédées ou consommées par tous, et non des richesses particulières de certains f, comme il advient avec le commerce extérieur” : l’apprécier d’après ces dernières, c’est confondre le commun et le particulier, erreur grossière à son

AADATE 1, Chap les tiLer, SA DiLoréEMOote ss. 2. SUpra,; p. 21 et note 7.

3. Leit in nr della Econ. nazion., lett. II, précit. (CUSTODI,

p. m., tom. XXIII, p. 38); cf. également la lettre à Marco Lastri

(LAMPERTICO, op. cit., Append. IT, p. 305, in fine, et 300, princip.; aise una nazione per qualsivoglia specie d'industria.… o per qualsivoglia commercio non possa mai dirsi arricchir più di un alta) o non possa per tai mezzi crescere di ricchezza senza un pari accrescimento in essa di povértà. » (Lett. IT) (CUSToDI, 2bid., p. 49,10 fine.) — Voir encore Riflessioni sulla Popolaz., chap. XXIV (CusTop1, tom. XLIX, p. 198). — Ciani partageait son avis et l’exposa dans son Disegno sopra l'Economia nazionale Toscana; cf. ce que dit Ortes à ce sujet, lett. XI, à Ciani, précit. (CUSTODI, p. m.,.tom. XXIV, OI

. oi. ce qu'il expliquait en réponse à une objection du P. Zenobi Cateni (LAMPERTICO, op.-cit., Append. Il, p. 313); cf. sect. LASErTr, 1, Supra, p. 141 et note 7.

6. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. I, à Ciani, 3 mai 1777 (Cusropi, p. m., tom. XXIII, p. 19).

7. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. XX, précit. (CusTopt, tom. XLIX, suppl., p. 118). C’est ce qu'il dit encore dans une lettre à Ciani, lett. XLVIII, de Venise, 24 décembre 1785 (CUSTODI, p. m., tom. XXIV, p. 453). — Cf. également Riflessioni sulla Popolaz.,

Prefaz. (Cusropi, #bid., p. 12).

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avis, nous l’avons vu !. La masse du capital commun susceptible dans les grands empires de variations plus sensibles, permettant l'édification d'énormes fortunes à ste desquelles les misères passent inaperçues, serait une autre justification apparente; mais erronée, de cette prétendue inégalité de richesse des États?. Ortes signale encore dans cette équivalence internationale de richesse — il ne s’agit évidemment pas d'égalité proprement dite — une loi naturelle ? qu'il énonce de la façon suivante : «la pauvreté multipliée par la richesse donne dans chaque nation un produit constant »4 Aussi ne ménage-t-il pas ses raiïlleries à ses contemporains 5 qui « balan-. cent le commerce comme un baril d’anchois » f, s’imaginant que la balance du commerce — théorie pour la première fois: . exposée par Thomas Mun — est favorable quand l'argent l'emporte, qu’elle est au contraire défavorable lorsque ce sont les biens... Et il s'oppose ainsi à la tendance des vrais mercantilistes aux yeux desquels les bilans sont tout à la fois

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