‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 110 sur 155 · Cf. sect. I, $ III, 2, Supra, p. 141, 142 et aux notes · texte numérisé non relu

Cf. sect. I, $ III, 2, Supra, p. 141, 142 et aux notes

2. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. IV, précit. (CUSToDI, p. m., tom. XXIIT, p.95). — Cette lettre, dans laquelle il pose nettement le problème de l’équivalence des richesses des nations, est intéressante par la pure et rigoureuse déduction des principes posés. — Voir encore Dei Fidecommessi, Liv. I, chap. II (Cusropt, p. m., tom. XXVII, p. 29, 30, 31); et Lett. in propos. della Econ. naz., lett. XXI, précit. (Cusropr, tom. XLIX, p. 152), où il signale le faste du gouvernement comme signe erroné de non-concordance de richesse.

SERRE pretendo... dimostrare… che per legge indispensabile di natura si trovau esse tutte [les nations] alla medesima condizione.….. » (Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. I, précit.) (Cusropt, p:tm:,:tom./ XXII D 25);

AMEEGLAINE précit. (CUSTODI, ibid., p. ou. — Il revient encore ‘sur cette question de l’équivalence des richesses dans ses lettres XVI et XVIII {Cusropt, ibid., ‘p: 266 et suiv.; p. 305). |

5. Nous avons vu, il est vrai, que Beccaria et Verri (part. I, chap. I, $ 11, 2, Supra, p. 31 et note 5), aussi bien que Carli (supra, 3, p. 41 et ie 3), ne partageaient pas l'opinion commune... /

Lett. in propos. della TUE nazion., lett. IT, précit. (Custopt, jo P. 39). :

un guide des relations commerciales entre États et un ther-

momètre infaillible de prospérité, pour se ranger au nombre des néo-mercantilistes, qui, avec Hobbes surtout, réagirent au xvine siècle, tant en France qu’en Angleterre, contre le système en vogue, et dénièrent au commerce extérieur l’importance capitale qu’on lui attribuait.

Ortes tient le commerce extérieur non seulement pour inutile, mais encore pour dangereux.

L'importation, notamment, entraînerait une perte partielle — et proportionnée à son importance même—de l'indépendance nationale !, ce qui, dès le principe, constituerait une restriction naturelle au commerce extérieur ?. Ortes estime, en effet, en opposition formelle avec Genovesi 3 et Verri*, que la nation, agglomération d’importance - diverse qui vit, souveraine, régie par les mêmes lois 5, doit se cantonner rigoureusement sur son propre territoire et vivre de ses ressources propres 6.

De plus, le commerce international, ce «monopole général »?, exagère le défaut de l’industrie et provoque une inégalité excessive de répartition : les exportateurs drainent et amassent le numéraire, acquièrent ainsi une possibilité

1. Econ. nasion., liv. I, chap. XVIII (Cusront, p. m., tom. XXI,

p. 112, im fine, et 113).

. Econ. nazion., liv. IT, chap. XIX (Cusropt, te p. 200).

3. Part. I, chap. I, $ 1, 1, supra, p. 19 et note 2 4. Part. F chap. I, $ I1, 2, supra, p. 29 et note 1. 5. Hett a P.zNer (LAMPERTICO, op. cit, Append. II, p. 299). 6. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. line précit, (CUSTODI, p. m. ‘tom. XXIII. p. 37). — Voir encore là lettre à Neri et une autre à Marco Lastri (LAMPERTICO, 4bid., p. 304).

7. Dell Inger. del. Govern… ( LAMPERTICO, PIC, AADDENT. EN, p. 330). |

8. Ortes est revenu plusieurs fois sur ce point dans son œuvre : cf., par exemple, Leit. in propos. della Econ. nazion., lett. Il, précit. (Cusropi, p. m., tom. XXII, P. . 46); lett. XVIII (ibid., p. 305, 308) et note précédente.

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d'échange très étendue, et, par le fait même, dépouillent de leurs biens les moins fortunés 1.

Indépendamment de cette répartition déplorable, le commerce extérieur offrirait aussi le grave inconvénient d'entraîner une hausse des prix dans la nation, par suite de l'exportation des produits, de telle sorte que l’avantage personnel du commerçant exportateur se trouverait, au point de vue général, annihilé, et au delà, par l’augmentation de dépenses imposée aux consommateurs nationaux ?. Ce serait même une des raisons qui font redouter l'exportation des grains.

Enfin, dernier argument, le commerce extérieur, par suite d'une concurrence exagérée, ne manque pas de susciter de fréquents conflits ? que les traités de commerce — que Ortes estime parfaitement inutiles parce que dépourvus de toute sanction légale effective 4 — ne sauraient empêcher. L'État, en effet, qui à une tendance à encourager le commerce extérieur dont la majeure partie du bénéfice doit en définitive lui revenir ÿ, devra, pour s'assurer des débouchés et les conserver, déployer des armements, faire une «ostentation de puissance »5, toutes mesures ruineuses et pleines de péril pour la prospérité nationale.

1. Leit. in propos. della Econ. nazion., lett. XX, précit. (CUsToDI, tom. XLIX, suppl., p. 110). — Voir encore Dell’ Ingerenza del Govern…. (LAMPERTICO, 0. cit. p. 344); Riflessioni sulla Popolaz., chap. XX (Cusropt, tom. XLIX, suppl, p. 182). Voir également supra, p. 179 et note 7. L

2. Lett. in propos. della Econ. nazion., lett. IT, précit. (Cusropr, p. m., tom. XXIII. p. 46}.

3- Lett. XX, précit. (Cusropr, tom. XLIX, suppl, p. 116, in fine, et 117, princip.).

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