Della moneta, \iv. IT, chap. VI (Cusropt, ibid., p
6. Della moneta, liv. III, chap. II (Cusropt, p.-m., tom. IV, p. 57).
7. Lez. di Econ. civ., part. IT, chap. V, $ x (CUSTODI, p. m., tom. VIII, p. 349).
8. $ xr (ibid., p. 350). Ilnote l'importance des banques, sur lesquelles repose le crédit interne (part. IT, chap. VI, $ var) (2bid., p. 360).
9. Delle leggi polit. ed econ., chap. XXXVI (Cusropt, p. m, tom. NT p. 399).
10, Opuscoli di Economia politica (CUSTODI, p.m., tom. IX, p.289 et suiv.). Voir supra, p. 14 et'note 8, ce que dit Galiani de cet excès quant à la population,
Telles sont, dans leur ensemble, les idées dominantes qui, au XVIIIe siècle, régissaient à Naples les principales données du problème économique.
ù 2. MILAN
Milan, au xvrre siècle, est un foyer intellectuel très intense avec la Société du Café, centre à la fois philosophique, économique et littéraire, s'inspirant surtout des idées françaises ?, et dont faisaient partie les deux plus célèbres économistes milanais de l’époque, le comte Piétro Verri ? et le marquis Cesare Beccaria #, l'écrivain célèbre des Méditations
1. Pour toute la question du Café, se reporter à l’ouvrage très complet de M. E. BoUvY : Le comte Pietro Verri, chap. I, $ 11, p. 13 et SUV. Dh32: 2
2. Dans leur effort généreux pour secouer la torpeur où s’engourdissait le Duché, les rédacteurs du Café furent accusés de «francesizzare », de suivre le mouvement de nos philosophes. C’est en partie une erreur. Leurs tendances politiques demeurent loin derrière celles de nos encyclopédistes; tout au plus adversaires de quelques préjugés aristocratiques dont ils avaient eu à souffrir, ils furent, commeles a très justement appelés M. Bouvy, des «encyclopédistes très mitigés », surtout en matière d'économie politique.
3. Chez VERRI (1728-1797), le praticien vaut le théoricien, les réformes valent la doctrine. IL eût sans doute été intéressant d'’indiquer comment, après avoir ruiné et abattu la Ferme de Milan, il réussit — imparfaitement à son gré —— à remplacer le système. condamné par un régime équitable; comment, la réforme à peu près réalisée, il s’attacha à la refonte des tarifs commerciaux en la double qualité de vice-président du Magistrat caméral et de directeur des finances, et l’activité prodigieuse qu'alors il déploya. Mais ces développements ne sauraient entrer dans la cadre restreint de cette étude: aussi nous bornerons-nous à renvoyer, SuT Ce point, à l'ouvrage précité de M. Bouvy, et notamment au chapitre IIT, P. 126 à 170.
4.. BECCARIA, comme beaucoup de criminalistes de son temps (Filangieri, Bentham, Rossi.…), s’occupa d'économie sociale et publia des Elementi d'Economia pubblica, rapportés dans CUSrTopr (p. m,, tom. XI, XII).
26 GIAMMARIA ORTES
sur l'Économie politique! qui peuvent à juste titre être considérées comme l'exposé clair et concis de ses principes, de son expérience ; et l’auteur — ou le collaborateur ? — du fameux traité des Délits et des peines * dont la renornmée lui valut la chaire d'économie politique de Brera *.
BUT DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE. — Le but que les Milanais assignent à l'Économie politique est, à très peu de détails près, celui indiqué par les Économistes de Naples. D'après Verri, l'Économie doit avoir pour objet l'étude des conditions de
1. Meditazioni sulla Economia politica, 1771, rapportées dans Cusropt (p. m., tom. XV). Le succès de cet ouvrage fut tel qu'en deux ans on le réimprima six fois en Italie. Il rencontra cependant des adversaires comme Bisthowen, qui en publia, à Vercelli, une critique acerbe : Esame breve e succinto; et surtout G. R. Carli, président du Suprême Conseil d'Économie à Milan.