SIT, I, supra, p. 220 et note
4. Riflessioni…., chap. XX (Cusropt, tom. XLIX, suppl. p. 180).
c) A côté de ces mariages de dupes, on fait également appel à l'immigration, qui n'aurait guère d’autres résultats que de faire affluer dans la nation des misères HOUVEMSE et d’augmenter de nombre des malheureux.
d) Il y a, enfin, les procédés recommandés par les « philosophes charlatans », notamment la prolongation de la vie humaine. C’est l’à-côté de la question. Conserver n'est pas augmenter, c'est éviter de diminuer 1.
De ce bref aperçu, on voit combien inefficaces, et par suite. inutiles, sont, pour Ortes, les moyens pratiques proposés en vue du développement de la population. D'ailleurs, d’après lui, si l’on pouvait, par ces procédés divers, s'assurer des résultats sérieux, on courrait le danger de provoquer une multiplication de population inadéquate aux ressources du territoire. Ces efforts, mal compris, auraient pour effet immédiat de trans-: former les nations naturelles en États artificiels, d'entraîner par suite, en même temps que la disparition de tous les avantages attachés aux premières ?, la multiplication des incon-
vénients et des dangers inhérents aux seconds ?
De l’émigration des campagnes. — Le problème de la déser-
tion des campagnes au profit des villes, de tout temps d’ac-
tualité, — et Surtout à notre époque, — a été vu et discuté par Ortes. Les raisons qu’il invoque pour expliquer ce phénomène sont différentes de celles que l’on donne aujourd’hui — et pour certaines il était, à la vérité, impossible qi il n en
fût pas ainsi.
L’abandon des champs, l'exode vers les villes sont, dit-on généralement, la conséquence directe, fatale si l’on veut, de