‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 27 sur 155 · P- 395): REX · texte numérisé non relu

P- 395): REX

2: as del Censimento, part. II, $ xv (Cusropi, 2bid., p- 265). ts

3. Breve ragionamento sopra à bilanci economici delle nazioni (Cus- TODI, p. m., tom. XIV, p. 333). — Il convient de noter, il est vrai, que dès 1753 Carli se fixa à Milan et, par conséquent, était devenu beaucoup plus Milanais que Vénitien. — Cf. supra, 2, p.27 et note 6;

p. 28 et note 4.

4. Apologia della mercatura (CUSTODI, p. m., tom. IR pe 07 à 136).

5. Quand il envisage, par exemple, le commerce en tant qu'élément de tranquillité publique (Apologia della mercat., lett. TIT) (Cusroni,

ibid., p. 37).

sonnelles 1. Presque à regret, comme si la République re lui avait pas dû sa grandeur et sa puissance, il parle de «l'esprit de commerce », instrument de richesse commune *.

Corniani, de son côté, range le négoce sous la dépendance de l’agriculture, — ce en quoi il se rapproche de Beccaria *. Le système de Colbert — et par là il entend non point la poli- . tique protectionniste, mais bien le commerce lui-même — le laisse, de son propre aveu, assez indifférent 4. Quant à Algarotti, la question ne l’intéresse pas davantage que la plupart de celles qu’il a traitées 5... Par contre; Carli fait du commerce une source de richesse$, et, de ce chef, le veut imposer *. Il est, au surplus, à peu près le seul Vénitien qui se soit occupé de l’annone d’une façon méthodique. Il ne l’envisage pas comme un élément de félicité, bien au contraire ?. Et le principe de liberté ne pourrait, d’après lui, se concevoir en la matière que là où l’agriculteur est serf de la glèbe: le

1. Quand il plaide notamment la cause des marchands (lett. IV) (CUSTODI, ibid., p. 70) ; dépeint leurs vicissitudes (lett. V) (1bid., p. 78), ou chante leurs mérites et leur gloire (lett. VIT) (2bid., p. 108) à la manièfe de Xénophon, qui les voulait honorés par l’État.

Page 1