Lett. XXXIV, précit. (CUSTODI, p. m., tom. XXIV, p
5. C£., infra, p. 111 etnote3,l’énoncé des quatre derniers axiomes. Il le reconnaît d’ailleurs expressément (Dei Fidecommessi…., Prefaz.) (Cus- TODI, p. m., tom. XXVII, p. 18). — Cf. encore sa lettre au sujet des Fidéicommis (Cusropt, ibid, p. 374).
Quant aux Riflessioni sulla Popolazione, elles constituent réellement la troisième importante production de Ortes. Non content d’avoir, déjà, à diverses reprises et spécialement dans l'Économie nationale, abordé avec intérêt le grand problème de la Population, Ortes compose un véritable traité qui est certainement de tous ses systèmes le mieux ordonné, le plus précis, le plus riche en considérations judicieuses et en aperçus originaux. Dans le manuscrit, il est noté qu’écrites en 1775, ces Riflessioni furent, au moins pour partie, retouchées et refondues en 1787 : peut-être la clarté du raisonnement qui les caractérise est-elle due au soin ainsi apporté à les composer. Elles parurent en 170, l’année même de la mort de l’auteur ?
II. Sans chercher à dégager ni indiquer quant à présent les conceptions de Ortes et les problèmes particuliers par lui débattus, il nous semble cependant utile de donner dès maintenant comme une indication générale et sommaire des systèmes économiques qui trouvent leur expression dans les trois ouvrages dont il vient d’être parlé.
Dans l'Économie nationale, — et nous verrons le but qu'il lui assigne #, — il est une idée originale qu'il convient de signaler, non pas pour l'intérêt qu elle peut présenter, — elle n’en offre aucun, — mais pour l'importance qu'elle revêt dans les discussions de l’auteur : c’est la fixité quantitative des richesses communes des nations, et leur rigoureuse et adéquate détermination au nombre des habitants. De ce principe, — admis plutôt que démontré, — Ortes tirera une con- .
1. Cusropt, p. m., tom. XXIV (p. 7 à 114); tom. XLIX suppl. (p- 169 à 254).
2. À cette œuvre se rattache un opuscule qui se trouve parmi les écrits de Ortes, à la Marciana : Popolazione perchè non cresca per l'agricoltura, per le arli e pel commercio.