‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 70 sur 155 · Cf. cependant chap. I, $ 11, 3, supra, p. 43, note · texte numérisé non relu

Cf. cependant chap. I, $ 11, 3, supra, p. 43, note

2. Econ. nazion., Disc. prelim., XII (Cusront, p. m., tom. XXI,

P- 35). | 3. Eyrori popolari…., Pref. (Cusropt, p. m., tom. XXNS p.12 413): NCAA parlan di virtü senza conoscerla e d’economia nazionale

senza intenderla, che bene spesso essi la distruggono con quelle leggi stesse colle quali par loro d’introdurla e di sostenerla nelle nazioni » (Dei Fidecommessi, iv. I, chap. XXI) (CUSTODI, p. m., tom. XXVII, ‘PrÈT/O).

5. Lett. XLVI, à Ciani, de Dolo, 24 juin 1785 (CUSTODI, p. m., tom. XXIV, p. 450). |

6. «Le parole pér me seguono i pensieri, e non i pensieri le parole.

É vero che questo secondo sembra più esseie del gusto… del nostro.

Secolo illuminato..» (Annotaz: degli Errori popolari, annotaz. IT) (CuSroDI, p. m., tom. XXV, p. 253, in. fine). | 7. Delle scienze utili e delle dilett. (CUSTODI, p.m., tom. XXIV, p.173).

ft. CEE D d'd

- quant à la physique, anime actuellement les. économistes politiques quant aux projéts d'art et de commerce...» Une autre erreur de l’époque, en matière d’'Économie, résidait, d'après Ortes, dans la concentration, sans cesse poursuivie, aux mains des riches, du patrimoine des pauvres !, par suite du manque d'observation générale et de la trop grande importance donnée aux intérêts particuliers. Enfin, on confondait l'Économie avec d’autres sciences, on faisait, suivant son expression, un «Zibaldone » d'économie, de richesse, de politique, de littérature, d'où une confusion forcée génératrice d'erreur ?.

Ortes, incontestablement, marque une supériorité certaine en ce qu’il envisage l'Économie tout entière, et non pas seulement l'étude de telle ou telle de ses parties. Il a eu, dans cette notion d'ensemble, le mérite d’entrevoir, presque aussi fortement que Genovesi et Verri, l'ampleur de la conception nouvelle. S'il n’a pas tout vu, s’il a résolu encore de façon . certes critiquable certains des problèmes économiques qu’il devinait, il lui revient du moins, avec les maîtres napolitains et milanais, le grand mérite d’avoir coordonné les différentes branches réputées jusque-là sans rapports entre elles, permis de les mieux voir et partant facilité la discussion du caractère propre de la science économique. Il a dissocié des faits considérés comme partie intégrante d’autres sciences. Il les a groupés entre eux, il leur a trouvé des rapports de conséquence, de dépendance, où même de simple connexité. Par suite sans doute de l’évolution, des apports des générations, ces données premières, imparfaites, se sont trouvées complétées. Mais Ortes n’en reste pas moins de ceux, très rares, qui entrevirent dans les faits économiques épars une

1. Annotaz. degli Errori popol., annotaz. I (CUSTODI, ibid., p. 236). 2. Annotaz. IV (Cusropt, ibid., p. 257).

IIO GIAMMARIA ORTES

science réelle, et, malgré les erreurs qu'il a pu commettre dans ses déductions, les conclusions discutables qu'il a parfois tirées de principes féconds, on ne saurait nier qu'il a parfaitement compris que des lois naturelles existent en Economie, et c’est Jà un incontestable mérite. Sa méthode au surplus est rigoureusement scientifique.

3. La méthode de Ortes en Économie politique. — Ortes s'était tourné vers les sciences économiques pour réagir contre des, mesures gouvernementales qu’il estimait mauvaises. C’est là l'explication — et nous en verrons la confirmation par la suite — de l'attitude par lui prise dès le début, et qui cadrait parfaitement avec l’idée de science. Afin d'éviter et tout à la fois de critiquer l’ingérence du Principat dans les affaires économiques !, il prend le contre-pied des théories d’Aristote et de Platon sur l’Interventionnisme ?. Il pose pour principe, autant par boutade que par conviction, que l'Économie doit être régie par des données scientifiques et des règles immuables et nécessaires comme les lois physiques et naturelles.

Nous savons déjà, d'autre part, quelle profonde influence avait eue sur lui Guido Grandi, et dans quelle estime il tenait

1. Il donne à l’appui de ses dires une explication au moins curieuse : il est, remarque-t-il, une tendance partout et toujours manifestée, celle du législateur à améliorer le sort des pauvres en augmentant la masse des biens communs. Il est évident que si la loi avait pu produire un cffet utile, peu à peu, de génération en génération, les nations fussent Res moins besogneuses, et, partant, ETC On du gouvernement de moins en moins nécessaire : or, il n’en est rien. (Econ. nazion., Disc. prélim., IIT) (Cusropt, p. m., tom. XXI, p. 8). — Dans une lettre à Ciani, il écrit: «.... tali piani e progetti sian vane lusinghe apparisce dal fatto, per cui dopo quelli stati proposti, approvati ed eseguiti encora, le nazioni nondimeno si trovano alla condizione di prima, se non anco peggiote. » (Lett. XLVI, de Dolo, 24 juin 1785) (CustoDiI, p. m.. tom. XXIV, p. 440).

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