De la durée du travail
Considérant la durée du travail, Ortes donne quelques précisions exactes et note les déductions indispensables à faire. Ainsi, il néglige les années d'enfance et celles de vieillesse, ‘pendant lesquelles on ne peut encore ou l’on ne peut plus travailler 5. Il établit une moyenne annuelle de travail et la fixe à trois cents jours ouvrables 6. Enfin, il divise la journée en trois périodes de huit heures, — ce que l’on appellera plus tard la loi des trois huit : huit heures pour le sommeil, huit
r. Econ. nazion., liv. 1, chap. XVII (Cusroptr, p. m., tom. XXE p. 105). — Ortes avait déjà signalé dans ses Eyrvori popolari (1771) l'utilité des occupés secondaires (axiom. I, 2) (Cusropt, p: m., tom. XXV, p. 22 et suiv.). Il ajoutait même que la collaboration des primaires et des secondaires était indispensable pour le maintien du capital national (axiom. II, 5) (ibid., p. 65). ÿ
2. Econ. nazion., Gv. I, chap. XVII (Cusropr, p. m., tom. XXI,
HSE la mâssima e più general distinzione fra gli occupati esser quella di dover trovarsi altri di essi primari ed altri secondari;.…. » (Econ. nazion., iv. III. chap. I) (CUSTODI, p. m., tom. Xp 207);
4. C'est l’objet des chapitres III, IV, V, VI, VII, NARDE TERRE, XII, XIII, XIV et XV du liv. IT (Cusropi, b5d,, p. 225 à 316). — : Ortes distingue également les occupés en actifs eten passifs (Chap. XIV) (b1d D 0a)
5. Econ. nazion., iv. 1, chap. IV, précit. (Cusropi, #bid., p. 54).
6. Econ. nazion., iv. III, chap. II (Cusront, 1bid., p. 222). — Notons en passant que cette moyenne est celle fixée par la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail.
heures pour le repos, huit heures pour le travail 1, alternance indispensable pour éviter la fatigue et l’ennui 2
B. — Les INOCCUPÉS.
Quant aux inoccupés,{— tous ceux qui, dans la nation, ne peuvent être rangés parmi les occupés? —ils pourraient sembler inutiles. Si l’on en croit Ortes, cependant, il n’en est rien. Ils apparaîtraient, au contraire, comme nécessaires, parce que conséquence obligée des occupés #, proportionnellement auxquels ils seraient même répartis 5. L’inoccupation se rattacherait en effet à deux causes : à l'abondance des biens chez
lés uns, à l'extrême pauvreté chez les autres, — celle-ci provoquée par celle-là; — d’où deux catégories d’inoccupés : les riches parce que pourvus de tout f, les très pauvres parce que
1. « E quanto al tempo io supporro l’opera o l'applicazione di ciascuno non prolungarsi a più che a + del tempo suo intiero, qualora esse si reputi occupato per un giorno; parendomi che per lo più fra noi delle 24 ore del giorno o di giro solar 8 se ne concedaño al sonno, $ alla dissipazione o al riposo, e 8 se ne diano a qualche lavoro o impiegho ..» (Zbid.)
Le refrain d’une vieille chanson anglaise, qui compte même quatre huit et non seulement trois, dit:
Eight hours to work, eight hours to play, Eight hours to sleep, eight shillings a day.
2, Eson. nazion., liv. TIL, chap. XX (CusrTopi, ibid., p. 336, 337).
3. Econ. nazion., liv. III, chap. XVI (Cusrept, ibid., p. 316 et suiv.).
PEUR dovrà nella nazione avervi tanto diseccupazione quanto corrisponda ai beni posseduti, per la stessa ragione per cui dovra avervi tanta occupazione quanta corrispondi ai beni consumati:...» (Econ. nazion., liv. III, chap. XVII) (CusrTopI, 1bid., p. 323).
5. Econ. nazion., liv. IIT, chap. XVIIT (Cusropt, ibid., 326).