Spa. p. 118, Mote
2. Econ. nazion., Liv. Il, chap. XTI (Cusropi, p. m.. tom. XXI, p. 164 et suiv.). ; |
3. Econ. nazion., liv: II, chap. XII (Custopi, ibid. p. 170 et suiv.). ù Ë
4. Econ. nazion., iv. IT, chap. XIV (Cusropr, ibid., p. 174 et suiv.). — Au chap. XV (ibid., p. 178 et suiv.), Ortes dresse un tableau des terres productives.
5. Ortes les énumère au liv. II, chap. X de l'Économie nationale (CUSTODI, 2bid., p. 159 et suiv.). — Il a distingué ces biens en diverses catégories : les aliments, d’origine végétale (chap. II) (bid., p. 130) ou animale (chap. III) (2bid., p. 141); les vêtements, également d’origine végétale (chap. IV) (ibid., p. 142) ou animale (chap. V) (ibid., P. 143); les habitations (chap. VI et VII) (ibid., p. 144 à 150); les animaux élevés pour la consommation (chap. VITI) (ibid. p. 150) et le nécessaire à leur entretien (chap. IX) (1bid., p. 157). — Ciani prétendait cette distinction incomplète parce que n’impliquant pas les biens satisfaisant la vue, l’'odorat, le tact. Dans une de ses lettres à son ami (Tve lett. al sig. audit. Michele Ciani, lett. II, précit.) (Cus- TODI, p. m., tom. XXIII, p. 338 et suiv.), Ortes examine l’objection èt discute très subtilement sur la nécessité sociale «de la quantité et de la qualité des genres satisfaisant ces quatre sens » et sur leur non-divisibilité de «ceux qui servent d'aliments, de vêtements d'habitations ».
6. Econ. nazion., liv. IT, chap. XXTF (Custopi, p. m., tom. XXI, p. 206). j
$ 111. — Des Biens, produit du Travail
et de la Terre.
Le Travail et la Terre constituent des antériorités nécessaires et naturelles! : l’une, fondamentale et générale, préexistence du terrain; l’autre, spéciale et multiple, les occupations mêmes qui précèdent les biens par elles procurés ou qualifiés,
comme la cause précède l'effet ?.
1) Malgré l’antériorité de la Terre dans la production, ce serait une erreur de croire cependant que les biens s’identifient avec le terrain seul %. Les produits naturels du sol ne sont pas en effet, pour la plupart, propres à la subsistance. Jls représentent ce que Ortes appelle des «biens possibles ». C’est le travail, complément indispensable, — mais soumis à la loi du rendement non proportionnel 5, — qui permettra de rendre actuels ces biens en puissance; voil\ pourquoi encore, par suite de leur passage de mains en mains, en vue de leur perfectionnement définitif, la somme des biens récoltés et
r. Econ. nazion., liv. I, chap. XXI (Cusropt, ibid., p. 124).
2. Écon. nazion:, liv. I, chap. XIX (Cusrtopi, 1bid., p. 114).
3. Econ. nazion., lv. IV, chap. II (Cusropr, p. m., tom. XXII, p. 14). — Voir $ 1, supra, p. 115 à 117- :
4. «I terreni.… si considereranno..…. come un equivalente di tutti à beni possibili, o come un fondo perpetuo e inesausto.….» (CUSTOoDI, 1b14. D 10)
5. Ortes l'indique en effet au chap. I du liv. IV, sans grande précision ni explications d’ailleurs : «..…... si suole arguire, che se medianti le macchine e gli artifici usati nella coltura di terre e delle arti.… si ottiene certa quantità di beni…, medianti altre macchinazioni di doppia astuzia, l’agricoltura, le manifatture... sarebber promosse al doppio.… » (CUSTOPI, 1bid., p. 10, in fine). — Le problème ainsi posé, il ajoute, après avoir envisagé la plus-production espérée communément équivalente, à l’augmentation de travail One tutti questi sian sogni di genti che stravagano fra l’ignoranza e la fame 0 l’indigestione... » (ébid., p. 12).
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améliorés peut être regardée comme l'équivalent de toutes
les multiples occupations qui les ont appropriés !: Quant à la valeur des biens, fruit des occupations, elle est
déterminée par la loi de l'offre et de la nue égale à leur
recherche R divisée par leur masse M, soit V —-. Mais d’une part cette masse, pour Ortes, est invariable ?; ” autre part, la recherche serait mesurée au besoin commun de la nation, invariable lui aussi , par conséquent la valeur pourra être figurée par la formule V — . — 1. Cela revient à dire qu’elle est constante * |
A côté de la quantité, il est, pour les biens, un autre élément considérable de leur valeur : la qualité, déterminée à la fois par la modification, la distribution, l'administration assurant l'échange entre nations Ÿ, ce qui permet à Ortes d'affirmer que cette qualité demeure identique chaque fois que la compensation entre ces deux facteurs est réalisée f.
2) Le rôle du terrain dans la production est aussi, nous
TAC e la somma di tutti i beni raccolti, modificati, distribuiti e amministrati, dovra computarsi un equivalente di tutte le moltiplici occupazioni che versan su quei beni... » (Econ. nazion., Liv. IV, ok III) (Cusropi, 1bid., p. 19, in fine; 20, princip.).
Econ. nazion., Liv. IV, chap. VII (Cusronti, ibid., p. 38 et suiv.).
— Voir infra, P- 140 et ARE
3. Econ. nazion., liv. II, chap. XXII (Cusropr, p. m., tom. XXI, P. 211). !
4. Econ. nazion., liv. IV, chap. VIII (Cusropt, p. m., tom. XXII, P. 45, ?n fine). — Si une catégorie de biens devient illimitée, leur
valeur sera représentée par V — — ©, lors même que ces biens
seraient indispensables (l’air, par exemple); si la quantité devenait au contraire très restreinte où même nulle S FAPRQS à la recherche, R
la valeur augmenterait jusqu’à l'infini, V — —5- = ®©,COmMmMeE... pour «la fidélité en amour » ! k
5. ÆEcon. nazion., iv. IV, chap. XIII ( Cusropr, ibid., P- Is).
. Econ. nazion., liv. IV. se XIV (Cusropt, ibid., p. 78). — Au
ES XV, il donne (2bid., p. 84) le critère de la Sétenmince de tel ou tel facteur,
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* La
l'avons signalé !, tenu pour très important par Ortes, qui fait du territoire l'élément quasi unique de la prospérité nationale. Il le considère, en effet, non seulement comme l’équivalent des «biens possibles », mais encore comme celui des biens actuels, parce que fondement de toutes les occupations ?.
Mais si la terre est l'équivalent des biens possibles en même temps que des biens actuels, les propriétaires du sol se trouveront donc les arbitres souverains de la subsistance nationale ? Question grosse de conséquences dans le système de Ortes pour la démonstration future et l'acceptation de ses théories touchant les fidéicommis 3. Il n’hésite pas à répondre par la négative. Les biens, remarque-t-il, ne peuvent être actuels tant qu'ils sont possibles 4, et, par suite, les primaires ne pourront être réputés possesseurs des biens actuels qu'autant que des occupations de secondaires se seront exercées sur leurs terres : ils ne sont en somme que les dépositaires des biens actuels; ils n’auront de biens actuels que ceux donnés par l’agriculture 5, et Ortes conclut : cette précision montre
ACL sebbene considerati come terreni non siano per loro natura
Ortes, dans le rapport de. Les biens actuels et présents, déterminés et limités, s'évaluent en effet généralement beaucoup moins que les biens possibles et futurs, indéterminés et illimités.
3. Cf. chap. IL, sect. II, 2nfyà. p. 207 et 208 et aux notes.
4. Econ. nazion., liv. IV, chap. XIX (CuSToDt, ibid., p. 108). + 5. Econ. nazion., liv. IV, chap. XX (Cusropi, ibid., p. 113). — Or, Ortes évalue que l’agriculture représente environ les 3/10 des occupations communes (liv. IT, chap. XIX) (CusToDI, p. m,, tom. XXI, p. 195 et suiv.), ce qui revient à dire que les 3/10 seuls des biens communs reviennent, bruts, aux propriétaires fonciers. Dans ses Error
+ popolari… (axiom. I, 7) (CUSTODI, p: m., tom. XXV, p. 46) il estime
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combien est injustifiée la suspicion dans laquelle on tient les propriétaires fonciers qui, chose parfaitement licite, ont. transformé, eux ou leurs auteurs, des biens actuels en biens possiblés pour les pouvoir transmettre par héritage ”.