SECTION III. — DE LA CIRCULATION
$ 1. — De la Monnäie.
Au livre VI deson Traité, Ortes parle de la monnaie équi- LA valente des biens par «raison humaine » comme les biens équi-
1. Econ. nazion., liv. I, chap. XIV (Cusropt, p. m., tom. XXI, p. 89 et suiv.).
2. Econ. nazion., iv. NW, Ass XVIII (Cusropr, p. m., tom. XXII,
p. 235). — Voir sect. ESA ASE T, supra, P- 122 et 123; He D 3. Sect..Il, $ 1, À, supra, p. 120 et note 2; p. 122, noter. LÉ TRS affinchè le occupazioni comuni Scemino, basta che per la
forza particolare s’arrestino le occupazioni d’un genere ancorchè ricercate comunemente, che ne verrà in conseguenza di dover sospendersi le pccupazioni di tutti i generi per quanto corrispondono a quello.”» (Econ. nazion., liv. V, chap. XIXY (Cusropr, tbid., p. 244).
valent aux occupations par «raison naturelle »!. L'or et l’argent, en effet, étalons de valeur, permettent l'échange des occupations diverses, représentées par un poids de métal précieux correspondant à leur valeur respective.
Le numéraire, cette mesure idéale, ne deviendra cependant instrument d'échange que du consentement universel ?. Ce consentement universel est même la seule condition indispensable, la nature de l’étalon n’offrant pas la moindre importance. Pour réaliser son utilité, il doit toutefois présenter certaines qualités de rareté, de durée, de divisibilité, toutes caractéristiques des métaux précieux. Choisi et accepté, il importerait peu que le numéraire se trouvât en plus ou moins grande quantité *, le rapport entre la mesure et la chose mesurée devant toujours demeurer identique, puisque les variations de la masse du numéraire entraînent des variations équivalentes et contraires dans la valeur des produits.
La répartition du numéraire, d’après Ortes, doit être envisagée, au regard des nations entre elles, et au point de vue national propre. : k a) Entre les nations, il se distribuera selon les biens de chacune, puisqu'il est l’équivalent des biens #. Par le commerce international notamment, il s'établira de pays à pays
1. Econ. nazion., liv. VI, chap. I (Cusropt, p. m., tom. XXII, P. 272, in fine).
DO mentre se a un simile assenso concorrendo alcuni non concorressero gli altri, quelli non potrebbero permutar beni con questi, e le occupazioni resterebbero sospese per quella parte che non fossero pérmutate. » (Econ. nazion.. liv. VI, chap. Il) (Cusropt, 2b1d., p. 277). — Voir encore chap. XVI (sbid., p. 371).
3. Econ. nazion., iv. VI, chap. IIT (Cusropr, 1b1d., p. 283). — Rappelons que Galiani voyait un inconvénient dans la surabondance du numéraire, notamment au point de vue du développement de la population (part. 1, chap. I, $ 11, 1, supra, p. 14, note 8) et que Genovesi et Filangieri la considéraient comme nuisible au commerce et à l'industrie (supra, p. 24 et notes 9 et 10).
4. Econ. nazion., liv. VI, chap. IV (Cusropi, tbid.; p. 289).
un transfert de numéraire rigoureusement déterminé d après le transfert des biens. Et cette équivalence sera assurée non seulement eu égard à la quantité, mais encore à la qualité, autre élément de la valeur des produits échangés.
b) Les mêmes principes régiraient la répartition dans la nation même : les régions les mieux pourvues en biens qualitativement et quantitativement, seront les plus riches en numéraire !. Une des raisons notamment qui expliquent l'abondance du numéraire dans les villes, est la grande qualité des produits. La répartition nationale du numéraire, Si l'on en croit Ortes, s’inférerait assez exactement de la cherté des vivres ? :
Enfin, Le numéraire ne se répartit pas seulement par nation ou par région dans la nation, mais encore entre occupés : le travail de chacun, toujours apprécié en quantité et qualité, déterminera sa part respective *.