‹ Gianmaria Ortés: Économiste Vénitien 1713-1790Chapitre 99 sur 155 · Des conséquences de l’équivalence du numéraïre · texte numérisé non relu

Des conséquences de l’équivalence du numéraïre

et des biens.

Dans toute équivalence, comme nous l’avons vu au sujet des occupations et des biens, une antériorité est nécessaire. Dans l’équivalence du numéraire et des biens, celui-là, représentant ces derniers, doit toujours être précédé par eux ?. Et cette préexistence des biens, et a fortiori des occupations,

rapprochée de la répartition du numéraire d’après les occupations mêmes, entraînerait une conséquence au moins inattendue : pour empêcher l’exode de l’argent il ne faudrait pas tant veiller à ce que l’activité du pays ne diminue point qu'à ce que l'activité des autres nations n’aügmente pas 4.

La théorie de l’équivalence du numéraire et des biens, et, médiatement, des occupations, n’est point toutefois, pour Ortes, sans inconvénients, par suite de la variation indépen-

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