‹ GilbertChapitre 10 sur 27 · XE CHIRURGIEN EN CILEF · texte numérisé non relu

XE CHIRURGIEN EN CILEF

— Justement 1... Mais ce n'est pas tout-àfait un des gens... Toutefois, il n'en vaut guère mieux... c'est tin petit faiseur de vers.

— Un poète ! je l'ignorais absolument.

— Un fort mauvais sujet du reste....

M. Moreau pouvait à peine dissimuler son impatience et sa mauvaise humeur ; il voulait échapper aux digressions d^un long dialogue ^ et il crut pouvoir prendre congé du chanoine en alléguant ses devoirs. — Pardon , monsieur l'abbé, je voudrais bien vous accompagner à l'hospice pour vous faire voir le malade auquel vous vous intéressez sans doute beaucoup...

— Moi! docteur, moi m'intéresser à un faiseur de vers... h un chansonnier!...

— Alors , monsieur l'abbé , cette circonstance me fait regretter moins vivement de ne pas avoir l'honneur. . .

— Il faut que vous sachiez, docteur, que

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monseigneur a eu des bontés pour ce jeune homme...

— Vous pouvez comj»tei'^ monsieur l'abbé, que je feiai tout ce qui dépendra de moi pour sauver ce jeune homme... Mais daignez m'excuser, si je ne puis m'entretenir plus longtemps avec vous... Mes malades, mes nombreux malades en ville réclament ma présence, et je ne puis différer davantage... Présentez , s'il vous plait, mes hommages à monseigneur l'archevêque...

En disant ces paroles^ le chirurgien salua de nouveau le chanoine et s'éloigna précipitamment. L'abbé Marion , qui aurait voulu obtenir de M. Moreau de plus amples détails, était loin d'être satisfait. Il frappa à la porte de l'hospice^ et à peine en eut-il franchi le seuil qu'il appela le concierge. A la vue de l'habit ecclésiastique, le concierge sortit de son logement , et vint respectueusement demander au chanoine ce qu'il désirait; mais quand il fut en face de M. Marion^ sa poli-

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icsse respectueuse devint timide et tremblante comme la soumission de l'esclave qui attend les ordres d'un maître. Le chanoine lui adressa quelques questions relatives au malade qu'on avait transporté la veille de Conflans à l'Hotel-Dieu. Le concierge raconta à l'abbé ce dont il avait été témoin , et insista beaucoup sur les égards et l'empressement que la recommandation d'un illustre protecteur avait valus au nouveau venu. Mais les renseignemens du concierge ne pouvaient aller au-delà de ce qui s'était passé la veille : la rumeur des incidens de la nuit n'était pas parvenue jusqu'à ses oreilles.

Le chanoine envoya le concierge prévenir les employés de l'hôpital de son arrivée, et bientôt arrivèrent les sœurs et le chirurgien de garde suivis des infirmiers. Après avoir reçu froidement leurs complimcns et teurs hommages, l'abbé leur ordonna de le conduire dans la salle où devait se trouver le

jeune homme qui avait été recommandé par monseigneur l'archevêque de Paris.

Le chirurgien annonça au chanoine que le malade avait été transporté le matin dans la salle des fous. — Nous l'avions d'abord mis à la salle Saint-Charles... mais sa maladie s'est déclarée cette nuit d'une manière effrayante...

— Un mal horrible!... Ah! j'en étais sûr... je l'avais bien dit, malheureux jeune homme!...

La physionomie du chanoine, quoiqu'il affectât un air triste en prononçant ces mots,, n'aurait pu en imposer à un observateur exercé; et cette exclamation de pitié était un nouvel outrage au malheureux, que cet abbé courtisan avait déjà calomnié devant l'archevêque.

En entrant dans la salle Saint-Charles, il recula, comme arrêté par un dégoût mêlé d'horreur. — Ah, mon Dieu! dit-il au chi-

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ruigien de garde , quelle odeur ! quel spectacle!... je n'en puis plus... cela me soulève le cœur.. . Non , je n'aurai jamais la force de remplir la mission dont m'a chargé monseigneur. Il portait un mouchoir devant sa bouche , et , rebroussant chemin , il sortit de la salle. — Est-ce qu'il n'y a pas moyen de voir le malade sans entrer dans ce lieu infect? dit-il au chirurgien;* ou bien ne pourriez-vous me procurer quelques gouttes de vinaigre?

— Très-volontiers, répondit le chirurgien ; on va vous apporter un flacon : mais si vous voulez voir le malade auquel vous vous intéressez, il faut vous déterminer à traverser cette salle.

Le chirurgien avait fait un signe à un infirmier qui remit le flacon au chanoine ; et celui-ci, plus hardi, rentra dans la salle qu'il traversa précipitamment. Parvenu au lieu où l'on traitait les fous, on le conduisit devant le lit de Gilbert. — Voici , dit le chi ••

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rurgien , le jeune homme que monseigneur de Paris nous a recommandé; vous voyez que son état justifie bien nos inquiétudes... Cet œil fixe , cette bouche béante, ces soupirs étouffés, sont les précurseurs d'une nouvelle crise...

— Pauvre jeune homme!... qu'il méfait peine à voir !... Mais, Monsieur, cette maladie est donc*bien caractérisée?...

— Que trop, monsieur l'abbé; c'est une aliénation mentale qui nous paraît complète, et laisse peu d espoir à l'art...

■ — Il est donc fou décidément, ce malheureux?

— Oui, monsieur l'abbé, et même nous avons été obligés de lui lier les pieds et les mains, pour qu'il ne se porte pas à des excès... Tous les malades qui se trouvent ici sont également atteints de folie...

Au moment où le chirurgien achevait celle phrase, une voix se fit entendre à rcxlrcmité de la salle; elle imitait l'accent

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rauque du crieur public , et préludait par ces mots : — Ça vient de paraître, messieurs et dames, ça vient de paraître.

Le chanoine , troublé , pâlit tout à coup : — Qu'est-ce que cela, monsieur ? Que signifie cette exclamation?

— Ah! ce n'est rien 5 c'est notre crieur qui commence son travail...

— Comment! votre crieur... Vous avez

ICI un crieur

— Oui, un fou qui a une folie assez singulière : tenez , écoutez-le.

Le fou, après avoir plusieurs fois répété son prélude, continua ainsi : — Voici l'arrêt du parlement de Paris... l'arrêt du parlement de Paris, qui condamne à être fait mourir... à être fait mourir un particulier trés-connu dans Paris... Je ne le vends qu'un sou , messieurs et dames ; achetez le grand arrêt du parlen:ient de Paiis...

Le chanoine prit le bras du chirurgien ,

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et lui dit: a Je uc puis, monsieur, rester plus long-temps ici, cela brise l'àme; éloignons-nous, n II jeta un dernier regard sur Gilbert, qui, pendant que l'autre fou criait à tue-tête l'arrêt du parlement, te'moignait , par les mouvemens de son corps et la sombre expression de son visage, l'épouvante que paraissait lui causer cette proclamatiou funèbre. Le chirurgien fit remarquer au chanoine ce singulier paroxisme. Au même instant Gilbert poussa un cri terrible : — Est-ce le bourreau qui est devant moi ?... vient-il déjà me saisir pour exécuter mon arrêt?... Justice des hommes! suspends un moment ton glaive... je ne me suis pas encore réconcilié avec Dieu... L'abbé Marion détourna les yeux, et dit vivement au chirurgien : « Sortons! »

Mais le jeune praticien l'arrêta ; — Non , non , pas encore, monsieur l'abbé ; ma présence ici est maintenant trop nécessaire... Ce malade extraordinaire ne saurait être né-

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gligé. . . c'est un excellent sujet d'étude et d'observations. . . . Vous-même, monsieur l'abbé, n'êtes-vous pas curieux de voir les effets d'une démence dont les premiers symptômes vous ont sans doute frappé?

— Ma foi, non, docteur, je ne suis pas très-curieux. . . Je vous avoue franchement que je suis d'une sensibilité qui ne saurait supporter plus long-temps un tel spectacle,., je ne suis pas de bronze, moi . . .

— Mais, monsieur l'abé, n'avez-vous pas souvent assisté aux derniers momens des malades qui réclamaient les consolations de la religion ? . . . une agonie est encore plus terrible. . .

— Non, non, docteur... éloignonsnous, je vous prie, ou plutôt guidez-moi hors de cette enceinte fatale. . . Ma mission est remplie. . . Du reste, je compte sur vos soins pour ce malheureux jeune homme. . . Monseigneur l'archevêque , dont je suis> rinterprète, ^aura rcc^nnailie votre zèle.

Le chaijoinc entraîna le chirurgien, et Ions deux se dirigèrent vers la porte. Le fou qu! criait les arrêts du parlement les accompagna de ses vociférations, et , s'agitant sur son lit à la vue de cet ecclésiastique , il lui adressa la parole, en le conjurant d'acheter l'arrêt qu'il publiait. — Monsieur l'abbé! monsieur l'abbé! luicria-t-il, c'est le dernier. . . dépêchez-vous donc de l'acheter. . . je vous le passe à deux liards... parce que c'est vous. Mais le chanoine n'eut garde de répondre à l'interpellation, et se hâta de sortir de la salle.

Le chirurgien voulut retourner à son poste , et , après avoir remercié le chanoine de son honorable visite, il lui renouvela les plus vives assurances de son zèle et de ses soins pour la santé de Gilbert. — Un moment, un moment, lui dit l'abbé Marion ; vous savez que j'ai un rapport à faire à monseigneur l'archevêque. . . Certainement je n'oublierai pas de lui parler de la manière dont j'ai été reçu. . .

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— Je n'ai fait que mon devoir^ monsieur Tabbé.

— Il règne dans cet hospice un ordre qu'on ne saurait trop louer. En vérité, les pauvres n'ont rien à envier aux riches. . . le service s'y fait avec une activité , un dévouement admirables. . . Il n'y a que la religion qui puisse inspirer tant de courage.

— Ah! monsieur l'abbé, l'humanité doit être la première vertu d'un médecin. . . la science, sans elle , est un fléau. . .

— Très-bien , très-bien, docteur; mais vous savez que j'ai un rapport à faire à monseigneur.

— Oui , monsieur l'abbé, je le sais. . ,

— Je voudrais bien que monseigneur connût enfin la vérité, la vérité tout entière. . .

— Il la connaîtra, puisque c'est vous, monsieur l'abbé, qui éles chargé de lui rendre compte de l'état du malade.

— Oh ! moi, voyez-vous , docteur, je ne

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suis pas très au lait , moi , de la chose .... Je n'entends rien à la médecine, à la chirurgie.... Pour un théologien, un rapport médical est fort difficile. ... et. ... si vous vouliez m'aider un peu. . . .

— Je vous avoue, M. l'abbé, que cette demande, toute nouvelle pour moi, m'embarrasse beaucoup. ... ce n'est pas mon af* faire. . . . cela regarde mon chef. ... M. Moreau , j'en suis sur, se fera un vrai plaisir de faire ce rapport.

— Oh ! je le crois fort occupé ... et puis maintenant où le trouver?. . . il fait en ce moment ses visites dans Paris.... Mais, vous. Monsieur, vous pourriez me rendre ce service.

— Je vous répète , M. l'abbé, avec regret, que cela m'est impossible.

— C'est pour monseigneur l'archevêque, monseigneur l'archevêque de Paris î

Le chanoine appuya sur ces derniers «lots, pour ébranler le jeune praticien et

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vaincre ses scrupules; mais celui-ci n'en persista pas moins dans son refus.

L'abbé Marion changea tout à coup de système : ce n'était plus la plume du chirurgien qu'il demandait pour écrire ce rapport. Il avait espéré pouvoir le lui dicter, et y introduire des insinuations perfides capables d'effrayer le vieux prélat, en lui présentant l'infortuné Gilbert comme une victime de la débauche et de l'immoralité. L'abbé ne désespéra pas toutefois d'arriver à son but : il crut qu'il obtiendrait du chirurgien une opinion favorable aux calculs d'une haine persévérante : il ne pardonnait point à Gilbert ses talons ni ses malheurs.

Mais le jeune chirurgien ne répondit nullementauxvœuxdel'abbéMarion. — Puisque vous vous obstinez, lui dit celui-ci, à me refuser votre aide pour ce rapport, du moins, docteur, j'ai le droit de réclamer de vous des renseigïjemens indispcnsabic.« ....

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— Des renseignemens indispensables!. .

mais vous avez vu comme moi, monsieur i'abbé , vous avez entendu le malade. . . .

— Oui. . . oui; mais ce mal horrible. . . qu'est-ce qui l'a produit? quelle peut en être la cause?. . .

— Ma foi, monsieur l'abbé, Dieu seul pourrait le dire.

— Vous plaisantez, mon cher docteur; voyons, parlez sérieusement.

— Je ne pourrais guère que hasarder des présomptions, monsieur l'abbé, et encore faudrait-il que je connusse davantage le malade.

— Mais les causes les plus fréquentes de la folie, vous devez en être instruit du moins. . . .

— Oui, les peines morales, le profond chagrin, l'amour contrarié, un revers de fortune ; que sais-je? . . .

— Cependant , j'ai entendu dire que la mauvaise conduite, la débauche, ses suites surtout. . . .

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— Oui, Monsieur l'abbé, et on ferait un gros volume , si l'on voulait énuméier les causes qui peuvent produire l'aliénation mentale. . . mais les assigner positivement , voilà où échoue souvent la science.

— Nous avons reçu à l'Archevêché des notes peu favorables au jeune homme. . . . Ses mœurs sont loin d'être à l'abri des reproches.

— Qu'importe j Monsieur l'abbé? qu'importe?

— Ainsi vous ne croyez pas que la folie de M. Gilbert. . . Il serait pourtant essentiel de préciser. . . . Vous comprenez que Monseigneur désirerait avoir une conviction. . . sa religion a besoin d'être éclairée.

— Monsieur l'abbé^ je n'ai plus rien à vous dire.

Le chirurgien tourna le dos au chanoine et rentra dans la salle. Il avait pénétré le dessein de l'abbé Marion, qui voulait lui arracher la condamnation de Gilbert au tribunal sévère de l'illustre protecteur j il

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avait deviné les intentions perfides , l'affreux calcul de l'abbé, malgré ses protestations d'intérêt et de zèle pour un nnalheureux.

L'envoyéde l'archevêque resta un moment stupéfait du brusque départ du chirurgien : après avoir réfléchi quelques instansau parti qu'il devait prendre, il descendit l'escalier et entra dans la loge du concierge.

Celui-ci fit le plus poliment qu'il lui fut possible les honneurs du lieu , et s'apprêtait à lui offrir ses services, quand l'abbé lui demanda une plume et du papier. Le concierge s'empressa de le satisfaire. L'abbé écrivit à la hâte quelques lignes; puis s'arrétant tout à coup : — Est-ce qu'il n'y a pas ici un règlement de police intérieure? dit-il au concierge.

— Ah ! Monsieur l'abbé , nous avons beaucoup de réglemens ici. . . . D'abord , il y en a un pour. ... '

— Vous ne me comprenez pas, ou peutêtre m'expliqué-je mal : je voudrais savoir

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si les malades peuvent recevoir des visites?. . .

— C'est selon, Monsieur l'abbé, c'est selon ; car il y a des malades qui ne se laissent guère approcher. . . . Dans la salle des fous , par exemple. . . .

— On courrait souvent des dangers, je le crois bien ; mais dites-moi , mon ami , si tout le monde indistinctement peut venir voir les malades ? Est-ce qu'il n'y a pas quelque ordre pour régler ces visites?. . .

— Oh ! Monsieur l'abbé, il n'y a pas tant de monde que vous croyez; on ne se presse pas pour voir les malades.

— Les femmes entrent-elles?. . .

L'abbé , en adressant cette question au concierge, avait posé sa plume et attendait la réponse. Le concierge, surpris, hésitait à répondre; car l'abbé l'avait interrogé d'un ton presque menaçant : — Oui, Monsieur l'abbé, elles entrent, répondit-il en baissant les yeux, comme s'il eût craint de lire dans

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ceux du questionneur. — Elles entrent ! reprit l'abbé. Il continua à écrire, et s'interrompait souvent dans son travail pour dire : — Elles entrent!

Enfin , il se leva, et remit au concierge un papier plié : —Je ne m'étonne plus, lui dit-il, du désordre qui règne ici. . . .

— Quoi! Monsieur l'abbé, vous trouvez qu'il y a du désordre?

— Taisez-vous, Monsieur le concierge, taisez-vous! C'est une horreur que des femmes puissent entrer ici. . . . L'immoralité ne respecte même pas l'asile de la douleur. . . .

— Mais, Monsieur l'abbé, ce sont des mères, des épouses, des sœurs qui. . .

— Qu'en savez-vous? Ces femmes, les interroge-t-on? Le vice prend si souvent le masque des plus nobles, des plus légitimes affections. ... Ah ! Monseigneur sera instruit de tout cela, 11 est bien extraordinaire qu'un établissement, si voisin de l'Archevêché, et qui touche, pour ainsi dire, à la

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maison du Seigneur , soit un foyer de desordre et de corruption.... On voit bien que tous les chirurgiens, médecins, employés de ces hospices, sont philosophes.

— Nous sommes tous d'honfiôtes gens, entendez-vous, Monsieur l'abbé?

— En attendant que j'instruise Monseigneur, cet écrit, que je vous engage à lire et à communiquer à tous les employés de la maison, pourra reme'dier à un grand scandale.

Il jeta sur le concierge un regard courroucé; puis, s'élançant vers la porte, remonta dans son carrosse.

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Qu'un ami rérilaklc est une douce chose ! 11 riifrclie vos Ix-soins au fond de Tolre cœur , ' Il Tons épargne ]> padeur '

De les dét ouvrir vous-mêfue.

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