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(^'est pourquoi Je pars encore, et me livre Aux sentiers tournants, inconnus et verts,
Sentant que jamais je ne pourrais vivre Exilé des chants^ du rire et des vers.
Bien que des fils gris argentent mes tempes ^ Mon cœur bat toujours fier, insoucieux, Je veux conserver ardentes les lampes Du cher sanctuaire où trônent mes dieux!
O Jeunesse! Amour! Liberté féconde!
Vous que les poltrons ne connaissent pas, Guidei à travers l'infini du monde J otre vieil ami qui vous tend les bras!
Si ! nous cueillerons encor des étoiles Dans les vastes cieux frissonnants et clairs. Nous verrons encor, terrible, sans voiles, La grande Vénus aux yeux pleins d'éclairs!
LJonc. adieu, mon pauvre enterré! Sois sage, Puisque la sagesse, à ce qu'il parait, Consiste à cloîtrer l'oiseau de passage Qu'efi'rayait le vent froid de la foret.
Pour moi , dont la peau tannée et roussie Par tous les soleils ne redoute rien.
Je SUIS ma chimère et ma fantaisie.
Poète lyrique et comédien!