‹ Gilles et PasquinsChapitre 4 sur 6 · Epilogue · texte numérisé non relu

Epilogue

L/Ouange à Dieu! Je peux croiser les bras. Alon livre Appartient maintenant â la Postérité.

Qu'ils s'arrangent tous deux! Quant à moi. je me livre Au charme du Rien faire avec sérénité.

0 mes vers! On dira que j'imite Banville,

On aura bien raison si l'on ajoute encor

Que je l'ai copié d'une façon servile.

Que j'ai perdu l'haleine à souffler dans son cor.

Ce reproche est amer, mais ne me fend point l'âme : Je ne sens nul remords et dors tranquillement. Et si Zola, pareil à Pet-de-Loup, me blâme. Je répondrai : (( Je n'ai pas de tempérament ! »

Hélas! comme Von doit accabler ma vieillesse Sous les coquelicots de mon frivole herbier. Quand un Sacy futur aura la gentillesse De coudre à mon habit les palmes de Barbier ^

Je n'ai rien à répondre. Aussi je me résigne, Regardant vaguement les nuages passer, Tout en songeant, avec l'indolence du cygne. Au poème qu'il faut demain recommencer.

Je me trouve à présent au carrefour d'Hercule, Placé comme Robert entre Alice et Bertram. Le Vice me dit : « Viens! » et la Vertu : (( Recule! » he machiniste est là, sombre, près du tam-tam!

La Vertu, maigre, oh! maigre à faire peur, m'attire Près d'elle et son bras jaune a l'air d'un échalas : (( A force de rêver au bois où le Satyre Se conduit mal, dis-moi, mon Jîls, n'es-tu pas las?

Sois un homme à présent, fait-elle. Tu constates Souvent qu'on mange peu le long des grands chemins. Laisse là tes chansons folles, fais des cantates. Et les honneurs pleuvront dais ta poche et tes mains.

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