X PREFACE
niel d'Arthez » quelque aventurier délesté de tout scrupule.
Outre les pseudonymes balzaciens, mon crayon bleu a rayé quantité de noms véritables. Certaine réception du Mercure de France a été complètement supprimée pour ce qu'y figuraient lâchant des imbécillités, voire des infamies, Paul Adam, Bjornson et Maximilien Harden — je n'invente rien — André Lebey, le docteur Mardrus, Nozière, Marcel Prévost, Henri de Régnier... et moi-même, car, après tant de grands noms, on osait me nommer. {Fiche de consolation : fêtais portraicturé avec des couleurs flatteuses dans un autre chapitre ; celui-là je Vai maintenu).
Et de quelles épithètes corrosives Ginette aspergeait ces infortunés gens de lettres A C'est à croire qu'elle avait demandé des leçons de catéchisme poissard à l'extravagant Auguste Navazza, ex-baryton sifflé du Théâtre de Saigon, aujourd'hui directeur artistique [!) du Mondain (! !) de Genève, dans lequel il imprime à l'adresse de ses contradicteurs quelques-unes des gentillesses doîit il fut gratifié au cours de sa carrière coloniale : « âne, brute {sombre), crétin, gâteux... » Tant il est vrai cfue le climat déprimant de Vindo-Chine, s'il s'attaque aux