‹ Ginette la rêveuseChapitre 4 sur 29 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

plus belles intelligences, ne respecte pas davantage les plus médiocres !

Mais voici qui est plus grave :

Le premier jour que je parcourus l'attachante et bizarre confession de Ginette, arrivé au Chapitre IV relatant une randonnée en auto à travers la Hollande, dont rien n'est resté dans la version qu'on va lire, je tiquai sur cette page : « De loin, les parterres de tulipes paraissaient émettre de la lumière, s'embraser comme des charbons ardents jetés sur le gazon des pelouses. C'étaient des flaques de sang pareilles à celles de l'Exécution à Tanger d'Henri Regnault, des ondes violettes d'une pureté prismatique, des jaunes de soufre translucides qui buvaient le soleil, s'en imprégnaient, jusqu'à rester phosphorescents la nuit venue... »

Le manuscrit me toTnba des mains I Où acaisjc ru, déjà, ces métaphores polychromes, sans doute écloses sous la plume de quelque peintre froffr d'Huysmans ? La recherche de cette paterullc littéraire ne me donna aucun résultat mais, dès lors, je me sentis empoisonné par un doute tenace. Qui sait si Ginette n'avait pas enrichi son récit cursif d'autres rapines ? Je regardai de plus près. Et je ne tardai pas à dénicher cette prose de Son Printemps, maladroitement

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