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Iv'hypothèse de Gabriele d'Annunzio dans un de ses petits articles intitulé Dell'avte di Giorgio Barharelli, est celle à laquelle nous nous rallions le plus volontiers : « lya femme et l'enfant, écrit-il, ont évidemment le caractère d'une apparition fantastique, d'une de ces intenses hallucinations qui prennent le relief de la réalité. ly'homme placé à gauche, séparé du groupe, a l'aspect de celui qui, dans sa solitude, est tout entier absorbé en une contemplation intérieure. Il est seul. Il n'a pas de liens avec les autres figures comme avec des créatures vivantes et proches. Il ne fait aucun geste vers elles parce qu'il sait ne pouvoir les atteindre et parce qu'il sait être seul. »
Crowe et Cavalcaselle ^ ont attentivement examiné la composition au point de vue pictural. « Aucune des œuvres de Giorgione n'est plus savante dans la diversité du travail, estiment-ils, aucune plus adroite dans la façon de différencier les tons par rapport à la distance, tout est clairement défini et une exquise délicatesse de toucher se reconnaît au premier plan. ly'artifice d'obtenir une surface riche et brillante par des glacis éclatants posés sur des préparations neutres est pleinement et heureusement reconnu dans les parties qui ont perdu leur patine par le frottement. »
Il n'est pas non plus sans intérêt de rapprocher VAdraste et Hypsipyle d'un tableau disparu^ de Giorgione dont le souvenir nous est conservé par une gravure