Carducci (p. 202) écrit
E spiace che un criticismo superficiale, ignorando e non curando tempi luoghi e condizioni speciali, abbia sodotto i signori Aulard e Rod a scrivere. a proposito di questi versi, molto leggeri giudizi su '1 patriottismo di Giacomo T^eopardi. abusando anche di aggettivi importuni. (utificialc. ridicolo e simili.
Carducci ne donne aucune référence.
a) M. F. -A. Aulard, dans sa thèse de doctorat : Essai sur les idées philosophiques et l'inspiration poétique de Giacomo Leopardi, Paris, 1877, considère les poésies patriotiques, auxquelles il consacre le chapitre iv, surtout comme un jeu d'esprit, une fantaisie d'érudit, une œuvre, en un mot, artificielle, mais il n'accole au mot patriotisme aucun des deux adjectifs soulignés par Carducci. Il n'en est pas de môme pour M. K. Rod.
3) En ce qui concerne ce critique, Carducci a en vue un article de lui {Giacomo Leopardi, dans Nouvelle Revue, janvier 1888), notamment les pages 164, 165 et surtout la page 149, oii on lit :
Il fut quelque temps patriote et il s'écriait, le pauvre infirme, eu enflant la voix, de telle façon que son cri aurait semblé ridicule s'il n'eût été touchant d'impuissance... : « Des armes ! Des armes ! Je combattrai moi seul, et moi seul je succomberai... » Du reste cet accès de patriotisme était tout artificiel ^H fut de brève durée. C'était ce qu'on pourrait appeler un sentiment littéraire...
Pages 205 et 200, Carducci revient sur l'espèce de ridicule que,
selon E. Rod, il y avait pour Tinfirme Leopardi à vouloir courir aux armes. (F.-A. Aulard avait dit la même chose à la page 65, mais sans employer le mot ridicule.) Garducci proteste : « Ma che artificiale! che ridicolo! »