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A propos des vers de Leopardi

. . . L'armi. qua l'armi : io solo Combatterô, procomberù sol io,

Garducci écrit (p. 206) :

A cotesti versi riferivansi di certo quel giovani italiani che innanzi il '59 dicevano a Marco Mounier : Co*l Manzoni in chiesa. co'l Leopardi alla guerra.

Marc Monnier : Ullalie est-elle la ferre des morts? Paris, Hachette, 1860, p. 157 (et non 57 comme dit Garducci), prête bien ces paroles aux jeunes Italiens, mais il ne dit aucunement qu'elles aient été prononcées devant lui.

119. — Garducci (p. 239). donnant un fragment de lettre de Leopardi, écrit : « la lettera. credo, rimase inedita, ed io riproduco ciô che ne diode Marco Monnier » (ouvr. cité, p. 135).

Gette lettre avait été publiée par Sainte-Beuve dans son article sur Leopardi, daté du 13 septembre 1844. (Voir Portraits contemporains, t. IV, p. 381 de réd. de 1876.)

Sainte-Beuve citait dans l'italien original; M. Monnier et Garducci donnent la traduction.

La Can/.one di Dante « ïre donne... ».

(Opère, t. XVI.) (Article tiré d'un cours fait en février-mars 1904.)

120. — Garducci (p. 15) emprunte, nous dit-il, trois vers de Vlntelligenza à Ozanam, Documents inéd. pour servir à VhisL Ult. de l'Italie. Paris, 1850. Il renvoie par erreur à la page 263, au lieu de la page 363.

121. — Garducci traduit (p. 10-11) le jugement de Ginguené {Hisi. tilt. d'Italie) sur la canzone de Dante Tre Donne. Il renvoie à la page 464 du tome I de l'édition de 1811. (C'est à la page 449, tome I de l'édition de 1820.)

Degli spiriti e délie forme nella poesia di Giacomo Leopardi.

{Opère, t. XVI.) (Paru en 1898.)

122. — Garducci (p. 269, 271, 272) traduit en trois fois une page de Ghateaubriand : Génie du christianisme, IP partie, liv. III, ch. IX, sur la mélancolie.

123. — Dans le commentaire ((u'il fait de ce passage et dans les considérations qu'à ce propos il formule sur la mélancolie à travers les âges. Garducci nous semble avoir trouvé son point de départ chez Sainte-Beuve.

a) Dans le Chateaubriand de ce critique, on lit :

Ueué commence par où Salomon finit, par la satiété et le dégoût. Vdnité dex vanités!... René est bien venu il sa date et pas plus tôt qu'il ne fallait; il n'a été précédé et annoncé chez nous que par les Rêveries du Proinincur solitaire, c'est-à-dire par Jean-Jacques; j'ajouterai par les Rêveries de Sénancour. Je parle en vue de la France; car, il remonter plus haut et îl voir le mal dans son principe, la mélancolie moderne était née bien auparavant. On ne la chercherait pas en vain dans Lucrèce, le poète de la nature. Saint Augustin la trouvait déjîl dans Vir^çile. et il en est lui-mPme le plus sensible exemple. C'est elle que saini (rhrysoslomc essayait do traitor dans le jeune Sta«:.vrf. On la trouverait

encore, cette mélancolie croissante, cherchant uu refui:»' dans le cloître aux premiers jours du Christianisme, s'eflforçant de s'y guérir et souvent ne parvenant qu'à s'y nourrir. Qu'était-ce en effet que Vaccdiaf — ... Cette tristesse du moyen âge se voit profondément empreinte dans l'attitude et la sombre beauté de la Melancholia d'Albert Durer..., laissant il ses pieds pêle-mêle les instruments de la science qu'elle a, comme Faust, épuisée. (Chateaubriand et son (jrouiie litt. soios l' Eniijire. t. I, 14" leçon, p. 330 et 337, Paris, 1801.)

Au cours de la même leçon. Sainte-Beuve parlait assez longiienienl (ViJherttKinn.

Dan^ la J5' leron. il s'occupe de Cf tilde Uarold, de Werther, de Jacopo Orlis, d'Adolphe (j). ;3(K?-306) ; il revient à Lucrèce (p. 306, n.). Page 373, note 2, il fait une iniporlaiile citation de Bo.ssuet {Lettre an Père Caffaro).

Ce sont là à peu près tous les éléments, y compris la citation de Bossuel, que Garducci met en œuvre pour l'aire sa petite histoire du mal du siècle ou plutôt de la mélancolie (p. 269-280). Qu'il coumU ces pages de Sainte-Beuve, un l'ait achève de nous en convaincre. Il écrit (p. 278) :

J{enaio ^ uonio da a\ velenare cou l'oslia cousacraia : cosî almeno diceva un suo aniioo (Cliênedollé, credo; ma non ricordo più dove).

Or Sainte-Beuve, précisément dans la 15* leçon de son Chateaubriand (p. 379), citait comme étant de Chênedollé ce mot :

Dans René, Chateaubriand a caché le poison sous l'idée religieuse; c'est empoisonner dans une hostie.

124. — Dans son aperçu historique sur la mélancolie, Garducci fait aussi luie place à TAjax de Sophocle et à Shelley. Or dans son article sur Leopardi, article bien connu de Garducci nous le verrons, Sainte-Beuve parlait du désespoir de l'un et de l'autre [Portraits contemporains, t. IV, p. 397 de l'éd. de 1876).

125. — Garducci (p. 280) traduit quelques lignes de Senancour : ObeniKinn. Miiis nulle référence à ce roman n'est donnée par lui, qui renvoie à Sainte-Beuve, Portr. contemp., 1869. 1, 150. (Voir Obermann, Paris, 1901, p. 22.)

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