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Garducci (p. 327) écrit de Leopardi

Kgli per abilo di studi e per disposizione di iugeguo fu verameute tutto greco e latino : un greco dei grandi giorni di Senofonte c di Sofoclo, uu latiuo del-

l'iilliiuM uenera/ionc rei)iil)l)licana.

— LXYII —

Sainte-Beuve avait déjà insisté {Porlr. cont., t. IV, p. 397-398) sur cette idée dans un article bien connu de Garducci (voir plus loin, § 128). On y lisait, page 397 :

Il était né pour être positivement un Ancien, un homme de la Grèce héroïque ou de Rome libre.

127. — Tout de suite après, Sainte-Beuve (p. 398) constate que, malgré ses liens avec l'antiquité, Leopardi est de son temps : « Il avait gardé du christianisme en lui. » Garducci développe la même idée, p. 332-333.

128. — Garducci termine son article (p. 359-360) par la traduction de quelques lignes où Sainte-Beuve commentait un fragment de lettre, reproduit par Garducci aussi, et que Leopardi adressait à Louis de Sinner le 22 décembre 1836. Garducci prononçant ici le nom de Sainte-Beuve, renvoie aux Port, contemporains, édit. Lévy, 1871, IV, 415.

129. — Garducci (p. 324) dit que le style du Tasse comparé à celui de Virgile est comme Vorpello rispeito alU oro. Il fait ainsi allusion au jugement célèbre de Boileau (satire IX) sur le clinquant du Tasse et Vor de Virgile.

130. — Page 393, il estime que Ghiabrera doit à Ronsard Tidée de ses « settenari... cli' egli chiamava giambici dimetri ». Il rapproche d'une strophe de Ghiabrera celle de Ronsard, qui commence par : « Quand je voy dans un jardin. » Garducci ne donne pas de références. Voir à la page 42 les Poésies choisies de P. de Ronsard, publiées par L. Becq de Pouquières, Paris, Gharpentier, s. d.

131. — Garducci (p. 429), ayant cité les poètes lyriques Ghiabrera, Testi, Filicaja, Guidi, Grudeli, dit qu'aucun d'eux n'a marqué sa personnalité dans ses vers. La raison de ce fait, dit-il, personne ne l'a mieux exprimée que Marmontel. Il renvoie simplement à Eléments de littérature : Lyrique et il traduit trois courts passages de Marmontel (voir t. II, p. 336, 339, 340 des Elém. de un. Paris, P. Didot frères, 1856).

— LXVJII -

Illustrazione alla scella di ciiriosità letterai'ie.

(Opère, t. XVIII.)

(Ktudo impiim<^e dans la Scelta di Curio.sitn do Roraaçnoli. en 1SG3. ajn-ès avoir paru dans une Kcvuc)

132. — Garducci (p. 7) rappelle que d'après Fleury, Histoire ecclésiastique (XCVIl, 33), Urbain V voulut duiiner à Pétrarque la dispense nécessaire pour épouser Laure.

133. — Dans la même page 7. il signale que la Mfd di Fruncesco J^rirtirca se rit tu du liurrto trecetitista fournit un argument « contro la opiniono assai salda e quasi comune dopo le Memorie deir abate De Sade che la donna amata dal Petrarca fosse la Laura d'Audeberto De Noves ». Voir Mémoires pour la vie de François Pétrarque tirés de ses œuvres et des auteurs contemporains, avec des Xotes ou Dissertations, et 1rs Pièces justificatives. A Amsterdam, chez Arskée et Mercus, M.DGC.LXIV et M.DGC.LXVTl (t. I. p. 9-13).

134. — Venant à parler de certain j^oème composé au xiii* siècle par le bénédictin Guillaume de Blois, Garducci (p. 29) dit })uis('r ses renseignements au tome XXII, p. 51 et suiv. de VHist. littér. de la l'^rancr. Paris, IS.")").

InloriH) ad alcuiie l'iine dei secoli Mil e \IV.

(O/K'/T. t. XVIII.)

(Htiidt^ piililirc ru 187C).)

135. — y.) CanhKM'i (p. 180-181) cilv un texte de Daule afin d'expliciut'i' |HMii' quelles raisons les recueils de poésies que nous a laissés le moyen âge contiennent plus de canzoni que de ballades. Or Fanriel [llist. de la poésie provençale, t. 11. j>. 100-101) avait, dans le même but, cité le même texte. Garducci u»^ renvoie pas ici à Fauriel. Mais, nous le savons, il connaissait bien son li\i"e, dont, au cojirs du in<Mne article, il va, un peu plus loin, citer un aulre passage.

i3) En effet, page 188-189, il reproduit en français une page de Fauriel (ouv. cité, 1. 1, p. 180-181) et il donne la référence exacte. Son but est de montrer comment des caractères qu'il croit reconnaître à la poésie populaire italienne, étaient communs à celle-ci avec la poésie populaire de la Gaule.

136. — Garducci (p. 225, 227, 228) renvoie à l'article que G. Paris avait consacré dans la Romania, 1872. p. 117 et suiv., à une publication du même Garducci, Caniilene e ballate, stramhotti e madrigali nei secoli XIJl e XÏV. Pisa, 1871. Le critique italien profite des rapprochements qu'à propos de son livre, avait faits G. Paris.

137. — Garducci (p. 227) emprunte, pour un rapprochement, deux textes aux Chants populaires de la Provence recueillis et annotés par Damase Arbaud, Aix. 1862 (t. I, p. 180). Il donne la référence à peu près complète et ajoute d'ailleurs, limitant son propre mérite : « Il prof. d'Ancona... primo fece questi rafîronti » (p. 228).

138. — Encore à la page 227, il cite le premier vers d'une chanson normande que rappelle une vieille ballade bolonaise. Il renvoie à Guste (lisez Gasté), Chans. norm. du XV siècle, page 25. Mais il ajoute qu'il fait ici un emprunt à Gaston Paris, Romania,

139. — Pages 311-312, 312-313, Garducci emprunte deux passages, qu'il met entre guillemets, à Marsand : Prefazione a Le Rime del Pefrarca. Padova. 1819. Il donne lui-même la référence.

Diseorso su la persona a oui fu iiicliri/zata la can/ono spirto (jenlil, e qnando, o su ()li a\\eniinenli ai (piali si rirerisce.

{Open. t. WIII.) (Etude publiée en 1S76.)

140. — Garducci (p. 367) rappelle que Voltaire {Essais sur 1rs mœurs, ch. xlviii) jugea cette canzone la plus belle de Pétrartjuo et la crut adressée à Cola di Hienzu.

141. — Il reproche à Mézières (p. 238 de son Pétrarque, Paris, Didier, 1868) d'avoir partagé cette deuxième opinion qui, elle, est erronée, commf» il s'attache à le démontrer dans la suite de l'article.

142. — Il fait honneur (p. 369) à de Sade d'avoir le premier, dans ses Mémoires, montré que la canzone était adressée non pas à Cola di Rienzo, mais à Stefano Golonna. Il explique (p. 371) ce qui empêcha l'opinion de de Sade d'être plus vite en honneur. C'est « l'essere stata sostenuta sparsamente. là, in appendice a uTia grossa opéra ». C'esl à l'opinion du critique français que se range Carducci. Il renvoie à « de Sade, I, Notes, 61 ». C'est plus exactement, t. 1, p. 61, note X.

143. — Il cite (p. 369) Ginguené, Hisf. lift. (Vit., part. I. eh. xtv, comme ayant suivi de Sade (c'est à la page 547 du tome II de l'éd. de 1824).

144. — Il cite de même (p. 369) Arnaud, Génie de Pétrarque, Parme, 1777.

145. — Il cite en français (p. 403-404) une page de de Sade (t. I, p. 61) sur la place que la canzone occupe dans le recueil des poésies de Pétrarque. S'il nomme de Sade, il oublie d'indiquer le tome et la page.

Discorso su 'I tempo in cui fii seritta la can/ono : Kalia niia e su çjli avvonimenli ai quali si riforisee, o raffronli diversi.

{Opère, t. XVIII.) (Etude publiée eu 1876.)

146. — Carducci (p. 420) approuve et cite en français l'éloge que fait Ginguené {Hist. tilt. cVItalie, 1" ])artie, ch. xiv) de la canzone Ifdlid n}ia.

147. — Pages 421-422, il elle (mi français les pages admiratives ([lie Villemain {Tahiran <Jr la lift, (iii moyen â<jr, t. Il, leç. 13) consai're à la mtMiie canzone.

148. — Pages 422-423, il reproduit en français l'éloge que fait Mézières {Pétrarque, p. xxxiv) de cette œuvre lyrique.

149. — Garducci, ayant à déterminer quand fut composée la canzone Italia rina, n'a eu qu'un but : donner le plus d'évidence possible à l'opinion émise par de Sade. Il, ne s'en cache aucunement (voir p. 431, 438). Mais il y a mieux : d'une façon générale il a emprunté à de Sade lui-même les arguments de sa démonstration. Seulement, il no les a pas apportés dans le même ordre que son devancier. Nous donnons ci-après la liste des idées communes aux deux critiques.

A) L^opinion fausse que Pétrarque aurait composé cette canzone quand Louis de Bavière passa en Italie fut d'abord émise par Vellutello, etc. (Garducci, p. 423-424; de Sade, t. I, note 11, p. 68). Elle naquit d'une mauvaise interprétation des vers 65-67, erreur d'autant plus compréhensible qu'elle reposait sur une explication rationnelle de ces vers (Garducci, p. 424-425; de Sade, I, p. 68).

B) Les raisons ne manquent pas pour combattre cette interprétation traditionnelle :

a) Si Pétrarque, comme le prétend Vellutello, vint en 1327 à Milan, comment, se trouvant dans cette ville, aurait-il pu dire qu'il était en train de u sedere su '1 Po? » (Garducci, p. 428; de Sade, I, p. 70).

3) Si Pétrarque espérait rentrer à Florence avec les exilés gibelins, pourquoi se serait-il emporté contre l'empereur qui protégeait les gibelins ? (Garducci, p. 428; de Sade, I, p. 69).

v) Pétrarque, retourné de Bologne à Avignon peu après le 26 avril 1326, fut retenu cette année et les suivantes à Avignon. Il ne rentra en Italie qu'en 1337 (Garducci, p. 429; de Sade, I, p. 69).

$) En 1327 ou 1328, Pétrarque avait 23 ou 24 ans. Il était frais émoulu des bancs et n'avait jamais fait de vers italiens. Gomment si jeune et si inexpérimenté aurait-il jmi composer ce chefd'œuvre ? (Garducci, p. 429-430; de Sade, î, p. 60).

— TAMI —

s) Fort peu connu en Italie, il ne pouvait dire d«' lui-même : (( Piacemi a' 1 nien eh' e' niiei sospir sien rpiali Spera il Tevero e l'Arno E' 1 Pi^' > rCardueri. p. 430: de Sade. I. p. 69-70).

:) Pour tenir compte de ces diverses objections, déjà Gesualdo avait émis l'hypothèse que Pétrarque avait composé cette canzone sous le pontificat de Clément VI, quand à Louis de Bavière le pape opposa Charles IV. Mais un simple rapprochement de dates suffit pour renverser cette hypothèse (Carducci. p. 430-431: de Sade. 1. ].. 68-70\

r^) Une autre hypothèse de Gesualdo n'est pas plus solide : à savoir que la canzone fut composée en 1354, quand la guerre entre Génois et Vénitiens était lo plu? ardente Tiarducci. p. 431; de Sade, I. p. 68 et 70).

C) Donc il faut admettre que la canzone fut composée à Parme, en 1344. lors du deuxième séjour de Pétrarque dans cette ville et au milieu dt» graves préoccupations d'ordre public (Carducci, p. 433-434; de Sade, I, p. 70).

U) Comment, le 23 février 1345, Pétrarque quitta secrètement Parme. A quels dangers il fut alors exposé; quels graves ennuis il éprouva (Carducci, p. 434-436: de Sade, t. II. p. 192-194).

E) Suite des événements publics de ce temps, considérés en Italie d'un autre côté que Parme (Carducci. p. 436-437: de Sade, t. II. p. 184-186).

150. — Carducci ^p. 429) cite une opinion et quelques lignes (le la Bastie (M r moires âc V Académie des Inscriptions, t. XV. }». 771 \ Mais il avait trouvé le tout dans les Mémoires de de Sade, t. I, p. 60.

151. Page 439, il affirmo que les sentiments patriotiques qui animent cette canzone furent ceux de Pétrarque en tout temps. Pour en être convaincu. <iue l'on considère à côté de la canzone une épître en vers latins. i\v\\\ lettres en |»rose latine de Pétrarque. 11 fnnf faire crtte comparaison

anclu' por vedere. secondo qi'anto ossorvù RÎiistamonte il Villoraain divorsita cho V* è di veritil di officacia di naturalozza nell' ps])r('ssiono tra il IVtrarca scrittoiv latiiu) *• il Fflrarca italiano.

Il fait ici allusion à Villemain, Tabl. de la îilL au M. A.. [. IL leç. XIII (p. 28 de l'éd. de 1871).

Della poesia ineliea ilaliana e di alciini poeti erotiei del secolo XVni.

(Opère, t. XIX.) (Préface publiée en 1868.)

152. — Venant à vanter la floraison de l'anacréontisme en France au xvi* siècle, Garducci (p. 5) renvoie pour plus de détails à Sainte-Beuve. Tableau de la poésie française au XVP siècle, Paris, 1843.

153. — Il reproduit en français (p. 9) l'opinion de M""* de Staël sur la poésie italienne et renvoie à Corinne ou V Italie, 1. VII, ch. I.

154. — Le poète français auquel il reproche (p. 9) de faire entrer dans un éloge de Léopardi les « langueurs du parler d'Ausonie », c'est Musset, dans la pièce intitulée Après une lecture.

155. — Le passage de Vinet auquel pense Garducci (p. 9) est le suivant :

C'est lui LQiiinault] qui a désossé la langue française. L'opéra lui-môme n'est que la tragédie désossée (p. 54 du Discours sur la litt. franc., dans la Chrestomathie franc., par Vinet, t. III. Lausanne, 1870. 7* édit.).

156. — Garducci cite en français une phrase empruntée à P.-F. Tissot, Notice sur la vie d'E. Parny, en tête des Œuvres inéd. de Parny, Bruxelles, 1827. La référence est de lui.

157. — Garducci (p. 32, 35, 39, 40) cite par morceaux à peu près tout l'article consacré à Savioli par Sismondi, Lifl. du midi de VEur., chap. xxii (la référence est de lui). Il le commente; tantôt il le contredit, tantôt il l'approuve.

158. — Page 50, il refuse d'approuver Sismondi (chap. cité, la référence est de lui) qui avait écrit de Gherardo de' Rossi : « On sent l'intention plus que l'inspiration du poète. »

159. — Garducci (p. 59), parlant de Saint- Just, écrit : « Avea composto a vent' an ni VOrganton, poenia di volupté sombre (è la parola di un sommo critico) variato d'assai leggiadre pitture. » Le « sommo critico ». c'est, nous dit Garducci dans une note. Sainte-Beuve (C. du lundi, t. V, p. 338). Sainte-Beuve employait les mots « volupté sombre » pour qualifier le caractère de Saint- Just et non son poème. Il est vrai qu'il étudiait ce caractère surtout dans VOrganfon.

Gontrairement à Garducci, Sainte-Beuve n'admire pas cette œuvTB. dont il dit que « le talent poétique [y] est à peu près nul ».

Pietro Metastasio.

{Opère, t. XIX.) (Etude publiée en 1882.)

160. — Page 82, Garducci rappelle, sans donner de référence, le jugement favorable que portait Voltaire sur certaines parties de la Clemenza di Tito (voir Voltaire. Œuvres complètes, t. V, p. 476-7, Paris, 1^30).

La Liriea classira nella seconda niotà del secolo WIIL

(Opère, t. XIX.) (Etude parue en 1871.)

161. — Page 111, Garducci cite deux extraits de lettres de Voltaire à A. Paradisi, traducteur de plusieurs de ses tragédies, sans donner de référence.

(Ji Aleraniici.

{Opcrc, 1. XX.) (Articlo pnl.lir 1.' V drcruibiv 18^.^.)

162. — Garducci (p. 37^ cite, eu ita.li«Mi. un niol emprunté à Michaud. II renvdic au li»inc II, p. 353, de la tra>d. ital. : Storia

— LXXY —

délie Crociate, Milano, 1831 (voir t. II, p. 338 de VHist. des Croisades, Paris, 1841).

Galanterie cavalleresche del seeolo XII e XIII.

(Opère, t. XX.) (Article publié le 1" janvier 1885.)

163. — Page 41, Gardiicci dit que Rambaud de Vaqueiras est, suivant Pauriel, le plus remarquable des troubadours « venuti su nella propria e vera Provenza ». Il résume ainsi le premier alinéa du morceau consacré par Pauriel à Rambaud {HisL de la Poésie prov., t. Il, p. 58).

164. — Dans la liste de ses sources, Carducci (p. 74) reconnaît avoir recouru « per i fatti e le considerazioni » à V Histoire de Millot et à celle de Papon. Que leur doit-il?

a) Ses pages 42-43 (jusqu'à « al principe d'Orange ») résument, avec quelque addition, Millot (ouv. cité, t. I, p. 257-265) et parfois même le traduisent :

Da pochi anni quella signoria era Dès l'an 971, la maison de Baux

venuta... nella famiglia del Balzo délie étoit connue pour une des plus illus-

più illustri del regno d'Arles fino dal très du comté d'Arles. Elle disputa

071, la quale contraste a quella di vors le milieu du douzième siècle le

Barcellona pii^ tempo il dominio délia comté de Provence A la maison de

Provenza. Nel 1181 Guglielmo IV del Barcelone... Leur fils Guillaume se

Balzo per concessione dell' imperatore qualifia prince d'Orange, par conces-

Federico s' intitolô principe d'Orange siou de l'empereur Frédéric I (p. 2.57). (p. 42).

Page 50, Carducci écrit

Stiè — raccontano i biografi provenzali — in quella corte lungo tempo; e vi crebbe di sapere, di trovaro e d'arnii. E il marchese per il grau valorc che in lui conobbe, lo fece cavalière e suo compagno d'armi e di veste.

Carducci donne coninir source « i biografi ». Ne peut-on croire qu'il a puisé ces renseignements chez Millot, si on considère en particulier la fin du passage suivant (p. 269) :

Boniface, marquis de Montferrat. fut pour lui un bienfaiteur... \'aquoiras se perfectionna lellenient f» sa cour, dans l'art de la guerre comme dans lu poésie,

qu'il s'attira une grande estime. Ces deux talents faisoient Tadmiration du marquis. Pour l'en récompenser, il Téleva au rang de chevalier, il le fît même son compagnon d'armes et de vêtemens.

") Page 55, Garducci, racontant une anecdote, dit emprunter son récit à un«^ « biografia, credo, inedita ». qu'il cite plus loin (p. 73) en ces termes : « Rmiihautz de Vaqeras, biografia provenzale inedita nella Medic. Laurenz.. pi. XLI. cod. 42. » Nous ne voyons pas qu'elle s'éloigne (au moins dans l'extrait qu'il en donne) du récit que lui-même devait avoir lu chez Millot (p. 270- 1). Il pouvait donc aussi bien nommer Millot qu'il connaissait et nous ne comprenons pas pourquoi il semble vouloir se donner ici le mérite d'apporter de l'inédit. Entre le texte de Garducci et celui de Millot. la comparaison est convaincante :

Un giorno il marchese torn(^ da T"'^n jour le marquis entra chez elle

caccia. ed entW\ nella caméra, e mise [Béatrix] au retour de la chasse, et

la sua spada a costa a un letto ; e se après sa visite laissa son épée dans la

ne venue. Béatrice, restata in caméra. chambre. Béatrix. restée seule, se dé-

spogliô il sorcotto. e rima-sta in gon- pouille de la robe traînante qu'elle

nella. toglie la spada. se la cinge. a portoit. son surcot ; elle prend l'épée.

modo di cavalière, e la trae dal fodero. si- la ceint comme un chevalier, la

e la vibra in alto e la gira a cerchio tire du fourreau, la jette en l'air, la

intorno al braccio da l'una parte e da reprend avec dextérité, en espadonne

r.iltra, e la rinfodera (^ torna a ri- .1 droite et à gauche. Cet amusement

l>orla a cost' al letto. Rambaldo vedea fini, elle remet l'épée à sa place. Va-

tutto ciù per lo spiraglio : onde la queiras l'observoit par une fente de la

diianiù i)()i sompre Bel Cavalière Cp. j-orte. C'est ce qui lui suggéra le nom

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