G). <le lieî-carnlicr sous lequel il design
lo dame dans ses chansons (p. 270-
On pourrait se demander si Garducci n'aurait pu, à défaut de VHisfnirr de Millot, citer celle de Papon ft. II. p. 380) comme source de ce passage. Mais Papon. (jui. bien souvent, copie Millot. néglige cette fois certains détails (]ui se trouvent à la fois chez Garducci et chez Millot. Ainsi, il iio dit pas que Béatrix portait un surcot.
165. — Page 52, Garducci dunii«^ en italien des extraits tirés d'une vieille notice provençale et que Fauriel (ouv. cité, t. II, p. .50-61) avait traduits <mi fran(;ai<. Le pi'eiiiier vers de certaine canzdiic (le Hinnltaud Miil. en fraiirais la citation de Fauriel. eu
provençal celle de Carducci. Puis celui-ci (p. 54), parlant du jugement que Fauriel (qu'il nomme) portait (p. 61) sur cette canzone, déclare ne pas approuver complètement son devancier français.
166. — Avant Carducci, Fauriel {Dante, t. I, p. 304-306) avait consacré un long- passage au Garros de Rambaud. Il est vrai que pour le commentaire de cette canzone, Carducci nous déclare avoir sous les yeux les études italiennes du comte Giovanni Galvani et du marquis Luigi Biondi (p. 60). Néanmoins, sur un point, il s'éloigne de ce dernier. Il le contredit en empruntant, nous semble-t-il, un renseignement au commentaire de Fauriel. Le marquis Biondi croit que Rambaud prend dans leur sens propre les mots jeunesse et vieillesse. Erreur, dit Carducci (p. 60), qui écrit quelques lignes où l'on peut voir une paraphrase du passage suivant de Fauriel (p. 306) :
Il faut savoir que, dans la lanfjue poétique de la chevalerie, vieillesse et jeunesse ou jouvence ne s'entendent pas uniquement de l'âge, mais de l'ensemble du caractère et des qualités morales.
167. — Fauriel {Dante, t. I, p. 302-304) et Carducci (p. 70 et suiv.) décrivent la fête donnée à Trévise en 1213 ou 1214, tous deux avec l'intention de montrer l'importance des fêtes chevaleresques, en Italie, au moyen âge. Carducci fait un récit beaucoup plus détaillé que Fauriel, mais outre qu'il a pu prendre à son devancier la connaissance générale de cette fête, il a trouvé chez lui l'indication d'une des sources principales auxquelles il a recouru en cette occasion (voir p. 74), la chronique de Rolandino.
168. — Parmi ses sources, Carducci cite u E. David, articolu biografico in Histoire littàr. de la France, XVllI, 499 e acgg. ». (C'est au t. XVII et non au t. XVIII). Que lui doit-il?
Quand un même renseignement se trouve à la fois chez i);i\i(i et chez Millot, Papou ou Fauriel, ce n'est pas au premitM* (pic Carducci l'emprunte, car il l'exprime de façon bien plus voisine (lu lexte de riiii dos li-ois derniers ([ue du texte de David.
-r- LXXVIIl —
Mais celui-ci, seul des quatre auteurs, mentionne (p. 502) les relations de Rambaud avec Adémar, comte de Valentinois. Il a donc pu fournir à Carducci l'idée développée page 42 (e poi passo — ricordata Béatrice).
Peut-être Carducci doit- il oncnre un petit passage à David :
Si feco giullare ; cioè non pur coni- Le jeune Rambaud... s'instruisit
poneva versi e canzoni, ma le musi- dans l'art de faire des vers, de chan-
cava e cantava egli stesso per le corti ter, de composer de la musique (p.
La Poesia r l'Italia nella (juarta orociata.
(Opère, t. XX.)
(Discours paru le 16 février 1889.)
169. — Parmi ses sources, Carducci indique (p. 117) VHist. des Croisades de Michaud. Il s'en est beaucoup servi. Ses pages 79- 84, 94-97, 99-101. 103-ill, 112-114 ne sont qu'un résumé des pages 56, 60, 61, 64, 71, 75-77. 81-83, 85, 88-80. 102-103, 111-112, 124-126, 150-151, 162, 180-181, 197 et suiv., 216 et suiv., 221-222 du tome III de VHist. des Crois. (Paris, 1841). Dans ce résumé, on trouve parfois les termes mêmes de Michaud. C'est donc celui-ci qui fournit au critique italien un cadre.
170. — Carducci (p. 118) déclare en outre avoir mis à contribution Villehardouin, Conquête de Constantinopte, éd. de Wailly, Paris, Didot, 1882. En efTet, il traduit ([{^^ nombreux et parfois longs passages du chroniqueur français aux pages 81-84, 95-96, 100-101, 107, 115-116. Voir Villehardouin. éd. citée. ^§ 18, 25-29, 62-68. 173. 276-278, 408-500.
171. — (/arducci traduit des poésies de Rambaud de Vaqueiras aux pages 88-89, 90-91. 93. 102-103. 111. 112- 1 1'». Tl a ])u les trouver dans I^aynouard, Choix des poésies drs Troubadours (t. II, p. 260-2; IV. |). 112-5, 275; V, p. 425) (|u'il cite parmi ses sources (p. 119 et 73).
172. — II Iraduil aussi fp. 94) un passage de Gaucelm Faidit. Voir Raynnuanl. nnw ci(c. t. W. p. 56-7.
173. — Dans l'appendice bibliographique placé à la fin du présent discours, Carducci (p. 118) dit avoir lu trois articles publiés par le comte Riant dans la Rev. des Quest. hist., en 1875 et 1878. D'une façon générale il n'en accepte pas les tendances, puisque Riant ébranle assez fortement le crédit de Villehardouin, que Carducci cite au contraire souvent et avec honneur. Néanmoins il admet (p. 84), comme Riant {Rev. Quesi. hist., 1875, t. XVII, p. 348) et sans le nommer, que Villehardouin, contrairement à ce qu'il voudrait faire croire, fut un simple porte-parole du roi de France, quand il fit élire Boniface de Montferrat comme chef de la quatrième croisade.
En outre, dans la question controversée des raisons pour lesquelles la quatrième croisade se détourna de son but primitif, Carducci (p. 92) nous semble se rang-er, au moins en grande partie, à l'opinion développée par Riant (p. 349-350), quand il écrit :
Forse fin d'allora l'autorità rli Filippo e la parentela persuase il marchese di accoglier nell' animo il proposito di una diversione dell' esercito su l'impero d'Orienté.
Délia Ecerinide e di Albertlno Mussato.
(Opère, t. XX.)
(Article publié le 16 mai 1899.)
174. — Page 143, Carducci cite l'opinion de Villemain sur cette tragédie et il donne avec raison comme référence : Tableau de la litt. du moyen âge, XX^ leç. (Voir le t. II, p. 222, de l'éd. 1871).
175. — Page 143, paraphrasant une opinion de Ginguené [Hist. lift. d'It., t. II, ch. XI, p. 306, de l'édit. de 1824), il nous semble l'exprimer incomplètement et en même temps l'altérer :
Il Ginguené abbozza : Tutto annun- Il compo.se de plus deux tragédies
zia che l'autore cerca d'imitare Se- latines. les premières qui aient été
neca, ma per tutti i rispetti VEccri- écrites en Italie... L'auteur y fait tous
nide è una cattiva tragedia, la prima ses efforts pour imiter le style de Sé-
n ogni modo ove siasi tentato d'ap- nèque ; mais quoiqu'il y réussisse sou-
plicare l'arte degli antichi alla rap- veut, il n'y a point d'injustice A dire
pres«'ntazione dei fatti moderni (p. qti'il ne fit que d'assez mauvaises co-
l43). pies d'un mauvais modèle.
176. — Pap^os 144-145, (larducci traduit deux passages réunis par lui en un seul. Il les tire de A. Chassang : Des essais dramatiques inn'trs de l'antiquité au A7P et au XV' siècle, Paris, A. Durand. 1852. Il renvoie aux pages 51 et suivantes de ce livre; il devait dire j^age 46 et pages 50-51.
(jiio (la Pistoia ed ait ri l'iinatori dol seeolo XIV.
[Oixrv. t. XX.) (Travail piibli^-^ on 1862.)
177. — Pages 181-182, Garducci cite en provençal, comme cxem])l(' d(» ])oésie guerrière, un couplet d'un sirvente de Bertrand de Born et il renvoie à Baynouard. Choix des poésies des Troub., IV, 141. Son attention avait pu être attirée sur ce texte par Baynouard lui-même {ouv. cité, t. II, p. 209) qui, voulant précisément donner un exemple de sirvente guerrier, citait celui-là tout entier en provençal et en français, et n'en citait aucun autre.
Delle f)()esie toscane di inesscr \n((el() Poli/.iaiio.
{Opcrr. t. XX.) (Discours publi(^ on 18G3.)
178. — Page 206, Garducci (donnant pour toute référence : J. Michelet, Mémoires de Luther) écrit : « Anche Lutero scrivea a non so quale Elettore, che la sua guarnacca era sdrucita, e che gli mandasse del drappo nero per farsene un' altra. »
Nous n*avons trouvé dans les Mémoires de Luther (t. XXX des OKurrrs c<hh pli'lcs de Michelet, Paris, Flanini;n'ion) aucun i^assage où soi! rappori('' ]c f.iil doni ])arl(^ (^.ai'ducci. Gelui-ci n'aurait-il pas all('']'('' iiic(»iiscieiiiineiit le sens d(^ la letlre suivante, la seule citée ji.ir Mi(litn(^L donl ("arducei ;iil |)u se souvenir — infidèlement — en écri\;nil I(>s ligiic^s (jue nous avons rej)roduites plus haut? Voici un exh'.iit (h' cette lettre :
A VFAecteur Jean. « J'ai longtemps différé de remercier Votre Grâce des habits qu'elle a bien voulu m'envoyer ; je le fais par la présente de tout mon cœur. Cependant je prie humblement Votre Grâce de ne pas en croire ceux qui me présentent comme dans le dénuement. Je ne suis que déjà trop riche selon ma conscience... C'était donc déjà trop de Tétofife brune qu'elle m'a envoyée; mais, pour ne pas être ingrat, je veux aussi porter en son honneur l'habit noir, quoique trop précieux pour moi... Je supplie en conséquence Votre Grâce de vouloir bien dorénavant attendre que je prenne la liberté de demander quelque chose (p. 515).
Nous ne voyons ici aucune preuve d'une demande déjà faite par Luther.
179. — Venant à parler du poème de Vlntelligenza attribué à Dino Gompagni, Garducci (p. 303) renvoie, avec exactitude, à Ozanam, Docimi. inêd. pour servir à Vhist. Utt. de rilalie, Paris, Lecoffre, 1850.
180. — Il rapporte (p. 307) et rejette une opinion de Varillas, Anecd. de Florence, 1. 1, p. 40, La Haye, 1689. Lui-même donne la référence.
181. — Garducci (p. 260, n. 4) cite, parmi les travaux relatifs à Politien, la thèse latine de N.-A. Bonafous, De Ang. Politiani vila et operibiis disquisitiones, Paris, Firmin Didot, 1845.
Sans doute les rapports ne manquent pas entre l'étude de Bonafous et celle de Garducci (cf. B. p. 29, 32, 33 et G. p. 278; B. p. 44-45 et G. p. 315-316; B. p. 46-47 et G. p. 322; B. p. 48-49 et G. p. 317 et suiv.; B. p. 58 et G. p. 279; B. p. 62 et G. p. 276; B. p. 65 avec la note et G. p. 277-278; B. p. 124 et suiv. et G. p. 2Q2 et suiv.; B. p. 149-150 et G. p. 460-461; B. p. 159 et G. p. 458). Mais ces ressemblances peuvent tenir simplement à ce que les deux auteurs ont recouru aux mêmes sources, comme on peut le voir par les indications qu'ils mettent en note. Garducci pourrait alors devoir à Bonafous tout au moins la connaissance de ces sources.
Dans un cas, on peut être plus affirmatif. B. (p. 40-41) et G. (p. 419) ont l'idée de comparer certaine ballade de Politien et l'ode de Ronsard : Mignonne, allons coir si la rose... Ils reproduisent tous deux la petite pièce française et renvoient tous deux à la même édition de Paris, 1609.
A notre connaissance, Cardiicci n'a pu trouver nulle part ailleurs ce rapprochement.
182. — Entreprenant une étude bibliographique sur les Stanze et VOrjeo de Politien, Garducci (p. 349) cite, parmi les sources dont il se sert pour la description des éditions, Brunet : Manuel du libraire, t. III. Paris, Silvestre, 1843.
183. — Il cite aussi ('. de Batines, Bibliograpa délie antiche rappresenlazioni ihilianr, l-'irenze. 1852. ])arte II, série I.
184. — Il cite encore Libri, Calalogue de la Bibliothèque de M. L*** [Paris, Silvestre, 1847], Poètes polygraphes, xv' siècle.
185. — Saiiit<'-|^'ii\i'. (lit-il (p. 385), demandait qu'on entreprît sur A. Ghénier un commentaire comme ceux de Boissonade sur les auteurs grecs, et M. Becq de Pouquières a rempli ce vœu. A plus forte raison doit-on me pardonner à moi d'avoir « ristampato e accresciuto un comentario aile Stanze del Poliziano, padre del rinascimento ». Il renvoie avec exactitude à Sainte- Beuve, Portr. litt., t. I (y voir les Documents sur André Chémer).
186. — Carducci ajoute : « E qui il nome di Ghénier mi fa toniarc a mente quel suoi versi elegantissimi. » Puis il cite seize vers de l'Ep. IV de Ghénier à Le Brun. Ge n'est sans doute pas, quoi qu'il en dise, le seul nom de Ghénier qui lui rappelle ces vers. 11 les avait lus, sauf les quatre premiers, chez Sainte- Beuve même, dans le passage des Portr. litt. dont il parle plus liaul.
Pour ces vers, il renvoie à l'cdit. Becq de Fouquières, Paris, Charpentier, 1862.
187. — Garducci (p. 381) résume un passage de Vllist. litt. dit., cil. XXII (t. 111, p. 527 de l'éd. de 1824) quand il écrit : « Scrisse il Ginguené... che la canzone : « Monti, valli, antri e colli » sia dopo il Petrarca quella poesia italiana che meglio ne rende il fare. »
— LKXXIIT —
188. — Garducci (p. 413) traduit en italien une ballade provençale qu'il a trouvée, comme il le dit, dans Raynouard, Choix des poésies des Troub., t. II, p. 242.
189. — Pour les pillages auxquels se livrèrent les Français à Florence, sous Charles VII, Garducci (p. 461) renvoie à Ph. de Gommines, Mémoires, VII, ix, Paris, 1580.
190. — a) Garducci parle des leçons que Politien faisait dans la galerie des Médicis. Il lui arrivait d'y réciter des vers :
che non si distinguerebbero da quelli di Virgilio (il giudizio è di A'illomain) e che ne hanno il libero giro il mo\imento e Tarmouia.
Garducci renvoie à Villemain, Litt. du moyen âge, leç. XXII, Paris, Pichon et Didier, 1830. Puis il cite de Politien trentequatre vers, dont les dix-huit derniers avaient déjà été cités par Villemain.
^) Déjà plus haut, sans le dire, Garducci suivait le même auteur français. Pages 430-431 (depuis « salito di ventinove anni » jusqu'à « era gloria »), il développe un motif qu'il avait trouvé chez Villemain : au cours de la leçon citée, celui-ci nous fait pénétrer dans (( la belle galerie des Médicis », où se trouve réuni
un auditoire de nations diverses : des Grecs réfugiés, des citoyens de toutes les villes d'It'alie, et parmi eux ce Pic de la Mirandole, d'un si fabuleux savoir, des étrangers d'au delà les Alpes, des Barbares, comme on disait en Italie, des Anglais même.
AUTRES SOURCliS FRANÇAISES DES ŒUVRES EN l'ROSE
DE G. CARDUCCl
Di aleiinc condi/ioni clella pi'cseiile lelleraUira.
{Opère, t. II.) (Article paru le l**" jauvier 1867.)
191. — Parlant du romantisme, Carducci écrit (p. 494) : « E fu gran bene per la civiltà che TEuropa sanasse da quella che un potente ingegno chiamo la scrofola romantica. »
Quel est ce « potente ingegno »? Evidemment Proudlion qui avait dit : « A mesure que la nouvelle génération se débarrasse de la scrofule romantique, la gloire de Boileau... reparaît dans son éclat. » {De la juslice dans la rècoluL et dans l'Eglise, t. VI, p. 125, dans les Notes et éclaircissements au livre intitulé Progrès et décadence, éd. de Bruxelles, 1870. La 1'" éd. est de 1858.)
Cet emprunt de Carducci à Proudhon nous amène à nous demander si le critique italien ne s'est pas rencontré ailleurs avec l'écrivain français, dans ses jugements sur le romantisme. L'un et l'autre y voient, tout à la fois, une école de décadence et un mouvement de réaction politique et religieuse contre les principes propagés par la grande Révolution. Analysant la littérature romantique, ils y distinguent un élément féminin prédominant, une pauvreté d'idées que d'apparentes qualitée de style essayent vraiment de compenser. Enfin, tous deux reconnaissent au romantisme le mérite d'avoir remis en honneur les études historiques.
Ces rapports entre Carducci plu:< nets si on rapproche certai
Questa scuola segua un nuov»» d»cadimento (p. 492).
Il suo nrincipio filosolicu c polit ico era fiiori del secolo... In poesia £u tleiiominaia dei roiuauiicl t- in folosolia c in politiea de' niiovi callolioi o de" niiovi giielfi (p. 493 el 491).
Se Voscurarii e Tillauguidir di*lla luco deU idcu.... se la sostituzionc d'una proUssità conceitosa alla maschia seiuplicilà. se la liquidità souora délia vei*sitioazioue.... se l'iutroduzione deir chincuto fcmminino (con che intendo la ijrevahma dcl sentimento diffuno ftii l'aifctto raccolto. délia eccitabilitîl imairinosa e coloritrice su la scultrice fantasia)... sono argomenii di decadimeuto, è pur forza confessajf (lie questa scuola non ehbe pari alrnidiniento dei concetti la facoltii delresocnzioue (p. 492).
et Proudhon apparaîtront encore ns passages de l'un et de l'autre :
Ou peut détinir le romantisme une litiéraiure de décadence. . . (t. VI, p. 2(>7).
LU n'a pas suj remplacer par uniidéalisation nouvelle le vieil idéal polythéiste, catholique, impérial, féodal, qu'une critique puissante venait d'anéantir à jamais (t. III, p. 397).
Toute littérature en décadence se reconnaît à r obscurcissement de l'idée, . remplacée par une loquacité excessive, qui fait d'autant mieux ressortir le faux de la pensée... Si, dans une littérature, l'élément féminin vient à dominer vu simplement à balancer l'élément masculip, il y aura bientôt décadence... Toutes les fois que, dans une littérature, rélémeni féminin prend le dessus, alors paraissent les écrivains de second ordre qui, doués de plus de passion que d'invention, affectant plus de sensibilité que de profondeur... préparent la dissolution littéraire par l'hypertrophie du style (t. IV, p. 1G7).
Presque tous les passages que nous citons ou auxquels nous faisons allusion se trouvent dans l'ouvrage De la justice dans la rc'vohi/inii rf ((aits l'Eglise et. nutuns-le bien, dans la IX' élude intitulée Progrès cl décadence et dans la XI* intitulée Amour cl Mariage [chap. ii. Influence de Vêlement féminin sur les mtrurs et la liltér. franc. \. L'une et l'autre parurent en 1858.
Or ces deux études, on n'en saurait douter, avaient beaucoup frappé, dès 1862, Giosuè Carducci qui, cette année-lù, écrivait, le 20 décembre, à Billi : <» I)i Proudhon... ho letto, con nioltissimo vant;»ggio e piacere, Amour et Mariage, Progrès et Uécadencc... Uaranicnte mi sono avvenuto a li'ovare tante c si féconde idée in tanta sobrictn, semplicità. lucidità di parole... L'analisi dell'idealismo nell' amoi'c... è altra cosa ^tupenda : comc giuslo e vrrissinuf quel che dice delV clemento fcmminino inti'odotto da Rousseau in ]Mti nollM liMtcrafnrn frnnrosp : rhc. i-arintis carian-
— l.XWVIl —
dis puo ripetersi dell' italiana. Ho letto anzitutto questi due studii,, perché me gV immaginavo, come gli ho trovati, utilissimi per i miei lavori; occupandomi quest' anno ail' Università délia poesia mistica e cavalleresca ed erotica dei nostri antichi, e délia Vita nuova di Dante e del Canzoniere del Petrarca » (N. Rodolico, Nuoue spigolaiure di aulografi carducciani, dans le Marzocco, 23 octobre 1910).
On voit que la lecture des deux éludes ne servit pas à Garducci seulement pour les travaux qu'il accomplissait en 1862-1863.
Polemiche sataniche.
{Opère, t. IV.)
(Les passages cités parurent d'abord dans le journal Popoio, 10 décembre 18G9, ou dans l'édit. florentine des Poésie, Barbera, 1871.)
192. — A la page 113, Garducci écrit : « Gerto : la lettura délie opère del Michelet, e di quelle, aggiungo io, confessandomi, del Heine, del Quinet, del Proudhon, hanno conferito al mio Salaria. » *
On ne s'étonnera pas de trouver aussi l'inspiration de Proudhon et de Michelet dans des pages que Garducci emploie précisément h expliquer les intentions de son Inno a Salaria. Il avait dit, dans un article du Popoio, le 10 décembre 1869 : « Ho inneggiato a queste due divinità dell' anima mia [la Natura, la Hagione] » (p. 90 du t. IV des Opère).
Quant à la Nature, voici le principal passage de Garducci. Nou> le faisons suivre des divers morceaux de La Sorcière (Michelet, Œuvres complèles, Paris, Flammarion, t. XXXVII) auxquels a dû penser l'écrivain italien.
Sataua per gli ascetici è la bellezza, Tamore, il benessere, la felicitA. Quolla povcni luonacella dcsicb-ra un (x'Sto d'iu(li\ iuV lu quel cesto v'^ Sataua. Qurl frate si compiace d'un uccellino che canta nella sua cella solinga? in quel cautu v*(> Sataua. Ecco, nella caricatura ridicola délia loggouda, quel féroce asct>tism«» che riunegù la natura, la faraiglia, la repubblica, Tarte, la aciruB», 11 K<*nerf umano ; che soppresse, a profiLto délia vita futura, la vita présente : che, per amorc dfir anima, flagello, scorticO, abbrustolù, aggbiadO il corpo (p. 01).
— I.WWIII —
Los in-omiers chréiious. daus reusemblo iH dans lo détail, dans le passé, dans l'avenir, maudissent la nature elle-même. Ils la condamnent tout entière. jusqu'A voir le mal incarné, le démon dans une fleur Toute la nature devient démoniaque. Si le diable est dans une fleur, combien plus dans la forêt sombre
Dieux anciens, entrez au sépulcre. Dieux de l'amour, «le la vie, de la lumière.
éteignez-vous I Vierjjes, soyez religieuses. Epouses, délaissez vos époux : ou
SI vous gardez la maison, restez pour eux de froides sœurs Pour l'homme
dont les faibles yeux ne font pas différence de la nature créée de Dieu îI la nature créée (Ju Diable, voilà le monde partagé. Une terrible incertitude planera sur toute chose. L'innocence de la nature est pei-due. La source pure, la blanche fleur, le petit oiseau, sont-ils bien de Dieu, ou de perfides imitations, des pièges tendus :1 l'homme? (p. 338. 342, 3-43. 493).
Sur Satan, principe de liberlc. vnici comment î?'expriment Gardiieci. Miclielet et Pmndlioii :
Per kteocratici poi Satana è il pensiero che vola, Salaua è la scienza chc esperimenta. Satana il euore che avvanipa. Satana la f roule su cui è scritto — \<jn ini ahbuasu. Tutio eiO è saianico. Sataniche le rivoluzioni europee per
uscire dal medio evo, che è il paradiso terrestre di quella gente Tutto ciô è
satanico: colla liberttl di coscienza e di culto. colla libertà di stampa. co" 1 suffragio universah' : s'iiitondc (p. 01).
Ceux qui sérieusement proposent à Satan de s'arranger [avec l'Eglise], de
faire la paix, ont-ils bien réfléchi? Ce qui solidement sépare les deux
esprits c'est l'œuvre gigantesque que l'Eglise a maudite, le prodigieux édifie»'
des sciences et des institutions modernes, qu'elle excommunia pierre par pierre, mais que chaque anathème grandit, augmenta d'un étage. Nommez-moi une science qui n'ait été révolte. Il n'est qu'un seul moyen de concilier les deux esprits et de mêler les deux Eglises. C'est de démolir la nouvelle, celle qui, dès son principe, fut déclarée coupable, condamnée. Détruisons, si nous le pouvons, toutes les sciences de la nature, l'Observatoire, le Muséum et le Jardin des Plantes, l'Ecole de médecine, toute bibliothèque moderne. Brûlons nos lois, nos codes. Revenons au Droit canonique. Ces nouveautés, toutes, ont été Satan. Nul progrès qui ne fût son crime Cette œuvre pose sur trois pierres éternelles : la Raison, le Droit, la Nature. (La Sorcière, p. G74.)
Oh ! je comprends que vous ne l'aimiez pas, la liberté, que vous ne l'ayez jamais aimée. La liberté... vous la redoutez comme le Sphinx redoutait Qulipe... Lu liberté, symbolisée dans l'histoire de la tentation, est votre antichrist ; la
liberté, pour vous, c'est le diable. Viens. Satan, viens que je t'embrasse.
(Proudhon, I)c la justice dans la Rcvolut. t1 dans l'Eglise, t. III. p. 240.)
Délie rime di Daiile.
(Opère, t. VIII.) (Article paru en 1865.)
193. vGe i)aragraphe complète le ^' 58. — A Rilli, Cardncci écrivait dans les derniers jours de 1862 :20 décembre) : • Di
Proudhou... ho letto, con... vantaggio e piacere, Amour d Mariage, Progrès cl Décadence... Quesfo scrittore è proprio un l)ûrtent() in qiiesto secolo... Hu Icfto anzitutto qiiesti due studii, perché me gl' immaginavo. corne gii ho trovati, utilissimi per i miei lavori; occupandomi quest' anno ail' Università délia poesia mistica e cavalleresca ed erotica dei nostri antichi. e délia Vita ïtuova di Dante e del Canzoniere d.el Petrarca... La lettura intanto dei due studii mi giovô per la Prolusione. » {Marzocco, 23 octobre 1910. dans Niwve spigolature di aulografi carducciani par N. Rodolico.)
Dans les années qui suivirent, Garducci continuait à s'occuper de Dante et moins de deux ans après la lettre à Billi. il travaillait à un article qui parut en 1865, le Rime di Dante (Chiarini. Memorie délia Vita di G. Carducci, Firenze, Barbera, 1903, p. 145. 155, 160,. Etant données les confidences de Garducci à Billi. nous pouvons nous attendre à' constater dans cet ouvrage l'iniluence de Proudhon. Nous ne voyons qu'un point oii elle ait pu se produire. A propos de l'étude que Proudhon intitule Amour et Mariage, Garducci écrivait à Billi : <^ L'analisi dell' idealismo neir amore, e délia corruzione di questo per quello, massime in grazia al cristianesimo, è altra cosa stupenda. » Garducci faisait ici allusion à des passages de Proudhon tels que les suivants où l'auteur explique quelle sorte d'amour fut propagée par le christianisme et doit même à celui-ci son apparition :
J'ai déjà, cité le mot du Christ, à qui l'on demandait lequel, des sept maris auxquels une femme avait successivement appartenu, lui resterait après la résu rroctiou : (( Dans le ciel, répondit-il. il n'y a plus ni époux ni épouses : tous sont comme dos anges devant la face de Dieu « Niée dans le ciel, la sexualité, ainsi le veut la logique transcendantale, est condamnée sur la terre A
l'idénl d'amour qu'avaient rêvé l'une après l'autre, de la diversité de leur poiiu d<. vue, l'école spiritualiste de Socrate et l'école sensualiste d'Epicuro. le christianisme ne tit donc que substituer un autre idéal, l'amour mystique L'amour
mystique, variété de l'amour i)l!ifoniquo, consiste à rapporter ù Dieu, beauté éternelle, amour créateur, le sentiment que la nature a établi entre l'homme et
la femme Le christianisme, condamnant la chair et tout attachement A la
créature, devait porter au plus haut degré l'amour mystique, le développer, l'enseigner sous toutes les formes. Le Nouveau Testament, les Pères, les mystiques, les sermonaires ne parlent que des noces du Christ avec son l'église, du ii'ariage de l'Ame avec son Créateur, de l'union des vierges avec Jésus, leur divin époux Le i)\ir et parfait amour est promis .seulement pom- \<- < 'î'-I 'm
où l'on 110 st" mari"' pins, mais où l'on s'aini»* sans s'unir, fl la manière des anges. (De la justice dans lu révolution, t. IV, p. 101, 103, lOi. 111. dans l'étude intit. Amour et mariage.)
La déclaration de Carducci à Billi mu* Vclude de Proudhon nous engage à découvrir un écho de tels passages dans les pages oi^i Carducci explique comment ce fut le christianisme qui amena Dante à transformer complètement la poésie lyrique amoureuse, (( sostituendo al sentimento cavalleresco il sentimcnto mistico ».
La i>oesia di Dante si trasnraana. Non più desiderii, non più querelo. non più fîioio straordinaric : ma continua e heata contemplazione délia bellezza in ciA ch' uir ha di più sovrasensibile, in quanto si manifesta opératrice di bene non pur su l'anima dol poêla ma in tuUo che l'appressa... Dante adora non le bellezze. si la bellezza. La parte materiata, quella che il vente porta via. ei non vi attende... Kcli mira più in Ift : qui corne altrove Dante è il poeta oattolico... Moglio che testimone «lella provvideuza, la bellezza è a lui argomento visibile dei miracoli e dei misteri délia fede (p. 47, 49, 50).
Ce passage de la poésie sensuelle et hiunaine à un idéal mystique s'explique, suivant Carducci, par le réveil religieux du xiir siècle. Et dans les canzoni d'amour de Dante et de ses contemporains, il y a des stances « che io non posso non imaginarmi concepite tragli austeri colonnati délie grandi cattedrali, alla luce d'uno splendido tramonto d'aprile che si rifrnnge nelle vetrate colorite » (p. 02).
L'Ariosto e il Voltaire.
{Opère, t. X.)
194. — Au n 7.'), ihui^ avons avaii(<'' ([ue Carducci avait eu, pour cet article, nu (Icvaiicier en GingiKMié, dont il connaissait à fond 177/.s/oi/v' Jitlér.
11 y a encore bien \A\\< de ra|>pnil> (Mitre cet article et une note où Heuchot, dans son édition d«* Voltaire (t. \, p. \^:>\, Paris, Lefèxre. IS^V*), réunissait une grande partie (h^s renseignemenfs (|u'on l'etrouve sous la plume de Carducci. lieuchot écrivail en elTet :
Voltaire a changé d'opinion sur le compte de l'Arioste, « Arioste est mon Dieu, écrivîiit-il à >!"" 'lu Di'ffnni le 1."» J;invi<M' 17(51 : ions les pommes m'en-. iniicnt, hors h' sien »
Dix ans plus tard, dans ses Questions sur VJ'Jna/clopcdic. au mol Kj^apri. il repnrlo du Roland le Furieux et fait un grand éloge de ce prodifjieu.r ouvrauc :
« Je n'avais pas osé autrefois le compter (Arioste) parmi les poètes épiques
ei je lui fais humblement réparation. »
Bettinelli dans ses Letterc sopra gli epigrauinti, analysées par Suard (Mclaripes de littérature, l'aris. 1803, in-S", t. I, p. 26-27), prétend que c'est lui qui décida Voltaire à modifier le jugement qu'il avait porté d'abord sur 1" Arioste. Cela se peut ; mais Voltaire, avant do connaître Bettinelli, avait déjà chanaé d'opinion sur l'Arioste et corrigé quelques expressions. En 1738 il disait :
« ». En 1738 il corrigea : « ..... ». En 1742 il disait : (( ». En
1740 il supprima presque tout ce qu'il avait ajouté en 1742. Il n'en conserva que la première ])liras<' : « L'Arioste est un poëte charmant, mais non pas un poëte épique. » En 1718. 1751. 1702, il supprima cette i)hrase et s'en tint au texte de 1738. C'est de 1756 qu'est le texte actuel. ^Nfais ce n'est pas de ce texte (pie veut parler Bettinelli ; c'est de ce que Voltaire a dit dans son artich» IJpopée.
Cette note de l^euciiot curiM'spoiid exactement, à quelques mots ])rès, à Carducci (p. 132-137).
Le Rime di F. Petrarca di su iiVi original! commentate da Giosue Carducci e Severino Ferrari (nuova tiratura). In Firenze, G.-C. Sansoni, editore, MCMX. (La première édition est de
195. — Nous rappelons qu'il s'agit ici d'un ouvrage accompli en commun par Carducci et Severino Ferrari. Mais comme Carducci s'était d'abord mis à l'œuvre dès 1800 et avait même publié en 1870. n TJvmii'iie, les Ih'mc di F. P. soi)ra arfjODwnli storici morali c dirrrsi, ti\i\ail qui passa en grande pai'lic dans l'édition des /Unie complètes; comme Carducci et Feri-ai'i déclarent avoir réalisé ensemble cette édition, nous ci'(»y(iii< j)()u- \nir la faire cMiIrei' dniis la li<(e des ouvrages où nous clierclions les sources françaises de C.ii'ducci.
a) Pixgc 44, sur la caiiziiiic (> iispcllnhi in cir/, ( lardiM'ci i'a|)p('lle Ir jugement de Sismotidi. Pr la h'fi. du midi dr l'Hnrupr, eh. \. Il Iraduil la phrase : " C/i'sl à mes yeux le jthi- jirillaiil cl je
j>1lis L'iilli<)ii>iu-k' (Ir ses jMjème^i; t-'est aussi celui qui se rapl>roc}io lo ]»ln- flo IVmIc antique. »
b) Pages 82-84. à ])i'(i|)os de la canzone Spirto gentil, Garducci ne dit, quant à la l-'iance, rien que nous n'ayons déjà enregistré aux §§ 1-40 et suiv.
c) Page KH. étudiant la canzone l^asso nn', ch'i' iioti so.... (îarducci obser\<' qu»' la |ircmicre stance tuiil iwor un capoversn tl'Arnauld l)anit>l. Il fait ensuite un rapprochement avec un autre poète ])ro\ençal. {{(lirro. doni il file nii vers. « stando alla lez. certaniente scoretta del Pa])on. ///v/. i/cti. dr Prorrncr, t. 111, a r. 465 ». OuanI au mélange de vei's étrangers à des vers italiens, Garducci lait observer (jue Hanibaud de Vaqueiras l'avait déjà fait et il renvoie à Raynouai'd. (Iwi.r dos poésies drs Troubadours, II, 2m.
d) Page 102, Garducci cite le jugement de Ginguené {Hist. liu. tl'/t.. cil. XTv) relatif aux canzoni nommées Jr frr sorellr, sur les yeux de Laure.
r) Page 180. il rappelle le jugement de Voltaire sui* la canzone C/iiurc. j'rrsclir c dolci (i<(jur (Essais sur (rs mn>urs, ejiap. Lxxxn ' On ti'((u\e (lan^ ces deux poètes [iJaule et Pétrarque] et surttiut djuis PétraiMiue. un gi-aud iiojidtre de ces ti'ail< send)lables à ces beaux ouM'ages des anciiuis. qui nul à la t(»i< la fdi'ce de Tantiquité et la fraîi'hoiu' du nniderue. - Il ajuiile que N'oltaiiv traduisit le (lél)iil (lu i)oème pour <> dunnei' (piebiue légère idée du génie de Pétrarque, de cette douleur et do cette mollesse élégante (jui fait son caractère ». Mai< Gai'ducci (»st juin d'admii'iM' la tenlatixe de ^^lllail'e. Il la juge (rnii mnt : <■ Ahim»''! >•
f) Pages 202-2(K>. sui' la cauznue /hiliu miu. ikhi» ne jtnuvons que i-envoyei- à nos §§ 146 et sui\.
ff) Page 22^^. en lète du -dunel (Jininh» piii th'siosr, Garducci écrit : « (Juesto >-(in. non è ox-urn di jier ->è. riiuaniamo uni all'oscuro del casd e del lemjto in cla^ lu scrilfn e délie persone a clii fu scritto. » Après axoir cil»' di\tM'ses liypothèses, il ajoute : « Solo il de Sade ha pii'i |>i'(»babilmenle >»apiil(» Imvare il come
e il quaiido. » Tl résume ropinion exprimée par de Sade {Mémoires, II, 239) et il déclare s'y ranger.
h) Page 300, Garducci rappelle le débat qui eut lieu entre Ménage et Chapelain, au sujet du vers il du sonnet Rapido fiurne che d'alpestra vena. ]ls écrivirent « in bonissimo italiano » aux académiciens de la Grusca pour s'en remettre à leur arbitrage. Les Cruscanti donnèrent raison à Ménage et Garducci les approuve.
Il rapporte, d'après les Mescolanze de Ménage et à titre de curiosité, la traduction latine que donna de ce sonnet l'évêque savoyard Fenouillet, prédicateur d'Henri IV.
i) Page 302, sur l'époque où furent composés le sonnet Se lamcnlar augelli et les trois suivants, Garducci déclare adopter l'opinion de Henry Gochin. Il ne donne pas de référence précise. Voir, page 129 de H. Gochin, La chronologie du Canzoniere de Pétrarque, Paris, E. Bouillon, 1898. Garducci reproduit même di\ erses expressions emprimtées à cette page de Gochin.
j) Page 410, Garducci résume ou traduit une opinion de H. Gochin qu'il nomme, mais sans donner la référence précise. (Voir La chronol. du Canzoniere, p. 131-132.) Il s'agit surtout de l'ordre oi^i devraient h)giquemeiit se succéder les sonnets Quanta in ridia, Valle. cite de' lamenti, Leroni)ni il niio pensirr. Garducci cite Gochin sans donner d'appréciation. En tout cas, dans s(»u édition, il n'a pas modifié l'ordre comme aurait souhaité Gochin.
k) Page 425. Du sonnet Zefiro iorna. Garducci rapproche une stance d'une canzone provençale de Guillaume de Bergedam. 11 e]i reproduit huit vers, mais sans donner de référence.
/) Page 420, Gai'dncci fail |)in''c(m1ci' le sonnci Onef rosigmiol (le deux lignes traduites iW II. ('ncliin (|n"il noiunie, sans donniM* (le référence. (Voir oiir. cilr. p. 133.)
m) Page 427, à propos du même sonnet, G.^rdiicci cite, api'ès Tassoni, des vers de Bernai'l (\\' N'entadorn. iimi- il ajoute : <■ <,)nel (Ici N'cnladoi'ii l'inipcdo a (jiic<to dcl Pclr. c un usi,L;nnol(j
ili li-nsi. K clii inettesso insicmo tutti i rnsiguoli délia poesia provenzale >i trovereI)lte ad avpjMi»^ iina cran gabbia rnn di molto sircpito 0 ])(m;i iiiol<»di;i. >•
/*/ Page 407, ('ai'diicci uoto (|iic (iiïi^iicnô. avec d'autres, s*iuiréiiia à déltMidrc la cauziHH' QiiaïKlo il soarr. Elle leur paraissait trop prosaïque : mais c'est l«'ni' i^oùt (lui était défectueux. (Voir f/is!. lift, illinlir, I. II. p. :-,',! de l'éd. de 1811.,
o) P. 407. C. reproduit en les traduisant quelques appréciations empruntées à H. Gochin (^n'il nomme, mais sans donner, encore cette l(jis. de référence précise. (Voir la \^. 144 de la Chranolopie.)
j) l)ans la <• iM'efazione > '^2 février 1800). les éditeurs. Cardncci et FeiM'ari. citent ]ilusienrs fois les travaux suivant^ dont ils tirent parti :
P. de Xolliac, Fat-siniih'"^ '^'- Vvcritinr ilr Pétrarque, lloma. Cuggiani. 1887.
— La biblioUièqur de Ftdrio Or^iiin, Paris, Vieweg, 1887.
— Le canzonierr auloffraphe de Pétrarque. Paris, Klincksieck.
Renouai'd, Aunales de Vimprimerie des Aide, Paris. 1834.