SOURCES FRANÇAISES DES POÈMES M. (.. CARDUCCI
Nous renvoyons anx Poésie di Giosuè Gardncci MDGGCL- MGM, settima edizione. Holo^iia, N. Zanichelli, 1908.
La date placée entre parenthèses esl celle de la composition ou de la première édition de roMiyro. d'après la Table des recueils originaux et des principales rééditions de Garducci, publiée en appendice, par M. Jeaiu'oy. à la fin de son G. Carducci, Paris, Ghampion, 1911.
Alla libedà '1858^ {Jurenilia, XXXV).
196. — Le thème principal développé par Garducci dans cette pièce est le suivant : la liberté se complaît dans les cris, la mêlée, le sang; elle a horreur de la douceur efféminée et de la servilité.
Voilà précisément le thème dont Barbier tire un admirable parti dans la Curée. Parfois même les vers du poète italien nous semblent être comme un résumé ou un écho atïaibli des accents du poète français :
Te giova il grido che le tiirbo assorda . . . La Libortô I Se plaît
E a l'armi incalza a l'armi i cuor aux cris du peuple, aux sanglantes
[cessant i. mêlées, j Aux longs roulements des
Te le civili su la fenea corda tnml)ours. [ C'est une fortr femme |
Ire sonanti : Qui ne prend ses amours (|U»* dans la
E sol tra i casi de la pugna orrendi populace; ! et qui veut qu'où
E flutti d'aste e fulmiuose spade l'embrasse ( Avec des bras rouin-s de
Nel vaste sangue popolar discendi. sang.
O libertado.
l>()|)() \s|ir(llllonl(' InTI Lrrin (,r,nl,i, \\\W
lo bevo
Sî a liberté che viudice De rumano pensiero Spezzi la fa Isa catteilra Del successor di Pioro.
Sacro è costui : segnavalo Co'l dito suo divino La libertà : risparmisi r/im]>f'nal Caino.
Viva : insignito gli onicri De la casacca gialla.
Al piê che due repiibbliclie Soliinociô. In forroa i»alla.
Di sua vecchiezza ignobile Contamini Tolone Ovo la prima folgorc Scagli»*"» Xapoleono.
Peut-être un feu creusait votre tête embrasée, { Projets, espoirs, briser l'homme de l'Elysée. L'homme du Vatican, j Verser le libre esprit A grands flots sur la terre.
{Châtiments. Au^ morts du .) Décembre, liv. 1. IV.)
Peuples, écartez-vous I cet homme porte un signe ; ! Laissez passer (.'aïn ! Il appartient Ti Dieu.
{Chût., liv. 4. I. Sacer esto.) J. '.
Ce qu'il faut, ô justice, ;1 ceux de cette espèce. ' C'est le lourd bonnet vert, c'est la casaque épaisse. | C'est le boulet roulant derrière leur talon.
{Châtim.. liv. 7. X.)
Oh I s'il pouvait un jour passer par
le chemin. \ ' Dans quelque
bagne vil n'entendant que sa chaîne...
(Id.. liv. 4. M
I O Toulon î c'est par toi
que les oncles commencent | Et quo Unissent les neveux !
(Id., liv. 1. II.» M. .t J.
Canievnlo 1871 {Levia Grarin. WUV.
198. — Cotte Y)]vco c-t nii dialoinie o\\ cimi j)arties. oii dotix ricjjc- cl ti'ois paii\ro^ |H'emi(Mit la ]tai'()](*. (ihacmi i\o res cinq
' I^ lettre .7 i»lacée A côté d'une citation française indiipie que nous adoj>tons un rapprochcunMit déji\ fait par M. .Teanroy dans son fîiosiie Cardiicti. Paris, ( lianiitinn. lîUl: - la Irttre .M : un rapprochement dA A Malagodi «lans la Critiia. (!•• Napnli. NUI. Eu parril «as. nous nous sonnui's. ou général, cflforoé i\o mettre en face l'un de l'autre, aussi exactement et complètement <iue possible, les passages italiens et français qui semblent avt>ir un rapi»orl.
— \t:VIT — morceaux a un titre : Voce ihil ijahizzi. Voce da'i luyaii, Voce dalle sale. Voce dalle sofJUle, Voce di soUerra.
Avant Cardiicci. Auuusle Barbier avait écrit deux de ces poésies dialoguées où s'ojjjjoseut le dénuement et l;i >uullrance des uns. la richesse, la puissance et la dureté des autres. Dans h's lloinicides lainbes), on entend tour à toui* f.e Prolétaire, Le Despote, La Justice liuniaine. Dans La Lyre d'airain {Lazare ), Barbier fait parler L'Ouvrier. Les Enfants, La Femme, Le Maître.
Sur le même thème, dans iki< Cliàtinients de^ V. Hugo, nuus entendons un dialogue (1. II, 1) oi^i interviennent Le Sénat, Les Caves de Lille, Le Conseil d'Etal, Les Greniers de Rouen, Les Pontons, les Erè<jues, etc. Un autre (1. III, 15 i se passe entre Uar)nodius, UEpée, La Borne du chemin, etc. Un troisième (1. V, 4) entre La Raison, Le Droit, Alceste, etc.
L'expression Voce di solierra est sans doute une réminiscence des Caves de Lille (\. Hiigoj, peut-être des mines de Newcastle (Barbier, Lazare .
Garducci semble s'inspirer de V. Huiiu dans le passage suivant :
Ma ride in quel baglior
Di sete e d'ôr. che cou la bianca uiauo
La marche.sa raccoglie e va giulia
In danza. Or pianga e aspetti pur. clio importa?
La prostituzione a la tua porta.
Le poète français avait en effet dit dans les Cliâtinienls (1. m, 9) :
L'orchestre rit, la fête empourpre les fenêtres,
La table éclate et luit ;
L'ombre est là sous leurs pieds ; les portes sont fermées ;
La prostitution des vierges affamées
Pleure dans cette nuit. (Cf. Jeanroy, p. 105.)
D'autres rapprochements seraient tentants. Nous y avons icnoncé, car, traitant le même thème que V. Hugo et Barbier, Garducci devait, de lui-même, être amené à li'i»u\er, poui* unr bonne part, les lirux (•(.imniuii^ qu'iN axaient avant lui déve-
— \l.\ III
luppé:? v'-l- 1^'"* J>i''»"«'> rilt'os cl t'ii (tiilrr. |i(iiii' V. Jlugi». les Chdl'nncnls, 1. I. l 'i ; 1. 11. 7: I. III. lU. \\\\ 1. VI. 5).
linio ;i Salana (septembre 1863;.
199. — 'l'diil (r.iJKii'd on pourrait ri'oire qiif Cardiicci doit, i^i pai'lie. à Jiaiidelaire. in' li'it-cf qiK' l'idtV' (Tiiix (.(qiicr Satan et de le réliahilitei', saii- (in'il y ait, d'ailleurs, à peu près rien autre de cumniiiii (>ii(rL' le héros des deux p(jètes. Mais Cardueei a pris soin de niijici' ccllt' liypotJièse en écrivant : < Potrei rispondere riie nel 180o io non ((tnuseeva il Baudelaire » {Opère, IV. 209 .
Il nous aj)]n'('nd liii-inénic (pie ses soui'ces françaises pour cette œuvre lurent MicJielet, Pruudlion. Quinet '^p. J13).
Il nous explique en oiili'c l\i\v xui iuteidi(ui lui de représenter Satan comme un symbole de la ludiire et de la liberté.
a) Pour lui, Satan est d'un côté le principe de la vie, de toutes les manirestation> de Ja \ie, en i>articuliei' de Tamoui', de la joie, du bien-èlre. 11 rei)résente les droits de la nature méconnus parle christianisme. « Satana... tien l'impero nel lampo tremulo d'un occhio neru... i^rilla de' grappoli nel lielo sangue, per cui la rapida gioia non langue... »
Nous avons déjà vu comment à cet égard le poète procède de Miclielet (voir § 11)2 . Ici aussi l'inlliience de Pruudhon n'est pas étrangère. 11 a écrit, par exemple :
Lf chrislianisuie so Irompa lorsqno, pour relever riiomnie de cette immense
eoiTiii)li(»n imiVune, il se mit :\ lui prêcher l'iuimilitr'. la fuite des honueui*s
l'horreur (h- rainour cl à cousomraer pour ainsi dire sa dt\2;radatiou. {De la juslier dans hi rt'voL ri «hins V iUjJisc, t. III. i». lîî>5.)
fi) En second lieu, Salaii symbolise, pour Garducci, la liberté d«* pensée. haii> Vliino. uou> le \(>yons inspii'er les réformateurs rrliginix on |»oliliqiit'^ lhi-->-. W'icleIT, SaNonai'ole, Luther: c'est lui ({iii, (l«\iouanl loiile^ Ic^ cnilnnlics, ]>Hi'vient à e.xplorer les vérilés scientifi<|ues, à, les a|i|»]i(iuer dans d'admirables inventions.
— xt:ix —
JJéjù ProLidliuii avait conçu Satan î?uus cet aspect. Dans Vidée générale de la dévolution au X/X" siècle, il invoque Satan puur le charger de remplir une mission révolutionnaire de libération à laquelle se refuse le Christ :
II y a plus d(; dix-huit siècles, un Lomino teuUi de régénérer riiumauité
Le Génie des RévoIutlDus, adversaire de l'Eternel, crut reconnaître un fils
« Non. répondit le Nazaréen : j'adore Dieu et je ne servirai que lui seul,.... » A moi. Lucifer, Satan (p. 290 de la 2*= édit." Paris, Garnier, 1851).
A la 1». .'j4U du t. m de la JusUcr dans la lirruL et dans VEylise, Proudhoii invoque cucnrc Salan et toujours au même titre :
Oli I je comprends que vous ne l'aimiez pas. la liberté, que vous ne Tayez
jamais aimée. La liberté vous la redoutez comme le SpUinx redoutait (lOdiiic;
elle \enue. l'Eglise est devinée La liberté symbolisée dans l'histoire (b- la
Tentation est votre antichrist ; la liberté, pour vous, c'est le diable. N'iens. Satan, viens, le calomnié des prêtres et des rois, (lue je t'embrasse, (pw je te serre sur ma poitrine,
v) Symbole de la nature ou de la liberté, Satan est pour Carducci riiéritier ou plutôt la synthèse des dieux (hi pjii^anisnic. vainement combattus par les chrétiens :
Che val se barbaro Con sacra fiaccola Te accolse profugo
II Nazareno I terapli t'arse Tra gli dèi lari
Furor de l'agapi E i segui argolici La plèbe memore
Dal rito osceno A terra sparse'y Ne i casolari.
Quindi un femineo La strega pallida
Sen palpitante D'etenia cura
Empiendo. fervido N'olgi a soccorrere
Nume ed amante, L'egra nalura.
Sur la haine dii c]u'istiaui>me contre les dieux païens, sur le soi't de ceux-ci après le triomphe de cette religion, sur la faveur qu'ils trouvèrent auprès de la femme, sur le rôle médical de la sorcière, Garducci avait lu dans la Sorcière de Michelet des passages comme les suivants {Œuvres complètes de Michelet. I^nris. Flammarion, t. XXXVII) :
Le christianisme vainqueur voulut, crut tuer l'i-nn^'uii. Il rasa ril»»»!.- Il
rasa ou vida le temiile, brisa les symboles Est-il bien sûr, comme on l'n liiiii
réiiélé, que les anciens dieux fu.ssent linis, eux-mêmes ennuyés, iati do vivre î qu'ils aient, de découragement, donné presque lotir démission? «nie le christia-
nisme n'ait eu ijuTi .souffier sur cos vaiues ombres? La poinilace des dieux.
(ucore en possession de rininiensité des campagnes, des bois, des monts, des
fontaines vivent Où soni-ilsV Dans le désert, sur la lande, dans la forêt V
Uni, mais surtout dans la maison. Ils se nuiintienneni au plus intime des habitudes domesticiues. La fenuue les ijarde et les cache au ménage et au lit même.
Jls t»nt là le meilleur du monde (mieux que le temple», le foyer I^a femme
surtout est habitée, gonflée, soufflée de ces tyrans. Ils l'emplissent d'aurii infernale, y font l'orage et la tempête, s'en jouent, au gré de l^^ur caprice Lorsque aux tiédeurs printanières la révélation nouvelle lui monte de tous côtés.
elle a d'abord le vertige. Son sein dilaté déborde La cause de son ivresse,
c'est que ce n'est pas le vide, c'est le réel, la sid)stance, qui trop vite a comblé
son sein I^es sorcières partout étaient sages-femmes Dans le temps où la
sorcellerie prend son grand essor, l'immense emploi des Solanées, surtout de la
l)tliadone. généralisa le nuHlicament qui combat ces affections Mais la grande
révolution (lue font les sorcières , c'est ce qu'on pourrait appeler la réluibili-
tation du ventre et des fonctions digestives (p. 339, 340, 342. 41î>, 433).
5) Del chioslro torpido A la Tebiiide O dal tuo tramile
(Mtre i cancelli, Te ne le cose Aiui.» divisa.
Itiveli i fulgidi Fugg(>ndo, il mouaco lleniguo è Salana ;
Cieli novelli. Triste s'ascose. Ecco ICIoisa.
Déjà, avant Garducei, MiclieJet avait munti'é qu'en vain les chrétiens s'étaient précipités au désert pour y fuir la tentation : Satan, c'est-à-dire la naltu'e et la liberté, les avaient suivis :
Donc le christianisme entra au chemin solitaire oil le monde allait de luimême, le célibat Il se précipita sur cette pente par le monachisme. Mais
l'homme au désert fut-il seul? Le démon lui tint compagnie avec toutes les tentations On sait ces noires villes de moines qui se formèrent en Thébaïde. On
sait quel esprit turbulent, sauvage, les anima, leurs descentes meurtrières dans Alexandrie. Ils se disaient troublés, poussés du démon, et ne mentaient pas (!• 341).
s) Non seulement le christianisme n'a pas triomphé de Satan, mais c'est lui le vaincu :
Vedi : la ruggine Spennato arcangelo Météore pallide.
Rode a Michèle (^ade uol vano. Tianeti spenti,
Il brando mistico. (îhiacciato è il fulmine Piovono gli angeli
Ed il fedelc A (îeova iu niano. Da i lirmamenti.
Ces strophes oii Carducci prélend affirmer la faillite du Père Eternel et de Jésus-Christ rappellent des pages où Edgar Quinet développe à peu près le même thème. Dans VEpilogiie de VAhas-
venis, on entend le Christ, seul, à la voûte du firmament, prononcer ces paroles :
Univers, pourquoi as-tu laissé tomber à moitié sur ton pavé la nef du firmament? Pourquoi as-tu brisé, en colère, les vitraux d'azur du ciel il ta fenêtre?
Pourquoi as-tu dit aux étoiles d'argent de sonner leur glas dans le ciel?
Ah ! c'est que le ciel est vide ; c'est que je suis seul au firmament. L'un après l'autre, tous les anges ont plié leurs ailes. Ma mère ^Marie est morte ; et mou père Jéhovah m'a dit sur son chevet : « Christ, mon âge est venu Ma vieillesse est trop grande Va! ton père est mort. »
Quinet dit que « tous les anges ont plié leurs ailes ». Garducci ne parle que de « Michèle spennato ». Mais dans VAhasverus cet archange intervient assez longuement à la scène IV de la seconde journée; et il dit de Jéovah, à la scène X de la quatrième journée :
Le père est trop vieux pour quitter désormais ses cieux accoutumés. Devant lui, dans la bataille, j'étendrai mon aile comme un bouclier.
Per Ediiardo Corazzini (1871) {Giambi ed epodi, ÏII).
Dunque d'Europa nel servil destiuo Tu il riso atroce e santo, O di Ferney signore, e, cittadino Tu di Ginevra, il pianto
Oh ! qu'il no soit pas dit que, pour ce misérable, | Le monde eu son chemin sublime a reculé ! | Que Jésus et Voltaire auront en vain parlé !
Messaggeri invïaste, onde gioiso Abbattè poi Parigi E la nera Bastiglia e il radïoso Scettro di san Luigi ;
Dunque, Ira' 1 ferro e' 1 fuoco,...
Cantando in fieri accenti, Co' picdi scalzi e la vittoria in front c E le bandiere a' vcnti,
{Châtiments, Nox, VIII.)
Après le sceptre en cendre et la Bastille en poudre, | ... aujourd'hui cette France où nous sommes | Contemple l'embryon | L'infiniment
petit !
(Id., liv. 3, V, Querelles du scrail.)
Tout entière debout comme unt> hydre vivante, | Ils chantaient, ils allaient, l'Ame sans épouvante. ' lOt
les pieds sans souliers |
(/</., liv. 2, VII, A VObeissancc passive.) — M. et .T.
Vide il moudo passar le tue legioni, O repubblica altéra, E spazzaje a se inuanzi allari e Ironi, Couie fior la bufera ;
iVrchè. su via di sangiie e dl lenébre Smarriti i figli tuoi E mutata ad un' upupa funèbre L'aquila de gli eroi,
E, lui servendo cbe mentisce Iddio.
Francia, a le madri annose
T>i spegnessi i fisrliiioli et il desio
Di lor vita a le spose.
E noi per te di piantu e di rossore
Macchiassimo la guaucia.
Noi cresciuti al tuo libero splendore.
Noi cbe t'amammo, o Francia?
Or co i cadutl lîl nel ïriugno ardente
De Talta Renia a fronts
E co i caduti nel décembre aliienie
De' Martiri su'l monte
Parla, e Nemesi al suc ferreo registro
Uuarda con muio orroiv.
Parla di lui, del Oesare sinistro,
Del bieco iraperaton?.
Parla, e Nemesi al suo ferroo regisiro Guarda con muio orrore.
Après ton Oc^an, République française, \ Où uoe pères ont vu passer Quatre-vingt-treize ] Comme Eéviatban.
(/(/.. liv. 3. V. QuetxUes du vcroi7.i
Et les trônes, roulant comme des feuilles mortes, Se dispersaient au vent.
(M, liv. 2, VII, J. rObéùfsanve passive.) — M. et J.
Donc cet homme s'est dit : (
Moi, chat-buant. je prends cet aigle dans ma serre
(/rf.. >"ox. III.) — J.
L'immense cheminée au centre resplendit. I Ton aigle, une chouette, en blasonne le plâtre.
(/rf., liv. 4, XIII, On loffe à la nuit.) — J.
Fils de la république et tils de la
chaumière, j j Pour servir ce
bandit [ Que vous ont-elles fait? ]
Oh ! quand je pense i\ >*ous mon œil se mouille encore I , Je vous pleure,
soldats, je pleure votre aurore | O
soldats ! nous aimions votre splendeur première.
(/(f., liv. .:. VII. A l'Obéissance passive.)
O vieux mont des martyrs, hélas î i:arde ton nom ! \ Ia^s morts sabrés,
hachés j Dans ce champ que la
tombe emplit de mystère ] Etaient ensevelis la tûte hors de terre... i L'ûpre bise soufflait sur ces fronts sans cercueil. | O morts, que disiesvous ù Dieu dans ces ténèbres? | On eût dit I Qu'ils voyaient, Bonaparte, au seuil du firmament | Amener devant Dieu ton Ame horrible et fausse, I Et que pour témoigner, ils sortaient de leur fossç.
(/(!., Nat, V.)
L'histoire ouvre un nouveau registre (/rf., liv. 2. VII, A rObéissance passive.) — J.
— cm
Ma io
. . . (love fra sue turbe ladre Quel prête empio riposa,
Là me n'andrô, là sorgero
Gome una larva del supremo die Lento, e dirogli
E sn' 1 capo gli penzola iuchiodato Gesù perché non fugga.
Trionfa nel tuo splendido San Piero, O vecchio prête infâme.
Con le tremule palme al ciel levate Ganta — Osanna, Dio forte — :
L'organo manda per le volte au rate Un rantolo di morte.
l)i sangue, mira, il tuo calice fuma ; E non è quel di Cristo.
Les Calliopes étoilées | Tiennent des registres d'écrou.
(M., liv. 1. XL) — J.
Et, moi qui ne suis rien, j'entrerai chez ce Corse | Et chez cet inhumain ( Seul, terrible, des morts agitant le suaire, \ Pareil aux noirs vengeurs devant qui l'on se sauve, j J'écraserai du pied l'antre et la bête fauve.
{Id., A VOhéissance passive.)
Sur une croix dressée au fond du sanctuaire | Jésus avait été cloué pour qu'il restât.
(Id., Nox, VL)
(Source indiquée par Garducci dans une note.)
Allons, coiffe ta mître, allons, mets ton licol, I Ghante, vieux prêtre infâme.
{Id., liv. 1, VI, Le Te Deum.)
(Source indiquée par Garducci dans une note.)
Quand tu dis : « Te Deum! nous voua louons. Dieu fort ! \ Sabaoth des armées I » ] Il se mêle à l'encens une vapeur qui sort | Des fosses mal fermées. I 1 Un râle sort de
l'orgue, I Archevêque, on a pris, pour bâtir ton autel, | Les dalles de la morgue.
{Id., ibid.) — M. et J.
Satan tient la burette, et ce n'est pas de vin [ Que ton ciboire est rouge. {Id., ihid.) — M. et J.
Nel vigesiinu aiiniversario dell' VIII ayosto MDCCCXLVIII (1871
{Giambi ed epodi, IV).
201. — Nous croyons possibles phisieui's rapprochements entre celte pièce et la Curée d'Auguste Barbier.
— c:iv —
a ) Marchesa ella non è clio in dauza
[scoccbi Da' tondeggiauti membri iv^'û diletlo.
11 cui busto offre il seuo ed oflfron gli
[occhi Tremuli il letto :
Dura virago elT è, dure demanda Di perigli c d'amor pruove famose :
In mezzo al .sanmic de la sua ghir-
Llauda Crescou le rose.
C'est que la Liberté n'est pas une comtesse | Du noble faubourg Saint- Germain, I Une femme qu'un cri fait tomber en faiblesse, | Qui met du blanc et du carmin : | C'est une forte femme aux puissantes mamelles, | A la voix rauque. aux durs appas. [ Qui, du brun sur la peau, du feu dans les prunelles..,. | Se plaît aux cris du peuple, aux sanglantes mêlées..., | Qui ne prend ses amours que dans la populace ; I Qui ne prête son large tlanc | Qu'à des gens forts comme elle, et qui veut qu'on l'embrasse | Avec des bras rouges de sang.
Ce premier i'ai)]»i'ocliement nous est suggéré par Garducci luimême qui. dans une note (p. 503) écrit : « Al Barbier debbo il movimento délia strofe 23, Marchesa ella non è ec; al Barbier clie scrisse nella Cuvée,
C'est que la Liberté n'est pas une comtesse »
i^our être complet, Garducci aurait dû dire « il movimento dclle str. 23 e 24 ».
|3 ) K tra'l fuoco c Ira'l fumo o le
[faville jB' l grandinar de la rovenic scaglia Ti gittasti féroce in mezzo a i mille, Santa canaglia.
A travers la mitraiUc \ Et
sous le sabre détesté, | I^a grande ix)pulace et la sainte canaille ] Se ruaient il l'immortalité.
Dans une note, Garducci dit, à propos du vers Santa Canaglia : *i Anche questo verso puo parère uiia l'inicndji'anza dei due bellissimi di A. Barbier,
La grande populace et la sainte canaille Se ruaient :"l l'immortalité;
nui il fallu r ch' eyii lia inT (iriiiinc i)ifi lunilc : me lo suggeri un deputato del Parlamenio ilaliano, quando dcllo sciopero polilico bolognese ne) niarzn del IS()8 disse non cssere popolo ma canaglia che lirava sassi. » Puisque Garducci connaissait les deux beaux vers dr, l^arbier, puisqu'au moment où il écrivait Santa canaglia (il nous l'a dil Ini-nuMUc ]>lus liani) il îivait pré-