III
• Id.. III. § 2.
d'Alembert. Carducci aura préféré non pas les ouvrages des philosophes, mais ceux des poètes lyriques comme A. Ghénier, Delille, Parny, J.-B. Rousseau, Roucher, des critiques Louis Racine, du Marsais, La Harpe, de divers auteurs dramatiques ^.
En somme, la prédilection du collectionneur allait aux temps plus modernes. Il avait mis en rayons à peu près quatre cent cinquante ouvrages (nous ne disons pas volumes) d'écrivains français et. sur ce nombre, les cinq sixièmes ont été conçus et imprimés au xix" siècle -.
A quels genres ax)partiennent-ils? Ce sont très rarement (une fois sur vingt environ; des poèmes lyriques, des pièces de théâtre ou des romans. Encore les voyons-nous alors signés de tels noms et porteurs de telles dates qu'on pourrait aboutir à cette conclusion : dès 1875 environ, Giosue Carducci ne s'intéressait plus en général à cette sorte de li\Tes français ^. Il réunissait de préférence des études historiques, des biographies, des mémoires, des correspondances, des récits de voyages, et paj^-dessus tout des œuvres concernant l'histoire et la critique littéraires, la langue et la versification : ils se rapportent de manière spéciale tantôt à l'Italie, tantôt à la France, plus rarement à d'autres pays. Il n'excluait aucunement les plus nouveaux : toutes les années, ou peu s'en faut, auraient une place dans une liste où seraient rangés, suivant la date de leur publication, ceux de ces travaux parus entre 1870 et 1900 ^
Ces divers volumes, il ne se contentait pas de les collectionner, il les lisait. Quand on considère, d'une part, la liste des livres français dont il est question dans sa correspondance ou ses œuvres critiques et la liste de ses sources françaises, — d'autre
' Voir le catalogue de sa bibliothèque française, III, § 3.
* Précisons. Sur i50 ouvrages purement français, 378 sont dus :! des écrivains du XIX* siècle et, sur ce nombre, 79 seulement sont des poèmes lyriques, des pièces de théâtre, des romans.
' Voir le catalogue de sa bibl. franc., III, § 4, A, B. C.
* Id., II, §§ 1, 2, 3; III, § 4, D, E, F, G.
part, le catalog-ue de sa bibliothèque française : on est frappé de constater à quel point concordent ces listes et ce catalogue. Dans son cabinet, se trouvaient réunis la plupart des livres français qu'il déclare lui-même lire, auxquels il renvoie, qu'il juge ou dont il s'inspire. Nous espérons qu'on s'en apercevra en lisant les deux chapitres qui vont suivre.