‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 157 sur 406 · Lcpaile est une étoffe de soie · texte numérisé non relu

Lcpaile est une étoffe de soie

O GIRABT DE ROUSSILLOK

les plus avides en eurent assez. Cependant Girart ne veut pas demeurer plus longtemps : on presse la concludon de l'affaire, et l'empereur fait amener ses filles; Berthe d'abord, au clair visage, au doux regard. Son père lui a fait apprendre les arts; elle sait mettre en roman le chaJdéen ' et le grec, et connaît à fond le latin et l'hébreu; pour le sens, la beauté, le gent parler, on ne saurait au monde trouver sa pareille. Et disent comtes et ducs et évëques et pairs : « Voici celle » qui doit porter la couronne, nous sommes prêts à nous n porter garants, par notre serment, que le roi de France la » prendra pour femme. » On fait apporter les reliques, et on commence à faire le compte de son oscle' : cent châteaux et cites, vingt sur mer. De tous les cent, pas un , si puissant fût-il, ne s'est refusé à prêter le serment.

17. Le pape parle, qui a subtil sens : « Sire, maintenant, n avec l'autre [de tes filles], fais ton fils de Girart. Je ne sais • n plus riche homme ni de plus haute naissance. — A ta vo- 11 lonté, » répond l'empereur. Alors l'amènent ses Grecs... ^ Elle a un corps charmant et toutvirginal et un maintien si . digne que les plus sages restaient silencieux, émerveillés de sa beauté. Pour elle, Charles méprisa celle qui lui avait été donnée, et par suite, la guerre dévasta les royaumes.

1 S . Après parla l'abbé de Saint- Rémi : « Je ne vois point » ici de reliques de saint André, de saint Jean, de saint Paul, » de saint Mathieu. — Des autres et de ceux-là, » dit l'em-

I. Ca/iàiu, dans le m», paraît devoir élre corrige en caudtu, pour caldiu. Dans le roman d'AIetandre (ià. Michelant, p. 8, v. 37] ïl est dit qu'Ariatote enaeignait à son royal élève : Griu, ebriu c caldiu et

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