Voy. p. Il, n. I
X, Tafur, ce mot est ici bien détourne de eoii scccption primhive el même de l'acception dérivée qu'il recevait bu moj'en âge. C'est ua mot qui est GÛrement d'origine arabe bien qu'il y ait doute sur l'étymalogie (voy. Die». Etymologiaches Warterbuch, I, ta/uro). Il apparaît pour la première fois dans les Gesta Dci per Francos de Guibert de Nogent. Cet historien nous apprend qu'un chevalier normand s'étant mis à la lêlc d'une troupe de gens sans aveu qui faisaient partie de la première croisade, fut dËs lors appelé t le roi Tafur >. Guibert donne de ce surnom l'explication que voici : • Tafur aiilem apud Gentiles dicunlur quos nos, ul minus litteralilcr \omiar, Trudennes (= truands] vocamus. « (VII, xïiii de l'édition des Historiens occidaitaux des croisades ; VII, ix des éditions de d'Âchery et de Bongars.) Le a roi Tafur >i , qui parait iSire une sorte de roi des ribauds. figure a la cour de Charlemagne dans Huon de Bordeaux, v. 38. Tafur est employa dans le sens de rïbaud, truant, dans maints textes, voy. par ex. Alexandre, éd. Michelant, p. 167. v. 17 et p. 467, v. 24 (l'éditeur lit à tort Qafur), la chanson des Albigeois, vv. 803 et 1 5'.,o , Aspnmoni,
ioïGooqIc
GIRART DE ROUSSILLON 3l
qu'il aimait mieux se battre que de fuir ; « dussé-je en mouu rir comme un parjure, je tuerai le roi, tôt ou tard, er ja- » mais on n'aura vu guerre durer si longtemps, n
65. Il y avait à Roussillon une tour de pierre cimentée dont l'appareil était de pierre alamandine ' ; le porche, en dehors, avait été fait par les Sarrazins ; elle était munie d'un toit {?), le sol en était vert comme sabine *. C'est là que von' tous ceux qui veulent riche butin, ou couverture de martre. de gris ou d'bermîne, coupe d'argent ou d'or : tel en a u tier, tel une émine. Les garçons, les gens de rien eurent plus de richesses qu'il n'y en a dans le trésor de Milond'Algline^ L'avoir de Gîrart est ainsi mis au pillage. Qui trouve sa pa rente ou sa cousin? 4, lui fait violence sur place. Le comte s'enfuît la tête baissée, et Charles commence une guerre qui sera de longue durée.
, 66. Or s'en va Girart au galop, sur Ramone ^, un cheval si bon qu'en tout le monde on n'en trouverait pas un qui pût le vaincre à la course. U gravit Saint-Flor '', un pui arrondi, et
dans Bekker, Fembras, p. lxv, v. ii8o, Rainbauc d'Orange, dans M«ha. Gedichie der froubadours, n°' Biû-y, couplet 6 ; pour d'auiros exemples, en français et en provençal, voy. Cachet, Qlossaire du Chevalier au cygne, at Raynouard, Lexique roman, V, 194. Ici, Tafur parait signifier u guerrier n, el ce que ce nom somporle de ddfavorabla est corrigé par l'épithèle u bon n.
I. Ou Cange, sous ALAHAnerNc, a plusieurs exemples d'alamaudlua ou de gemma alamandina ou alavandina qu'il interprète, d'après d'anciens glossaires, par pierre précieuse venant d'Alabanda, en Asie mineure (Carie). Alabandicus, x genus marmoris », également dans Du Cange, est sans doute une autre forme du mêitie mot.