‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 170 sur 406 · Il UlM entendre mèmeaafûl-ce sa parente · texte numérisé non relu

Il UlM entendre mèmeaafûl-ce sa parente

i. Ce cheval sera nommé de nouveau au % é^.

6. Le^n de P. (v. 45;]; raui et flors iroseaui e: lieurs; dans Ox-

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passa SOUS..... i- auprès d'une foataîne ; il enteud la noise que les Royaux font dans son château, et les rires dans sa tour, et il sait bien pourquoi : c'est son trésor qu'on emporte ; il pousse des gémissements de douleur, des rugissements de colère, et dans son cœur il pense comment il pourra faire honte au roi. II vint sous Roussillon, auprès du pont ; là il trouva Manecier le fils Raimon, avec lui deux tîls de comtes : il les jeta morts dans le fossé profond. On poussa des cris par le château... et Gîrart se met aussitôt en route, jurant Dieu et saint Simon que s'il ne réussit pas & écraser Chartes par les armes, au moins lui fera-t-il plus de mal qu'homme du monde.

67. Jamaisvousneviteschasse pareille! Voici d'abord venir Renier, un iidèle de Charles ; il se met à menacer Girart aussitôt qu'il le voit, lui criant : « Sire vaincu, vous avez perdu » la capitale de votre terre ; c'est aujourd'hui que vous ferez- » au roi un salut douloureux! «Girart l'entend, et si cette parole lui fut cuisante, il le fit bien voir. Il fit tourner vivement son cheval et alla le férir sur i'écu de telle sorte qu'il le lui K brisé et fendu ; il lui fausse et découd le haubert et l'abat mort sur le pré herbu. « Oa ne vous entend plus faire » le fanfaron, maintenant ! » lui dit-il ; « voilà ce qu'on gagne » à m'attaquer, puisse Dieu me secourir! »

68. Charles avait un damoiseau... au cœur fier et plein de rage qui frappa Glrarl au passage et lui perça son haubert ; et Girart à son tour le frappa si bien qu'il lui trancha le cœur dans k poitrine. Il l'abatit mort, puis lui dit : « Nous voilà quittes ! >> et il prit le cheval par la bride.

69. Girart s'en va avec une grave blessure ; le sang lui coule à travers le haubert. II ne s'en soucie guère : il a pris les che-

ford. Il n'y a pas de colline qui porte actuellement le nom de Saint- Flour ou aucun nom approchant dans lea environs de la inontagne de Vix, où Était bâti le château de Rouasillon.

I . La lefon d'Oif., so^ un ni, cache probablement un nom de lieu ; la leçon de Patit, escoM sot si (y. 458), parait refaite.

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vaux ' comme si de rien n'était, et dit une fîère parole : « J'en prendrai encore! Malheur tt qui acceptera une trêve a avant d'avoir encore tâté de la guerre I »

70. Girart s'en va vers Avignon, sans vouloir s'arrêter à Dijon. 11 y fut sept jours après avoir quitté Roussilion. Voici que vient au devant de iui le comte Boson, qui arrivait en hâte le secourir avec mille bons chevaliers. Lorsqu'il vit Girart blessé, il' en fut tout dolent, mais quand il vit que la blessure pouvait se guérir, il ne s'en soucia pas plus que d'un bouton; puis il lui demanda,des nouvelles de Roussillon. — « L'autre soir Charles me l'a » enlevé par trahison, grâce â un traître de ma maison. — < Jem'enmoque»,ditBoson, «puisse Dieu mevenir en aide I » Qès que Dieu vous a fait échappera sa prison, je ne fais pas » plus de cas de votre perte que d'un denier ' .Vous avez trois a cents châteaux en son royaume ^, trente cités seigneuria- » les y compris Avignon : faisons lui une telle guerre qu'il ■> ait besoin, pour s'en tirer, de ses éperons. Faisons la guerre » à ce roi, le mauvais félon ! — Voilà un conseil que j'ap- » prouve », dit Girart.

71. Voici S^uin le vicomte, de vers Béziers*, il vint d'audelà de Narbonne et,... ^; avec lui furent deus mille damoiseaux vaillants qui ne sont pas chiches de montrer leurs armes. Devanteuxnedure acier ni fer. Les chevaux qu'ils mon-

I. Des chevaliers qu'il vient d'abattre; il pouvait y en avoir troi» ou

ï. P. moissato (v. Sao], un denier de Moissac ? mohserun, Oxf., ni'est encore plus obscur.

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