Blaus, couleur qu'il n'est pus aisé de df lerminer
3. Ce personnage qui reparaîtra au v. r79i, est certainemeDt Herluinus, cotnce de Ponthieu, Bur lequel on peut voir Art de vér. It3 dates, lE, 751, Louandre, Histoire d'AbbevUle et du Ponthieu, I, 93, lOï. C'est de lui q-j'il est question dans ce ver« de Raoul de Cambrai (61. Le Glay, p. 146J :
En Ponlia va Hviul» au vii fi«r.
4. Wiuint (GuitSMç Oif , Lauijans P.), est un village situé près du Cap Gris-Neï, entre Boulogne et Calai», qu'on a cherché A identifier arec le Portas lliut de César, opinion maintenant abandonnée (voy. E. Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, I, 348-57J. Du Cange, partisan de celte identification, a du moins prouvé que, du vi* siicle juaqu'i Toccupation de Calais par les Anglais, Wissant fut un lieu d'embarquement fréquent pour ceux qui du nord de la France voulaient se rendre en Angleterre; foy. sa ixviH' dissertation sur l'histoire de saint Louis-. Wissant était employé proverbialement pour dé- Mgner lune des eitrémités de la France, s'il fiiut, comme il est proba^f, reconnaître ce lieu dans le Huiscent de Gui de Bourgogne fF-'3) :
Un Hnisocnt tor la mer de ci que a Saint Gik.
5. On H vu cependant au { 6 que le Brabant avail Ht oOnyé à Ci ran par Charles.
6o GIKART DE ROUSSILLON
y avait là des Bavarois et âes Allemands, l'un parle tîoîs ', l'autre roman. Vingt d'entre tUK sont^anisj montés sur des mulets ambiants; ils passent le pont de Loire...., et vont à don Fouque dans les prés de Sans *. Le comte les vît venir, il se leva et les baisa tous les vingt sans nulle fierté. S'il en est un qui soit malveillant pour l'autre, il ne le laisse pas voir.
I ! 5, Les comtes mirent pied â terfe dans les prés. Il y avait là Enguerrant et le comte Jofiroî, Aimon et Aimeri et Andefroi; les autres damoiseaux étaient des barons tiois. * Seigneurs » , dit Fouque, « pourquoi cette armée que je 0 vois assemblée par ces prés, par les collines, par les plaines, » par les bois? Sur qui veut marcher le roi Charles? — Sur » le comte Girart, » dit Andefroi, « il lui enlèvera la Bour- D gogne, comme il en a le droit. — Par mon chef! > dit ' Fouque, « non I il ne sera pas dit que par sa mauvaise foi " il aura dépouillé le comte! Je connais assez Girart le puis- B sant marquis pour dire que, si le roi marche sur lui deux n mois ou trois, les Lorrains frapperont de l'épée, comme T aussi les Bourguignons, les Désertois ^, les Bigots^, les