‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 200 sur 406 · Nom qui figure encore dans les Enfances Ogier, v, 1S · texte numérisé non relu

Nom qui figure encore dans les Enfances Ogier, v, 1S

ioïGooqIc

Les lits ne furent ni pauvres nî vides ; les couettes ■ étaient de paile*. Ils reposèrent jusqu'au moment où le soleil parut sur la montagne ; ils se chaussèrent et se vêtirent comme damoiseaux bien appris; ils font mettre les freins et les selles piquées d'or cuit. Ils chevauchent ensemble le long d'un bois ^ en suivant le cours d'eau qui descend du pui de Buic. Fouque et les siens s'en vont ainsi à Roussillon.

i32. Voici Fouque arrivé à Roussillon : il descendit à l'orme en dehors auprès du perron. Cent chevaliers accourent à t'envi, prenant sa rêne, son étrier, son bon cheval. Le comte entre au moûticr, fait sa prière, puis, s'éloignant des autres, va trouver Girart qui conversait avec Amadieu et Boson. Ceux-ci se levèrent et lui souhaitèrent la bienvenue. Mais Girart se hâte de parler : i Neveu, avons-nous

> bon accord du roi Charles? — Par mon chef! » dit Fouque, « pour cela, non! Je lui ai offert le droit de ta n part, en sa demeure; il n'en veut rien prendre, il le s méprise. Mais \e lut ai reproché ta trahison par laquelle il * a fait parjurer tant de riches barons 4. Je crois bien que B cet été il fera la moisson sur vos terres * : vous n'avez bois n nî vigne qu'il ne coupe, ni fossé, ni motte, ni vaste donjon n dont il ne convertisse en charbon les charpentes les plus. D élevées. Mande tes amis et tes hommes, semons-les de

> t'aider dans ta guerre contre Charles qui veut te désbéri- 1 ter sous un prétexte. Je lui ai juré la bataille en Vaube-

- n ton, et lui et ses barons m'en ont engagé leur foi, et

> l'ont acceptée avec cette condition que le vaincu prendra n le bourdon et passera la mer. — Je le trouve bon >, dit Girart, • par Dieu du ciel ! Sous peu de jours j'aurai n tant: de eompagtvons qu'ils seront cinq cent mille dans

Page 1