Seigneurs, de tous les partis à prendre, je n'en
> veux qu'un : c^est que chacun mande [ses hommes] par » sa terre, sans rechigner. Charles va fondre sur nous :
■ nous n'avons bois ni vigne qu'il ne coupe, fossé ni motte
> qu'il ne détruise. » Le premier qui parla ce fut Guillaume d'Autun : <c Mande tes amis et tes hommes partout oti tu » en as. — J'ai envoyé un messager à mon père, à Besalu, » qui convoquera tous ceux de Val de Dun, le Berga-
> dan 'y la Cerdagne et Montcardon ^, Purgele *, et Rl> » bagorza et Barcelone. De ce côté^i [des Pyrénées], j'ai M appelé mon oncle, don Odilon qui tient toute la Pro-
■ vence jusqu'à Toulon *, Arles, Forcalquîer et Embrun,
> les vallées de la Maurienne et d'Anseûn ^. Trois lundis
> ne seront pas écoulés que cinq cent mille hommes seront » assemblés. Charles de Mont-Laon 7 aura bataille. *
t. Gmnan» tTOllran P. (v 1640}.