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eut grand fi'acas. Vous auriez vu trouer les ecus, les pans des hauberts, les côtés, les flancs, les poitrines. Les lances brisées, on tire les épées avec lesquelles on fend les heaumes flamboyants. Le sang et la cervelle se répandent à terre. Il y en a tant d'abattus à la renverse ou sur le côté, que vingt mille cbevaux de prix vont sans cavaliers, traînant leurs rênes entre leurs pieds. Il n'y a Ift personne pour les prendre ou les demander. Chartes voit que son avant-garde diminue, Girart que la sienne subît de fortes pertes. Us ont, l'un et l'autre, tant perdu qu'ils n^ontpas lieu de se vanter. 147. Charles a douze échelles < et Girart dix, chacune de vingt mille combattants; ceux qui sont légèrement armés vont les premiers, comme vous savez. Hoël *, à la tête des Bretons, forme son échelle auprès d''un fossé. Du côté de Girart sont les Gascons. Sencbrun, de Bordeaux, vassal choisi, leur crie ; u. Gascons, chargez! C'est pour votre sein gneur que vous combattez : vous serez sauvés si vous y u restez ^. i Et Hoël dit aux siens : « Frappez! ce sera lâ- » cheté si vous êtes repoussés; » et ils répondent : » Vous n dites bien. » Les Bretons crient Malo! les Gascons Bie\ 4 ! A l'abaisser des lances tous se taisent : ils se frap-