‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 213 sur 406 · I. Corps de troupes formé en bataille · texte numérisé non relu

I. Corps de troupes formé en bataille

1. Hoil de Naniei figure dans le Fseudo-Turpin , dans Ogitr (v. 5934, 65o9, etc.), dan» Gaidon ,v. iiî?, etc.). Il y a au i* liâdeun comte de Nantes ainsi appelé, et au xi' un duc de Bretagne.

3. C'est l'eitention de l'idée régnante au moyen âge que les<croi*éa mourant pour'le service de Dieu étaient infailliblement uiuvés.

4. Brelan crident Maslou Oxf. (crido en aut P, est la correction d'un copiste qui ne comprenait pas). Ce cri des Bretons eit mentionné dans la dissertation de Du Cange sur le Cri d'armes (Du Cange Hentctael, t. VII, Disserlaiioiis, p. 5i a). C'est Saint-Malo, cf. Ogier, V. ii6()4 :

Et Saint-Malo (escrie) hsuumeat SbIcidoi». Et dans Aspremonl Ims. Barrois, Ashburnham Place, fol. iiçt v*} :

CeU S. Hcrlo: d« Bcctiignc la Me.

Cf. encore Rou, 784^ (où Piuquet a imprimé Matlon au lieu de Mas-

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pent par les ecus qu'ils mettent en pièces; le bruit des lances qui se brisaient semblait une tempête. •. Ab Dieu ! ■ dit Girart, ■ tiens-moi en paixl Je ferais de txin cœur droit au i roi. u Et Charles dit aux siens : ■ Levez les mains, invo- B quez et répétez les noms de Dieu ■, qu'il nous donne de

> vaincre l'orgueil de nos ennemis. Nous sommes plus

> nombreux qu'eux, et nous les vaincrons bien si vous B voulez. »

148. Les Bretons et les Gascons sont face à face. Leurs lignes se joignent sans broncher. Vous auriez vu tant d'écus, tant de lances se briser, tant de guerriers tomber de chevall C'est au moment où on tira l'épéequ'il y eut un tumulte : on fend hauberts et heaumes. Plus de sept mille restèrent sur le champ de bataille. Maint chevaux de prix s'enfuirent, qui ne furent jamais recouvrés par leurs maîtres. Les Bretons et les Gascons, je le dis avec confiance, n'auront reproche en nul lieu en France.

149. Les Bigots et les Provençaux vinrent ensemble. Ils sont du côté de Qirart, sur deux lignes. Du côté de Charles, sont les Normands et les Picards >, tous vaillants et nobles guerriers. Les lignes se joignent, sans qu'un seul recule. Vous

lou)', Saxons, l, içS, Beuve de Commerci, éd. ScKeler, v. 377S, etc.

Quant au cri des Gascons, je ne l'entendi point.

I. Les noms, allusion à des prïËres contenant rénuméraiion des divers noms que Dieu reçoit dans les livres sacrés. L'une de ces pièces, contenant « les 71 noms de Dieu, comme on les dit en hébreu, en latin et en grec n, est mentionnée dans Flamenca, v. 3386-90 ; cf. U note de mon édition, p. 3i6-7; voir aussi Revue des sociétés savantes, 3, 111 (i860), 6âo- 1 , et la longue pièce des cent noms de Dieu, par Ramon Lull (edit. Rosello. p. loi}.

a. Poerens Oif., PoHorenxs P. [v. 189S). L'accord des deux mss. emp£che de corriger Laerens. Il s'agit vraisemblablement, de ceux du pays de Poii, en anc. fr. Pohiers, nom remplacé depuis le xiV siËde environ par celui de Picards, dont l'étymotogie reste encore douteuse. Voj. Du Cange Pohebi, et, avec précaution. Cachet, Gloss, du dtevaîier au Cygne, Phoiiier.

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verriez trouer ecus et jaserans <, et tant <Je téles tomber avec Je heaume. Plus de dix mille restèrent... ', paries puis, les plaines, les... ^ Charles'en fut dolent, le roi de Reims; Gtrart, s'assombrit et soupira. II pria Dieu qui nous racheta, disant : n Sire, en ce jour aïde-moî, que je ne perde » rien ! ■

i5o. Voici parmi la mêlée le vieux Drogon, le père de Girart, l'oncle de Fouque. II montait un cheval bai... * et avait revêtu un haubert sorti de la forge d'Espandragon 5, que jamais arme n'avait faussé; son heauitie... * lacéétincelait d'or et de pierreries. 11 avait ceint l'épée de Marmion 7, et portait écu et lance â gonfanon. 11 vint â petits sauts par le champ ; â le voir retenir doucement son- cheval on reconnaissait un baron. Il cria au roi : « Je ne refuse aucun

■ chevalier ! n Voici le duc Thierri devant Charles : « Sire » roi, con naissez 'VOUS ce bourguignon? — Non, s dit le roi. — - C'est Drogon, le vieux de Roussilloa, le pèrede n Girart, l'oncle de Fouque : jadis il m'enleva ma terre, et » sept ans j'ai été proscrit dans les bois S; tenez-moi pour

■ couart et lâche, puisqu'il me demande bataille, si je ne la » lui donne! — Je vous le permets, > répond Charles, « vous n'avez que trop tardé à vous venger. Je veux voir a cette bataille sans remise. »

i5i. Voici le duc Thierri sorti du rang, piqué des paroles du roi : ni était jnonté sur un cheval almoravide, et avait son corps, couvert de bonnes armes; il vint â petits

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