‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 215 sur 406 · En après P. (199g), je n'entends pas E non prenc Oxf · texte numérisé non relu

En après P. (199g), je n'entends pas E non prenc Oxf

4. A traduire littéralement, noiu aurioni ici des ■ combattants b [feridar) et, au dfbut du ], des a hommes qui commencent l'attaque >>

ioïGooqIc

88 CIRART DI-: ROUSSll.I.ON

belle plaine; on n'y voyait ni fossé, ni barrière, ni bois, ai ramée. Les Angevins marchent les premiers avec les Manceaux, le comte JofTroî d'Angers et les Tourangeaux. Girart a vingt mille hommes en un corps. Il n'y en a parmi eux un seul trop vieux m imberbe <. Boson, Fouque et Seguin en tiennent la tétc, les uns crient Valée * ! les autres Rossel ^ I le plus grand nombre poussent le cri de Charles Martel. Tout ainsi que le faucon fait sa pointe quand il se jette sur l'oiseau, tout de même les jouvenceaus se précipitent les uns sur les autres. 11 n'y a à fort ecu qui ne soit brisé, ou fendu ou percé ou écorné, roide lance de frêne qui ne se rompe, ni si fort haubert qai ne soit décloué. Vous verriez tant de douleurs nouvelles, tant de cuisses tomber avec le trumeau, tant de pieds, de poings, tant de coudes ! Il est resté plus d'hommes sur le champ de bataille, qu'il n'y en a de vivants ou de morts dans Bordeaux. Celui qui se retira de ce massacre, eut Dieu et saint Gabriel pour protecteurs.

i5S. Bien frappèrent les Manceaux, les Angevins, les Tou-

{comensaior]. Mais il ne faut pas chercher un sens pr£di dam des expressions appelées par 1« rime.

\.Barbualeî[V. i. 1017), ainsi traduit Râynouard,£<jr. rom., Il, i85.

ï. Valit ou Valie est le cri bien connu des Angevins : voy. Du Cange, dissertation xi (à la suite du Glossarium, éd, Didot, VII, 11, ii a. ; cf. Rau, v. 4666, Guidon, v. 269^,1939, 4983. le troubadour Marcabrun, dans r.4rcAit' de Herrig, LI, 3i b, etc. C'est un nom de lieu, comme loua les cris d'armes : Valeia, dans les Chroniques dts comtes d'Anjou, edit, delà Soc. dcl'Hist. de France, pp. SS, 91. Dans Renaul de Montaubtfn, édit. Michelant, p. 141, le duc Gefïoi d'Angert a parmi ses troupes a cinq cens arcbiers de Valie s. M. C. Pon veut bien m'écrire à ce sujet ■ que la Vallée, comme on disait autrefois, ou B Vallée de Beaufort, comme on dit aujourd'hui, comprend tout levai

■ de la rive droite de la Loire, depuis les confins de la Touraine jutt qu'aux Ponts-de-Cé. Cest un pays, non pas a voisin >, comme le' B dit Du Csnge ftoc. cit.), maïs i peu près de tout temps dépendant

■ du comté d'Anjou, n

Page 1