‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 217 sur 406 · Celui de qui il est question aux gg loi et · texte numérisé non relu

Celui de qui il est question aux gg loi et

5. Efiquel aisinOii.) dism peut signifier «ainsi n.'msis |e ne sais si ce ne serait pas un dérivé de agicis, aids, qui paraît avoir été dans le midi l'équivalent de vicaria, voy. Du Cange, aiacis.

go GIBART I>E ROUSSILLON

rière-garde des Provençaux qui passent auprès de Girart par ua pré : ils sont soixante mille, tous à cheval. Don Odilon les conduit, le riche captai, en la mêlée qui fut forte et fière. De lances et d'épées ils frappent des coups mortels, tellement que les hommes de Charles ont reculé de plus d'une portée de flèche. Thierri dît â Charles : « Nous ne som- > mes plus de force égale : Donnez-moi trente mille hom- » mes des plus solides. Par eux le bien triomphera du mal. » Et le roi lui dgnne les Bavarois et les Tioîs : on ne saurait trouver plus ardents au combat. Thierri, duc royal, porta l'enseigne. Tous ensemble s'avancèrent, le long d'un vallon. C'est aujourd'hui que les braves se feront connaître.

157.- Les Désertaîns font par le champ un grand massacre ; ils vont par la mClée comme un tourbillon. Don Odiloa vint chevauchant par un chaume. Jamais vous ne vîtes vieillard savoir aussi bien se retourner et porter des coups. Boson, Fouque et Seguin furent ses fils; ils sont venus devant lui, les trois damoiseaux, vêtus de hauberU noirs comme du charbon ■ : Odilon jure Dieu et saint Ostril > que s'il trouvait un lâche parmi eux, il le ferait moine en un moûtier. Tandis qu'il les exhorte, sans qu'aucun dise mot, voici Tenir Thierri de Mont-Causil ^ avec les Bavarois et les

I. Cum defaipi, Oxf. (e de fesil P. io^i est corrompu); c'est taiu doute le mfnie mot que le fr. frahil, résidu de forge, dont l'origine n'e»t pas connue, cat fracliihum, proposé pur M. Littré, est inadmi»sible, comme l'a dit avec raison M. ScheUr. Du re«te, Yr est srds doute d'introduction récente, csr faiti, /est existe dans divers patois du Nord et mCme dans de* textes anciens. Voy. Du Cange, fasilia; Hécart, Di'cl. roticAi, Fiksi.

1. Saint Austregeail, archeTéquede Bourges (ni' sitcle). Ce nom

3. Ce surnom doit venir d'une terre éloignée possédée par Thierri, ou peut-£tre qu'il svait simplement habitée. Plus loin, g loi (P. v, 3701), nous le verrons revenir de Moot-Causil où il avait passé tu temps d'eiil. C'est sans doute le mime lieu que le J une première fois il s'était rétugié (ci-après | 184).

Allemands ■■ Ils coûtent les frapper, et les nôtres > courent sur eui. 11 n'y a écu de tremble ni de tilleul, bleu, jaune, Yeit, gris ni vermeil, que les grosses lance de frêne ne mettent en pièces, haubert qui ne soit rougi du sang qui s'échappe i flots du corps des vaillants guerriers. Mais c'est quand on tira l'épée que le péril devint grand : on tranche les hau> berts, les heaumes têtes et chevelures, yeux et bouches, nez et sourcis, pieds, poings, oreilles 3, Homme couard et lâche n'y voudrait être pour toute la richesse qu'il y ait jusqu'à Gazil 4.

i58, Odilon vint chevauchant par un chaume. Vous ne vîtes oncques vieillart si rerouant, ni si ardent à faire chevalerie. Devant lui il vit venir un fort tiois appelé Arluin de Val-I-andesc * ; il était sénéchal du roi, à la plus haute table; je m'étonne d'où il a pu avoir une telle dignité. Don Odilon le frappe sur l'écu : le haubert ne lui valut pas on.... ^ pour empêcher la tance avec le gonfanon de passer d'outre en outre. II fut abattu â la renverse du bai maure, et se laissa tomber de telle façon que cent chevaux lui passèrent sur le corps ( ?). Jamais je n'ouï parler d'une lutte aussi acharnée, de tant de combats corps à corps livrés en un champ. De tant d'hommes tombés aucun ne se releva plus.

1 5g. Fouchier vint éperonnant sur Facebelle, un cheval rapide de Compostelle. 11 avait revêtu un haubert étincelant qui pesait moins qu'une gonelle; le guerrier qui l'a sur le dos ne craint pas d'afironter la mort. Fouchier vint chevau-

I. Les raâmes qui viennent d'être appelés • Tiois n. 1. ■ Lesndtre* • ce «ont les hommes de Girart.

3. Il y a plusieurs énumératioDs de ce genre dans le poème de U croisade albigeoise.

4. Est-ce Gaja, modifié pour U rime? tro a Caumil P. (v. jogS).

Page 1