I. Lasiois dtns I* une de l'Eitt-maior
a. Vu eit un village voisin, canton de Chttitlon.
3. Une chapelle, située lur le penchtni de li colline, eii placée tous le vocable de »aint Marcel.
4. a Pulterienee autem ccnobium situm cM super flumen Sequanicum, secus montem Latiscum quem vulguï corrupte motttem Lascum nuncupac, in cujus summo verlice oppidum nobititaimum Rottellon quandam fuii,quod quidemaWandallsartmdeslruclumeztilit.D Vie latine, i loi. Romania, Vil, 196,
5. Vof. ci-aprù la traduction, g 358. 671. 6|i 119.478-9. 617.
7. On y trouve, en revanche, en abondance des tngmenis de tuilea
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m. — L ANCIENNE ET LA NOUVELLE CHANSON XXXI
^t aucune mention d'un château appelé Rousstllon > et siioé sur le mont Laçois. Quoiqu'il en soit, s'il est vraisemblable que l'idée de placer ainsi Roussillon vient plus ou moins direaement de la vieille chanson, it me paraît infiniment douteux que le réctt de la prise de cette ville par les Vandales ait la même origine *. Ce récit, en effet, est totalement étranger à l'histoire de Girart. C'est une digression d'histoire ancienne, qui n'a pas de quoi étonner chez un écrivain ecclésiastique, tandis qu'elle serait bien surprenante dans une chanson de geste du xi' siicle. D'ailleurs, si on n'a pas trouvé jusqu'à présent la source même où l'hagiographe a puisé (à supposer qu'il fie l'ait pas inventé) l'épisode qu'il a jugé à propos d'introduire dans la vie de son héros, il ne faut pas oublier que les ravages exercés par les Vandales dans la Bourgoghe sont fréquemment rappelés dans les vies des saints de cette région '. L'auteur de la vie de Girart de Roussillon était visiblement famiher avec celte littérature. C'est de là, très vraisemblablement, qu'il se sera inspiré. Le p(x>cédé même que les assiégés emploient pour faire croire qu'ils ont abondance de vivres, alors qu'ils sont sur le point d'être affamés, n'est d'ailleurs rien de plus qu'un lieu
qui pinjuenc appartenir à l'époque gallo-romaine et qui, par conté' quent. viendraieot de l'ancien Laliftco.
I . M. d'Arbois de Jubainville qui, dans *a notice sur le U{ois (Bibl. deVÉc.des Ch. 4* série, IV, ^49), a cité un aueigrand nombre Jelieui apant bit partie de ce pagus, n'a rencontré aucun leite sur Roussillon. A la vérité, un itinéraire de L.ondrea à Jérusalem conservé dans un mi. de la chronique de Mathieu de Paris, place Roussillon à l'endroit assigné par l'bagiographc de Poihlërea, mais il n'est pas antérieur au SHI* siècle; voy. Ramania, VII, 174. ~ M. Longnon considère aussi comme bbuleuse l'eiislencedu chileau de Roussillon. /. /., p. 17a, n. S.
s. M. Longnon est d'un. avis contraire, '. '., p, 271.
3. Voir, par ex., la vie de saint Didier de Langres dans les Bollsn-
XXXII INTRODUCTION
commun qui appanient, depuis l'antiquité, à la tradition écrite '. On le retrouve parmi les fables qui se sont formées à une époque peu ancienne du moyen âge sur le prétendu siège de Carcassonne par Charlemagne *, et ' sans doute ailleurs.
Ces divers éléments ayant été successivement éliminés, on peut considérer ce qui subsiste de la vie, latine comme tiré, avec plus ou moins d'eiactiiude, de l'ancien poènie. Les récits empruntés à cette source sont au nombre de trois qui peuvent se résumer ainsi :
1 ISS 8-3o). Guerre ayant pour cause un difiérend au sujet de l'héritage des parents de Berte, épouse de Girart, et d'EloIse, épouse de Charles le Chauve. Girert est chassé du royaume; il est réduit à se cacher et à exercer pour vivre le métier de char-
disles, mai (i3). V, 144, la vie àe sainte Germaine de Bar-iur-Aube, oct. (i). h 34. U vie de salni Antidius de Besançon, juin (zS), V, 4^.