‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 223 sur 406 · Helluin de Ponthieu, voy. J · texte numérisé non relu

Helluin de Ponthieu, voy. J

6. Lefon d'O. L, ; ce nom paraît déjà au J 1 1 3 ; P. (v. 337a) eaiait{.

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Cbarlesjura par la Mère de Diea, qu'il aimerait mieux être enterré que de demander un accord qui serait sa honte, vCar » si Girart me refusait par rancune, alors je serais honni et * avili. — Sire, si Girart refuse comme tu dis, c'est de » son côté que sera le tort et que le droit aura été mis en B oubli. Tu auras accompli notre désir ; dés lors noust'aî- » derons de bon cœur et cçlui qtiî mourra pour toi n'aura > pas succombé pour une mauvaise cause ■. » La démarche fut adoptée et le messager choisi : ce fut Tibert de Vaubeton, le vieillard gris, qui pariait bien et sagement. Il avait jugé selon le droit en mille causes, sans avoir été contredit ni démenti une seule fois. C'est lui qui fournira Ip message. Mais, quoi qu'il advienne de l'accord, Vaubeton ne demeure pas moins couvert de morts, et cent mille dames sont veuves de leurs maris.

172. Tibert mena avec lui Garnier de Blaye, cousin germain de Girart et fils d'Araive *, mais il était homme lige de Charles pour le fief de son aïeul. Monté sur un cheval gascon, il passa par-dessus les corps de mille damoiseaux frappés par l'épée, et parla & Girart en homme sage.

173. Giract était debout, triste et soucieux, quand il vit devant lui les deux messagers. Garnier parla le premier en preux damoiseau : « Girart, fais droit et prends-nous ^ > Et le comte répondit plein de colère : « Je vous en jure le Père B glorieux, que si un autre que vous m'était venu apporter B ce message, je lui aurais fait couper pied ou poing. IL m'a B tué mon père, ce roi. . . 4, et maintenant il me propose un

I. Non er perit^ ;'û y a là uneidfe religieuse -.périr indique la mort de l'âme, voy. Du Cange PEkiTio ; mourir pour une bonne cause était assimila au martyre; voy. p. H, a. 3.

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