‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 232 sur 406 · Cf. plus haut, I · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, I

4. Mtrevil Oxf. L., Meravil Paris; je ne sais quel esl ce lieu : )e ne trouve rien qui s'en rapproche dans la liste des palatia rtgia de Du Cange. P.-É. est-ce un nom commun, • à merreille », unecooT Dierveilteuietner.l nombreuse ^

5. Ceci fait allusion i un bit de guerre qui sera conté plus loin (P. V. 584Î et suiv.).

asiUau marquis Foucbicr qui enleva les chevaux de Charles > , sous Montargon, quand le roi était au siège de Roussîllon ; vous avez entendu celle de Tbierri le duc, le riche baron, de la bataille de Vaubeton où il tuaDrogônet Odilon, l'un père de Girart, l'autre de Fouque; ses enfans * furent bons chevaliers, ei tels [d'entre eux] qui étaient [au temps de la bataille de Vaubeton] de jeunes hommes, ont grandi et sont maintenant chevaliers. Â un lundi de Pftques, ils rencontrent Thierri à la cour du roi Charles : pourquoi mentirai$-je?ilsle tuèrent.

3o3. Ce fut à unes Pâques, ce m'est avis, que Charles tint cour plénièreà Paris. Thierri, le duc d'Ascane, y fut occis. Boson d'Escarpion lui mit sa lance dans le corps, vengeant ainsi son père et son oncle. Ainsi recommença la guerre qui, depuis ce jour, ne put être terminée pur un accord.

204. Ce fut un lundi, le premier jour de la semaine. Charles tint sa cour, grande et puissante, à Paris, en sa salle qui est vaste et ancienne. Après avoir mangé, le roi fait la sieste. Les damoiseaux vont jouter à la quintaine, aval, sous la cité, auprès de la source. Entre eux s'éleva une dispute, ils tuèrent Thierri, te duc d'Ascane : Don Boson d'Escarpion, qui tint Jordane^, lui enfonça sa lance par les entrailles, lui et teis soixante autres desquels aucun ne s'en vante. Le duc ne vécut pas jusqu'au lendemain su jour; mais ensuite Hugues de Monbrisane le vengea, par

I. Ç{. d-dessus l Sg. Toutefois, dans ce passage, il eu simplement conté que Fouchier, ayant enlevé à Charles des chevaux et divers objets précieux, mit son butin en sûreté à Escarplon, le château de Boson; mall il n'est nullement dit que cette circoostince ait été la cause de la guerre, qui élait déjà commencée avant cet épisode. Le poète dît seulement que ce fut là une action qui porta mslheur à Girart.

a. Les entants de Thierri, cf. i| 111 et 200.

3. Leçon de L. et de P. (v. 1744); Cordane Oxf.; je ne saurais identifier ce nom.

le conseil de Gautier, le fort, de Brane >. Cette vengeance ne fut point accomplie d'une façon honteuse, mais en champ de bataille, oti vous auriez vu plus de mille hommes par la plaine frappés au cceur ou à la tête.

2o5. Sous Paris, en un champ, une quinuine fut établie par trahison. C'est Boson et Seguin de Besançon qui la firent. Les fils de Thierri, tout jeunes gens, y vont, l'un portant une badine, l'autre un javelot. Ils se rendent vers la mesnie que Dieu puisse maudire! Boson enleva à chacun la tête sous le menton. Pour cela recommença une guerre qui ne fut point terminée par un accord, jusqu'à tant que Boson d'Escarpion fut tué, Charles pourchassé par une plaine, et Girart expulsé de sa terce, obligé, par la suite, de porter du charbon dans les bois.

3o6. Les âls de Thierri portent là des badines pelées ' ; la mesnie de Boson des targes roées; sous leurs gocelles ils ont ' des broigaes safrées '. Ils dressèrent leurs embûches à Saint- Germain 4. Là ils leur ont coupé la tête, et pour cela recommencent les guerres si acharnées, que cent mille hommes sortirent de leurs pays ^, et seulement des chefs il y eut cinq cents charretées, par suite de quoi la contrée est dévastée et réduite en désert.

207. Les fils de Thierri portent là des bliauts froncfe, ceux de la mesnie de Boson ont revêtu sous leurs gonelles des hauberts forts et à triple maille. Ceux qu'ils vont prendre en trahison se rendent à la mesnie. Boson coupa à cha-

I. C'est ce que nous verrons plus loin (P. v. 63o2). Le nom de n MoDbrisane ■ lemble mis ici pour la rime, car il ne reparait pas daaa le récit de la mon de Boson. 11 n'est pas question, non plus, dans ce récit,' de Gautier de Brane (de Braineyi.

1. Verges peladai; c'est un symbole de paix, de mfme que les verges blanches citée» par Du Cange sous viaoï.

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