C'est-à-dire u pour que j'aie forfait ma terre s
> mettre ta terre en Torfaîtl Puisque vous l'affirmez si fort,
• allons au plaid que le roi de France tiendra à cette mi-
> mai ; là seront ses comtes et ses officiers ' qui jugeront
> le droit. Faites cela! — Malheur sur moi! » dit Gîrart, ■ si j'y vais, si je m'équippe pour une pareille affaire! » Tu sais bien que le roi m'a dressé un guet-apens. Mais
» avant cela, il y aura encore mille ecus brisés, sept cents
. > damoiseaux seront désarçonnés et jetés à terre, les épées
> frapperont desmillîersdecoupscontrelesquelslesheaumes » et les charmes 'seront impuissants à protéger les têtes. J'ai
• à me venger des torts que m'a faits Charles!
271. t Pierre, je t'en prends â témoin ; Charles n'a pas eu I d'a&ireque je ne me sois mis en selle, que le premier, je ne
• me sois rendu à son appel, courant à l'assaut des villeset des
• châteaux. Cette chair, cette peau, y ont été blessées de coups 1 de lances, d'épée, de carreaux. Si j'y ai éprouvé des pcr-
> tes, mon seigneur en a eu profit. Et voilà qu'il me mande
• une nouvelle exigence : que je ne revendique (?) pas le
• fîefqui fut celui de mon père ^t Le me voyant tenir de-
• puis si longtemps, le roi veut me plumer comme le fau-
I . Abbaich Oif., obait \.., abah P. (v. 36oâ|. Ces formes, et d'ailleurs les rimes qui répondent en général à une finale Uline acl', rendent bien douteuse t'éiymologie abbatem; aussi Diez a-t-ll proposé (Etym. WcErt.W c,abmt), toutefois avec cloute, le bas latin ambaetus, ail. atnbaht, qui répond pour le sens i minister ou nànisterialh, voy. Du Cange. C'est dans ce sens que j'emploie « officier »; n fonaionnaire ■ serait un peu moderoe.
a. La construction de ta phrase, dans Ozf. et P. (v. 36tt) amènei faire de caraich, carait, carak, une sorte de sybonyme de cap qui précède; toutefois il est dlâicile de faire de ce mot un dérivé de coro, fr. <c chiere n. Je suppose que c'est une forme apparentée i character.
3. Ces paroles ne semblent pas, de prime abord, répondre A la demande de Charles telle qu'elle est formulée par le messager. Toutefois elles j répondent indirectement, Girart veut dire que la terre qti'il tient de son père est franche et ne peut, par conséquent, être forfaite. La m£mc prélenijun a déjà été exprimée plus d'une fois.
ioïGooqIc
GIBABT DE ROUSSILLOK l3g
» con tait d'un oiseau. Mais il n'aura pas vu ,1a fête Saint- » Michel, que'je lui ferai voir une troupe d'hommes armés
■ qui ravageront sa terre comme le loup une bergerie. Don
> Pierre, vous me direz à Charles Martel que jamais il n'a » ôté de son manteau un tel morceau de fourrure(7] > c'est D pour son malheuc qu'il a eu une telle idée, le félon; puisi qu'il ose m'attaquer, à mon tour je le défie ! ■