Girart, que réclamez-vous au rot Charles? — Moi
■ la mort de mon oncle Odilon, celle de mon père, le duc
■ Drogon, tous deux tués par le duc Thierri en Vaubeton,
> 11 nous jette hors de sa fidélité', moi et Boson; sans
■ motif, il occupe notre terre : s'il ne me fait pas un accord
• qui soit bon, porte<lui notre défi. •
273. Pierre, entendant ces mots, fit un pas en avant. II lui parut qu'il y avait là de l'orgueil, de la colère, de la rancune, de la haine, de la malice, de la folie : 1 Oses-tu bien
> mander un tel défi à ton seigneur, le charger d'un tel
• grief? C'est lui qui a voulu qu'accord et mutuel pardon
■ eussent lieu. La paix avait été faite en Vaubeton. Par la
> mort de Thierri, le duc d'Ascane, que votre cousin Boson T tua de sa lance, vous avez recommencé la guerre. Le plus
. ■ gros de la perte sera pour vous, et vous finirez par faire
■ droit au roî point par point. >
274*. — Je vais te dire une chose, Pierre de Mont-Rabei,.
■ tandis que je te vois ici. Charles me fait grand tort et
■ grande injustice en me mandant de venir faire droit à
■ SoissoQS, ou d Reims, à Saint-Rémi. Avant qu'il ait mis
■ la main sur ma terre, il y a une chose dont il peut être
■ sûr 4, c'est qu'il n'est pas près d'obtenir droit de moi, si
■ d'abord il ne me tient prisonnier à sa discrétion. — Tant r pis! » dit Pierre.
I. C'qst~à-dire, « jamais il ne se sera fait un tort aussi graad. a. Cf. p. ii5, n. I.