‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 264 sur 406 · CheiGiran · texte numérisé non relu

CheiGiran

4. Ses hommes en général, l'ensemble de aux qu'il avait droit de

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n'a que ceux de son conseil. Il ne s'attendait pas â rencontrer de la résistance de la part de Girart, qui n'a pas étë averti et n'a pas reçu de message. Charles n'a pas plus de trois mille Français, mais jamais roi n'eut hommes mieux armés. Ils portaient des broignées safrées ', une paire de dards » ; quelques-uns avaient d'anciens hauberts viennois 3, des tances, des gon fanons, des ecus de Blois, de grands chevaux coursiers d'Espagne. C'est avec ces troupes que Charles est entré dans Mont-Amele. Il voulait porter un rude coup à Girart, et il a réussi.

3io. Le roi Charles, accompagné de Henri *, est parti en guerre. C'est le comte Auberi ^ qui les guide sur la terre de Girart. Ils lui ont enlevé Mont-Amele qu'il avait tenu longtemps, de bons et riches châteaux. Ils ont occupé les bourgs, assailli (?] les murs. Ce sera une douleur pour Girart, Boson et Seguin-, il adviendra mal à tel qui ne le cherchait pas. Fouque et Landri en seront ruinés sans l'avoir mérité.

3 1 1 . Quatre jours ils y séjournèrent ^, après l'avoir pris, sans que personne de l'armée manquât de rien, quoi qu'ils demandassent dont ils eussent besoin. Au cinquième jour,

convoquer ; ses marquis, c'est-à-dire les feudataires qui

marches, et qui, à cause de la distance, n'avaient pas eu le temps de

rcjwndre.

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