Cf., l Î
5. Notons que c'est avant l'altercation avec Boson que prend place, dans te poème, l'eipoié des condition* que Pierre est chargé de transmettre ; voy. % i55. '
l52 GIBART D E ROUSSILI.ON
parole pour répondre à Pierre. Il se tourna d'un autre côté pour se remettre : i Damoiseaux de ma mesnie, aimez-vous > mutuellement . Qui voudra tn'aider dans cette guerre n'aura » pas faute de mon avoir. » Les chevaliers se prirent à se réjouir, à s'exciter les uns les autres et à se vanter à qui mieux mieux. Cela parut bon à Charles de les entendre gaber. Le jour déclinait. Ce n'était plus l'heure de discuter. On demanda l'eau ' et on se mit à table, et, le moment ven.u, on alla se coucher pour pouvoir se lever matin. Cette nuit, Charles resta couché jusqu'au jour. La messe oute, il fit dire à chacun de s'aller armer et de monter à cheval. On ht seller les bons chevaux ; on n^oublia pas les hauberts ni les heaumes. Même le roi fît lacer son enseigne, et, prenant la conduite de ses hommes, il se mit â chevaucher sur Giraçt. Il veut, sans plus tarder, lui porter un rude coup. ' 3o8. * Charles voit comment son messager est revenu, que là ' droit ne lui sera ni fait ni reconnu, qu'aucun présent ne lui a été envoyé ni promis. Il a mandé et convoqué ses hommes, mais il ne les a pas attendus tous : il en avait bien trois mille, armés de l'écu. Avant que le jour fût levé, que le soleil brillflt, il les avait amenés sous Mont-Amele. Jamais château ne fut mieux attaqué, ni mieux défendu par ceux du dedans. Grande est la puissance de Charles, et par vive force il les a tous pris. II s^est établi au sommet du donjon le plus élevé.
309. Le roi Charles ne fut pas long 3 se préparer. Il n'a avec lui ni ses hommes ni ses marquis '•- ; de ses barons ïl