CastUUna « P. (v
6. Id s'ouvre dans L. (entre les feuillets 3o et 3i] une lacune corres- ' pondant aux vers 4185-4419 de P., et qui se forme au 1 3i8.
7. Cela veut dire probablement, avec son train royal, à la tfle de troupes considérables.
8. Le premier Aimeri qui ait été vicomte de Narbonne occupa la vi*
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le genclre dc celui-ci ■; à Raimon Berengîer de Barcelone *; à Bertraa Le comt^ ■ de Carcassone; i Guinant le comte de Balone ', à Jocel de Verdona *, le guerrier. Ils étaient parents de Giran. Par leur intermédiaire, le comte parlementa avec le roi >, mais ils ne réussirent pas à lui arracher une bonne parole qui annonçât l'intention d'évacuer la terre de Girart. Le mardi suivant l'heure de none ne se sera pas écoulée que Otaries aura bataille, s'il s'y prête. 320 '. Ce fut en été, au mois d'avril. Les deux partis en-
comté de lotk) à iiob. Aimerl II fut vicomte de iioS à 1134. Mais ces personnages sont trop récents pour que l'auteur ou mfine 1è rema> trieur ait eu en vue aucun d'eux. Cest la même difficulté que pour l'Aimeri du Pèlerinage de Charlemagne, voy. G. Paris, Romania, IX.
I. Son gendre Oif., son oncle P. (v, 4194). où son peut se rapporter aussi bien à Girart qu'i Aimeric Ce Gilberl est diSïrenl du Gilbert de Senesgart, le cousin germain de Giran.
-1. Le premier comte de Barcelone qui ait porté ce nom est Ratnon Berenguer I, Je Vieui, io35-76 (Art de vir. les dates. 11, î<)3).
3. Au lieu de lo comte, leçon de P. (v. 4196), il y a dan* Oxf./o leicluent, ce que [e n'entends pas.
^Guintran losauide BaHIona,'?. (v. 4i<)7)- Je suis la leçon d'Oxf., tachant toutefois queBalone est fautif, d'autant plus que levers est trop courtd'une syllabe, mais le Babilone de P,, est inadmissible. Ce Guinant ne peut être, en tout cas, le comte Guinant du ] aig, qui est au nombre des vassaux de Charles. 11 se peut que Guintran soit la bonne leçon, cf. p. 304,
5. Je préfire ici la leçon de P. (v. 4196) à celle d'Oxf., jue* aperi done, qui est une pure cheville.
6. Il me semble difficile d'entendre autrement le vers Per toj aiqutMf lo cons lo reis (corr. rei d'après P.) ra^ne, maïs toutefois je ne me dissimule pas que c'est admettre, de la part de Girart, une démarcfac conciliante que le i3i; est bien loin d'annoncer.
7. Cette laisse et la suivante manquaient originairement dans Oxf.. soit que le copiste de ce ms. let ait omises, toit qu'il ne les ait pas trouvées dans ta leçon qu'il transcrivait. Plus tard elles ont été ajoutée* sur deux feuillets qu'on a insérés après le feuillet 86 et qui, par suite. portent les n°* 87 et 88. Placés comme ils sont, ces deux feuilleta coupent en deux la laisse 3i&. Si on tes avait placés apris le folio 83, ils
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nemis se rencontrèrent sous Niont-Amele. Entre Girart et Charles grande fut La haine, ilônt moururent en ce jour tant de bons chevaliers, et tant de belles dames perdirent leurs maris. C'est d'une fîâre bataille que je vous parle, dont France et Allemagne furent dépeuplées. Moûtiers, églises et crucifix en furent brûlés. Avec Charles s'assemblèrent tous ses amis. Les guerriers vêtus de fer furent bien au nombre de dix mille. 11 n'y en avait aucun qui ne lût animé du déïîr de faire en champ de bataille le plus de mal possible à son ennemi. Mais c'est du côté de Girart que se trouvaient les plus hardis; c'était sa mesnie, ceux qu'il avait nourris. Charles mit pied à terre en une lande; il n'oublia pas Dieu : oncques pécheur ne pria avec tant de ferveur : " Ah I Seigneur Dieu de gloire, > disait^il, « c'est vous que » l'en prie, faites par votre merci que je sorte avec honneur » de cette journée! «
Girart, non plus, ne perdit pas la tête. Il appela Boson, Aîmeri, ', Gilbert et Gui : « Seigneurs, je vous
t coupé la laisie 3zx, et se seraient ainsi trouvés plus prit de leur véritable place. Mai» l'erreur n'est pas 'accidentelle : celui qui a fait cette addition a voulu qu'elle se plaçât entre les tirades 3a3 et 324, c^ qu'il a in-liqué en écrivant le premier des vers ajoutés, au haut du fol. 86 V, au-dessus de le tirade 324. L'écriture de ces deux feuillets est italienne, comme celle de tout le ms., mai» d'une époque beaucoup plus récente, de la findux[V*siècle,ce semble. Ce qui est notable c'est que, dans ces deux feuillets additionnels, l'ordre des deux tirades est interverti : 33 1 vient avant 3io, panicularité qui s'otiserve aussi dan» te fragment de Passy (II). C'est la le(on de ce fragment que je suis de préférence pour ces deux tirades. Cette leçon est apparentée de très près à celle d'Oxf., mais plus correcte.
I. Il y à ici daijs Oxf. et n un vers, Aimon et Andefrei Gilbert et Gui, qui manque dans P. Les deux premiers de ces noms ne peuvent guère ftre que ceux de deux neveux de Thierri (voy. jf 107 et 2i3), qui étant ennemis déclarés de (iirart ne peuvent figurer ici. Je suppose donc qu'ils ont été introduits par erreur, amenés par le nom d'Aimeri qui précède, nom qui sans doute désigne ici Aimeri de-Narbonne (voy. ! 3ig), mais qui est aussi celui d'un neveu de Thierri.
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B ai touiours nourris. Je vous ai tous enrichis de mon bien.
n Jusqu'ici je n'ai pas eu à m'en repentir. Vous avez pris
» pour moi maint palais dont je vous ai distribué les ricfaes-
■ ses, si bien que je ne possède plus rien au monde, sinon I ce que j'ai sur moi. Si aujourd'liui Charles me vainc, sap vez-vous ce que je dis? c'est qu'il me faudra m'en aller
■ pauvre et mendiant. Et quand j'aurai tout abandonné au
0 roi, vous en serez appauvris et affaiblis. Haï Fouque, • sire cousin, c'est à vous que je le dis. Voua m'avez rendu
1 de grands services, dont je vous ai peu récompensé. Si, en " ce jour, vous m'abandonnez, je suis perdu ' et je vous hsî-
> rai à tout jamais, soyez-en certain. C'est au grand besoin
> qu'on reconnaît un ami '. > Fouque le regarda et lui D dit avec un sourire .* « Nous vous avons bien oui, » sire duc. Si vous m'aviez cru, les choses se seraient
> passées autrement : vous et le roi seriez amis. Mais » maintenant ce n'est pas pour vous que je suis ici, mais
> pour moi qui me tiendrais pour honni, si dans la bataille
■ je ne montrais ce que je sais faire. Certes, ce ne sei'a pas
■ ici la place des buveurs qui aiment à se chauffer devant la » cheminée '. Qu'ils marchent en avant, et à qui fera le
■ mieux! »
331. Les batailles^ chevauchent à travers les prés, sombres, têtes basses, les heaumes lacés. Charles Martel éiait un roi puissant, Girart un duc de grande famille, et
I. Je traduis ici un vers, oâcesBaire au kos, qui ne se trouve que dans mon fragment : .Se vos hui mefaiUU^, ve^ me honi.
3. Proverbe bien connu dont les exemples abondent au moyen âge ; voy. Le Roux de Lincy, Livre des proverbes, 11, 232, 48^ ;'cf., pour le provençal. Bartsch, Deukmalcr, p. 12, v. 3-4; p. 33, v. a3.
3. Le» gaite-vi, frag. de Pawy (gardent, pour garde-vi, dan» Oxf.)mot à mot, ceux qui guettent le vin, rappellent les fainéants que le troubadour Marcabrun flétrit en plu* d'une de ses pièces, qu'il appelle corna-vi, buffa-ti^o, etc. Voy. Romania, VI, iîî, n. 4.