Raire P. \v, 4i
3. l,eçon de P. (t. 4i53); Oxf. senj caire, ce qui n'ofire guère de sens.; L. Que K. ta trespast u sanj' contraire, lefon rebiie, où la rappelle Caire mentionné précéd eminent. J'adopte la leçon de P., parce que Rancaire est un nom de lieu qui figure ailleurs dans le poCme (P. V. 6475, mfime le(on dans Oxf. et sans doute dana L, s'il n'y avait dana ce ma. une lacune à cet endroit).
4. On a dqi vu plus haut le renard symboliser la lâcheté, p. 66. n. I. n y a ici deux vera (P. vv. 416Î-4} dont le premier, bien que nécessaire au sens, est omis par Oif. et L, mais qui se retrouvent identiquement les mêmes précédemment, au { ibo (P. w. içtg-So), et dont le premier reparaîtra plus loin (P. v. 4439). Ce vers. Tentt^ mi per revit a volpilko, a été bien expliqué par Diez, Kriliicker <mhang fum Etym. Wart., tSSg, p. »i. Revit (reiiei\ Oxf. pour proatj de P. V. i68t) est le français revois, sur. lequel voy. Scheler, Berte au grandpied, p. 157-9.
GIRART DE ROUSSI I. i-ON ï5-]
317. Aussitôt le comte Girart convoqua de toute part ses hommes pour la guerre. A lui vinrent Auchier et le comte Guinart *, qui tenait en Allemagne Montbeliard 1, amena dix mille hommes vaillants, entre lesquels il n'y avait ni un couard ni un lâche. Ne croyez pas que le comte 3 perde le temps : il livrera bataille à Charles le premier mardi.
3i8. Quand Girart vit que Chal-les le provoquait ainsi, qu'il occupait par force sa terre et son pays, qu'il avait pris et pillé son meilleur château, il choisit trente messagers preux et courtois, montés sur de forts mulets ambiants d'Espagne. Il les envoya partout ob il savait avoir de bcins amis. Il appela ceux du Querçi, de l'Agenais, du Toulousain, de Barcelone, du Rouergue, les Basques, fes Gascons, les Bordelais. Aucun [des messagers] ne s'arrêta avant les ports d'Espagne 4. Navarrais' et Basques viennent serrés*. MËme le roi d'Aragon envoya ses hommes. Ils sont . plus de soixante mille. Les préparatifs de la bataille sont faits. Mais ce fut, de ta part du comte Girart, une mauvaise entreprise, car il a tort envers Charles, c'est chose jugée.
3 1 9. Voyant que Charles lui faisait une telle guerre , qu'il était venu sur lui avec sa couronne ', qu'il avait envahi ses meilleures terres, Girart envoya des messagers à Aimerî, duc de Narbonne '; A Gilbert de Tarragone,
I. Ce nom n'est conservé que dans Ox(., mais cela suffit. Le comte Guinart paraît ordinairement en compagnie d'Auchier (J| i35, 166, a75,304).
a. La principauté de Montbeliard, quoique n'ayant Hé unie à la France qu'en 1796, a toujoufsété de langue française.