Voy. p. il, n. I
' 3. Le sa/re désigne bien encore maintenant (voy. Litlré) l'oxyde de cobali. tomme. il a été dit ci-de&ius, p. 1 12, n. 3, substance qui sert à prodQÎre une couleur bleue; mais ici on ne voit pas comment le safre, si c'est une couleur, pourrait être influencé par la pureté de l'or. Le safre doit désigner ici, et en beaucoup d'aaires endroits, le brillant produit par un vernissage pour lequel on employait une substance appelée u safre n, et qui n'était pas nécessairement l'oxyde de cobalt. En effet, sa/re désigne t dans la basse Provence un sablon k quarizeux, et dans la haute la terre .glaise ou argile qu'on emploie <i comme mortier >. Chabrand et de Rochas d'Aiglun, Patois des Alpes Coiliemies, p. 184; cf. Littré, Dictionnaire, Supplément, p. 504, s*FftE 3. Mais d'autre part, et c'est probablement là qu'est la vraie enplication, en esp. jafre est un oxyde de bismuth donnant une coloration jaune, et on a rapproché ce mot de l'arabe sofra, couleur jaune, voy. à la suite du supplément de M. Liiiré, le Did. ef^m. des mots d'origine orienlaie, sous SAFKS. U serait donc possible que le sa/re dcsigiUtdans nos anciens poèmes une couleur, jaune ou dorée.
4. Nous lavons déjà vue, cette épéi, au coté de Pierre de Mont-Rabci, g 246.