‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 287 sur 406 · B Senebrun et Corbardn n P. (v, 46O · texte numérisé non relu

B Senebrun et Corbardn n P. (v, 46O

174 GIRART DE ROUSSILtON

* jusque dans Cornnllon '. Giraut ' leur donna asile dans

> sa maison, et ne consentit â nous les rendre qu'à la condi- » tion qu'ils n'y perdraient que leur rançon, et nous lui en » avons donaé notre parole. — Je leur donnerai, > dit Charles, a un tel breuvage, que le plus fort d'entre eux dira qu'il

> en a assez, i Là-dessus il monta à cheval ; puis il convoqua ses hommes pour un conseil sous Albion '.

348. Charles traita longuement avec les Gascons. A force de dons et d'habileté, il les corrompit si bien avec son argent que tous lui rendirent leurs châteaux. Charles les fit occuper solidement. Girart en fut informé par messager, cinq jours après. Le comte était à Beauvoir, sous Roussillon', il fît asseoir auprès de lui Gilbert, Fouque, Bernart, Boson, Manecier. Ils étaient noircis par l'usage du harnais, car ils reve-

■ naient de Saint-Sever, château du roi qu'ils avaient brûlé, lis parlaient de la guerre, lorsqu'arrive le message qui leur apportait la nouvelle véritable que Charles enlève à Girart toute la Gascogne, que les barons de ce pays sont tous à sa discrétion, a Alors nous nous battrons, » dit Boson. « 'Voua

> en aurez tout loisir,. » dit Fouque. « Vous y avez tant ga- » gné l'autre soir , que vous ou Girart pouvez bien voir » qu'exciter une guerre à tort n'est pas un jeu. »

349. Ensuite parla le comte Bernart. C'était un jeune homme grand et gaillard : a Frères, si vous me croyez, vous « et Girart, Charles ne repassera pas le pont du Gard ', ni

> la terre oii glt saint Léonard \ sans que nous ayons fait en

> France un grand abattis de châteaux. — Ëh I qu'importe, >

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