‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 291 sur 406 · Qui de ioinz garde de prts a'esjolst · texte numérisé non relu

Qui de ioinz garde de prts a'esjolst

Cediat li vilains.

(Le Roux de Lincy, IJvre des proverbes. II. 463 ; cf. p. 388 ; Qui de longe providel de prope gauàetj.

2. Vers qui n'est que dans P. ;v. 474s}, Boson et Seguin sunt caapablesdu meurlrede Thierri etde ses lïls ;vciy. %iia\ ctsuiv.); quant à Fouchier, il a joué un vilain tour àCliarlcs, sans provocation (g 116).

3. Cf. SJ 2 13-5. Hugues n'est pas mentionna parmi ceui qui prireol part à cette tentative.

5. On fiait que telle était la fonction primitive de récuyer,comti)c du reste l'étymologie l'indique.

Gl»AH,T DE HOUSSILl.ON 1 77

Cependant Girart envoie des messagers dans tous les sens, pour faire venir les Lorrains et les Bourguignons. Us passent à Nevers et à Chalon ' et s'assemblent dans les prés de Val-Mucon '. Les Gascons ont fait là paix avec Charles. 11 ne séjourna guère en leur pays. Il traverse la ' Gironde et la Dordogne... ', et fait tendre sur la rive son pavillon. Le roi, étendu sur un paile de ciclaton, regardait passer ses jeunes damoiseaux, causant avec Tibert de Vaubeton, avec le comte Gace et Hugues ', lorsque Begon mit pied à terre, leur apportant le message de Girart et de Fouque.

353. Là oil Be^on descendit, sept des plus distingués [parmi les hommes de Charles] vinrent recevoir son mulet. Il entra dans le pavillon, entre les deux pans relevés. C'était un chevalier grand et bien bâti, adroit aux armes et sachant parler. Charles l'interpella, ôtant son gant : « Je vous n rends votre fief et quatre fuis autant de ma meilleure a terre, sans tarder. Tu as' ici tant de tes meilleurs parents n que tu ne dois craindre aucun dommage ^.

354. — Sire, tes paroles que je vous apporte sont de •■ pure conciliation, sans rien d'inconvenant. Ce que je pron pose, c'est que votre baron ne vous fasse pas de mal, et n que vous ne lui fassiez point tort, — N'essayez pas, Be- » gon, de me réconcilier en aucune manière avec Girart, « jusqu'à ce que les plus forts [de mes adversaires] soient > abattus. Je n'aimerai Girart que mort.

355. — Sire, quel avantage retircrez-vous de l'avoir tué? B Tout au contraire, ce vous sera une grande honte de per-

i. Ils passent la Loire à Nevers, et la Saône à Chalon. a. Ou Muçon; Val Muso P. (v. 4765J.

3. Oif. Girunde lo Irarase naus e noJon, L. (p. 353) Gîi-onde a Irayerieito ben (non pas tonj noon, P. (v. 4768) Gironda lor t nac e dordaii.Cci levons paraissent diversement corrompues.

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