‹ Girart de Roussillon, chanson de gesteChapitre 304 sur 406 · On a vu, | 390, que la bataille avait eu lieu un samedi · texte numérisé non relu

On a vu, | 390, que la bataille avait eu lieu un samedi

7. Gras est-il uo adjectif.' Cet évêque n'est pas diffiSrcnt de l'évfque

Brocart du g précédent.

GIRABT DE KOUSSILLON igS

auriez vu un millier d'hommes étendus, les vêtements ensanglantés, qui réclament le corpus Domini, et sept mille sont demeurés sur le champ de bataille, à qui il ne faut plus rien que la terre ou un tombeau. Et Girart se désole : a Pécheur, ■ malheureu;(I qu'as-tu fait ' de tes barons que lu as amenés? :\Par saint Thomas, j'aime mieux être enterré avec eux que » dans l'enceinte du mouiicr Saint Pierre '. n Et Fouquelui dit : « Méchant diable, tu y resteras aussi, si lu ne t^enfuis, i et que le feu brûle quiconque y restera pour loi I »

400. Avant que Gascons, Poitevins, Normands, Manceaux, Angevins fussent arrivés, le jour avait tellement baissé, qu'ils ne savaient plus reconnaître qui était l'ennemi; aussi mit-on tin au combat. Girart et ses cousins battirent en retraite et Charles coucha sur le champ de bataille jusqu'au lendemain malin. Ce jour même lui arrivèrent trois cents bétes de sommes chargées d'argent tel que des esterlins : c'est le tribut qui lui vient d'outre-mer. Charles dit alors : s Prenez, mes amis. Girart n'eut jamais si mauvais D voisin : je lui ai enlevé la Gascogne, le Querci, l'Auver- » gne, le Périgord ', le Limousin, et vers l'Allemagne, jus- » qu'au Rhin. Cette fois il a perdu Bernart, l'autre jour c'éa tait Seguin *. fioson le'traître a un peu la téie basse, u

'401. Girart a reçu un grave dommage. U pleure Guinart et le comte Auchier, Armant, duc de Frise , et Berengier *, [Begon qui, peu avant, avait accompli le message °], Landri de Nevers, son conseiller 1, et par dessus tous, Bernart et

I. Il se parle à lui-même, selon l'usage des gens du Midi. I. A Rome.

3. D'après P. {v. 5309); Oif. " le Poitou ei l'Auvergne n, ce qui es absurde.

Page 1